dimanche 26 octobre 2014

Moulin bleu (27)

Neige normande janv 2010

 Pour en revenir au réveillon, donc le cochon passé à trépas et mis en réserve, les saucisses sont fin prêtent… On n’est pas à la ville, pas question de faire la fiesta… un bon repas, bien sur il y a la messe pour ceux qui y vont encore, une soupe avant, puis la messe et au retour on dîne. Un potage pour se réchauffer, des huitres, de la saucisse que l’on fait grillée dans l’âtre au dessus des braises, une purée, la salade, le fromage et un fruit, on oublie pas le vin. Puis les enfants partent au lit, certain y sont déjà, les adultes papotent et vont rejoindre les chambres.

 Le jour de Nadal, c’est la fête, d’abord celle des mômes qui ont les yeux comme des étoiles devant les paquets entreposés au pied du sapin, l’un d’eux regarde les noms sur les étiquettes et distribue les cadeaux… les adultes ne sont pas en manquent non plus, ils retrouvent un peu leur enfance. C’est là au repas de midi que le grand jeu est déployé sur la table, apéro, bouillon, entrées (crudités de saison et charcuterie), dinde, rôti de chevreuil, légumes, salade, fromage et la bûche, les crus aussi circulent sur la table et le champagne pour le dessert, café et son supplément. C’est vraiment la fête de Noël. Le soir on fini les restes, demain une partie de la famille regagnera ses pénates, les autres resterons un jour ou deux de plus puis eux aussi rejoindrons les murs d’une ville improbable, seule un oncle, la tante les cousins, nièces restent pour la nouvelle année.

 La transhumance de l’année, Jim l’avait préparée, plutôt il avait invité tous ses amis,  les bergers des estives, ceux du club de rugby et d’autres encore du village. Il y aura bien sur Mathilde. La nuit sera longue, joyeuse jusqu’à l’aube. Chacun avait apporté son lot de cadeau, spiritueux, gâteaux, microsillons, livres etc.

 Octave, Henri et sa femme étaient venus donner un coup de main pour préparer la soirée, la longue table est poussée vers un mur de la salle commune, décorée par un chemin de table évocateur de la Saint-Sylvestre, des guirlandes en papiers, le gui pendu au milieu de la pièce, c’est Josseline, la femme de Henri, qui avait dressé le chemin de table. Si les filles du french cancan venant du moulin rouge ou celles du Crazy Horse ne faisaient pas parties de la fête, l’ambiance n’en sera pas moins chaude ! Il ne manquait rien pour une belle nuit festive.


  Le décor est planté, la musique encore douce, sirupeuse dégouline des enceintes, elle accueille les invités. Une à une les voitures se rangent dans la cour ou dans un pré attenant à la maison.

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