mardi 28 octobre 2014

Moulin bleu (29)

Gif du net. Merci à son auteur



La suite pouvait arriver, darnes de saumon avec une purée de pomme de terre au raifort, du faisan rôti à la broche au-dessus du feu dans l’âtre avec une poêlée d’haricots vert et une pièce de biche sauce chasseur au petits légumes (carottes, navets, champignons, pomme de terre) la salade et le plateau de fromage, arrive le dessert, je devrais dire les desserts, fruits sec (mendiants), une salade de fruits et le vacherin pour clôturer, enfin presque le café et en prime son pousse d’armagnac, ou liqueur pour la gente féminine.  Il va s’en dire que tout cela ne s’accompagne pas d’eau claire, même si sur la table règne quelques bouteilles de ce breuvage. Blancs, grands crus de rouge et le champagne demi sec au dessert.
 Il faut digérer et rien de tel qu’une séance de danse pour faire passer le festin, une partie de convives occupent le centre et s’en donne à cœur joie, farandole, danse du tapis, du ballet, et les plus modernes chachacha, rock, twist madison, on oubli pas les slow, la chaleur monte dans la pièce !
 Jean, 1,70m  rugbyman, fait une démonstration de sa carrure d’athlète en se mettant torse nu, belle sculpture ! il saisi Mathilde et Sylvie de chaque coté de ses hanches, les enroules sous ses bras et les soulève et les reporte à leur place tel un livreur de colis, admiration collectif, il récupère Sylvie pour une danse, un rock endiablé, puis enchaîné par un madison qui se danse en groupe, elle a beaucoup de succès dans ces soirées entre amis. Mathilde faisait les yeux doux à Octave qui ne manquait pas de lui répondre. La série de slow fini de les chavirer, pour d’autre c’était le souvenir de leur première rencontre.
 La comtoise carillonna la quatrième, puis la cinquième heure de la nouvelle année, quelques un du village abandonnèrent le lieu muni de cotillon sur la tête et de confettis dans les cheveux, manteaux, canadienne, foulards il fallait affronter la tempête de neige qui sévissait et des pas bien difficiles dans l’amas du manteau blanc, ils seront vite effacé.
 Jim avait aménagé une chambre en dortoir, quelques lits de camps, des matelas pneumatique permettaient de reposer ceux qui le désiraient en attendant le jour et une accalmie de la météo.
Les autres scindés en deux groupes, les joueurs de belotte et les danseurs.

 L’aube entre  ses variations de gris, blancs où le ciel et la terre ne fait plus qu’un avec le rideau de flocon qui continuait à voltiger, univers étrange, feutré, pas encore troublé par les pas assourdis dans la neige.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire