dimanche 23 novembre 2014

Ebauche… Moulin bleu (49)



– Je t’aime, Octave, mais mon sentiment est sans doute moins puissant que le celui qui t’habite. Ne m’en veut pas. Notre relation me torture aussi, n’en doute pas, comme je te l’ai dit, Ambroisine compte encore plus pour moi. je t’aime Octave, n’en doute pas.
  Octave reprenait le contrôle de son corps, de ses esprits, il posa sa tête sur l’épaule de Jim qui lui prodiguait des caresses.
– Merci Jim…
Il voulait lui dire qu’il n’en demandait pas plus, pas moins. Il était soulagé, se passa un peu d’eau fraiche sur le visage. Les deux garçons regagnèrent la bergerie.
– Hé ! les gars, il va falloir être sur le qui-vive, les brebis sont énervés, les chiens excités, quelques chose rode dans le coin.
– Ok, Henri nous veillerons au grain
– Mettons nous en place pour surveiller les troupeaux.
Venant de l’autre flanc de la montagne, les grognements d’ours leur parvenaient. L’an passé déjà cela c’était produit, c’est récent les ours dans ces montagnes, peut être une femelle avec ses petits, il fallait être vigilent. Une tête apparue, les chiens partirent lui faire face, ils ne répondaient pas aux appels des bergers qui ne voulaient qu’un des leurs, voire tous soient blessés, tués par l’animal. Une luette s’entama, les patous face à l’ourse, elle se redressa sur les pattes arrière et balayait son environnement avec celles de devant, elle les reposa au sol ; les labris , passé sur l’arrière, mordillaient les pattes, elle donna un rude coup, un chien vola en l’air, les autres un instants surpris ce rassemblèrent avec les patous. L’ourse en profita pour se réfugier dans la forêt, les bergers qui venaient d’arriver, retinrent les chiens, et examinèrent le blessé. Henri ne donnait pas cher de sa peau, il voulu l’abattre, Octave et Jim s’y opposèrent. Certes il avait deux pattes brisées, et une belle balafre sur son flanc. Jim alla chercher une dose de somnifère pour l’endormir, Octave prit la décision de le descendre au village, il le déposera chez Mathilde, il pourra appeler un vétérinaire, une heure d’attente dit la secrétaire, Noirot semblait paisible.
– Octave… nous avons un peu de temps !
– Le temps ?
– Oui, ne fait pas le neuneu, tus as compris.
– Hum, si Noirot se réveil ?
– Je ne crois pas…allez.. Viens.
 Le couple alla dans la chambre, le grincement métallique brise le silence ambiant. A peine de retour dans la pièce où repose Noirot que résonne sur la porte les frappent d’une main, le vétérinaire arriva plus vite que prévu.

– Bonjour, 

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