samedi 18 octobre 2014

Ebauche, Moulin bleu (21)


Chapitre V
‘Le cœur veut un attachement.’

  La fin de l’été céda le passage vers l’automne, ses couleurs commençaient à sortir sur les robes des arbres. Septembre laissait la place au premier mois du dernier trimestre, c’était aussi celui du retour, parcourir le chemin dans l’autre sens, retrouver les villages, le Magnoac…
  La brebis qui avait été cédé à Jim se comportait très bien. Dans le troupeau il y eu une naissance, cela tombait mal, mais bon il faut faire avec. Chacun à leur tour les trois bergers portèrent l’agneau jusqu'à destination. Du moins jusqu’au bourg de la vallée. Dans la plaine il pourra suivre sa mère, porté de temps à autre.
 Ils posèrent un campement à l’orée du village. Mathilde les accueillit à bras ouvert, elle s’attarda surtout auprès de l’Octave. Le duo disparu un long moment dans un fenil, cela fit sourire et un coup d’œil complice entre Jim et Henri.
– Quand je vois cela, le Jean-Loup n’avait pas à faire tout ce cinéma l’autre jour…
– Octave a raison, c’est un gros con, lui répondit Henri.
Une petite demi-heure passa, Henri et Jim avaient parqué les troupeaux, les risquent sont moins grands ici, pas de crainte de voir l’Ours !!! Reste les chiens rodeurs qu’ils fallaient surveiller. Mathilde et Octave firent leur réapparition, elle avait la coiffure défaite…Ils semblaient heureux. Pour la nuit, Octave la passa chez Mathilde, Henri et Jim bénéficièrent d’une chambre dans une ferme mitoyenne du campement. Le lendemain le convoi se mit en route, c’est un peu comme une bobine de l’on remonte à l’envers, la transhumance fait le chemin inverse, remontant vers les coteaux du Magnoac quittés quatre mois plus tôt.
Cette fois c’est sur la mauvaise saison s’annonce, ce retour d’estive entre joie et peine, joie tout au long du cheminement, des villages traversés, peine car le dernier carré de l’année s’annonce, avec ses belles journées d’octobre mais bien trop courts, ses vents froids, sa brume qui donne parfois un air pathétique à la nature, et des frimas qui arrivent, heureusement qu’il y a les fêtes de fin d’année avec leurs clinquants, différents de ceux de l’été, des fêtes patronales dans les villages.
Fêtes d’été avec les chamboules tout, jeux de boules, bal du soir, et dans le chef lieu de canton, la fête foraine, le feu d’artifice qui s’achève avec un taureau de Fuego tant attendu par les petits et les grands.

 Jim avait retrouvé la ferme familiale avec ses travaux d’automne, le maïs à ramasser entre autres, les labours, les brebis bien sur qui s’étoffait de celle donné par Robert. C’est lui qui gérait ce cheptel, il y avait aussi les vaches, les porcs, une dizaine de truie, un verra, les volailles, lapins indispensables dans une ferme qui se respecte.

 Jim occupait une annexe, il ne vivait pas directement chez ses parents. Le bâtiment faisait corps avec la bergerie. Banal habitat, la pièce commune, salle à manger cuisine avec sa cheminée, une chambre, salle d’eau, toilette au rez-de-chaussée, à l’étage deux chambres plus ou moins vides, dans l’une d’elle il installa son atelier de peinture, l’autre an cours d’aménagement pour en faire une chambre d’ami. Il y a aussi une dépendance, un atelier et un chai qui communiquait avec la pièce commune. Dans le chai il entrepose ses réserves alimentaires, ses bouteilles de vin et autres douceurs plus ou moins fortes, pétillantes.




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