mardi 25 novembre 2014

Ebauche…. Moulin bleu (51)


– Non et je crois que nous ne la reverrons pas de si tôt dans le secteur.
– Tant mieux.
– Hum ! Je la craignais cette estive es-ce parce que c’est la dernière transhumance, en tout cas j’ai hâte de rentrer au pays.
– Mille Dieux, Jim, ce n’est pas un incident comme celui là qui te mets dans cet état.
– Non, c’est certain, mais la saison n’est pas finie.

 La température sur les flancs de la montagne montait, les névés avaient disparus, le soleil brûlait la peau, en bas sous les nuages les vallées vivaient des jours plutôt tristes, plus humides, la chape ne disparaissait pas, pire, les niveaux des gaves montaient dangereusement.

 Mathilde monta donner des nouvelles, elle en profita pour réchauffer ses os ! Des nouvelles, de celles que l’on n’aiment pas entendre, impossible de soigner Noirot, les entrailles avaient été touchées, il fallut le piquer. Mathilde restera pour la nuit, elle profitera du soleil Une tente avait été dressée, Jim et Henri y dormiront, la bergerie accueillera les tourtereaux, la nuit fut moins mouvementée que la précédente, l’accouplement eu lieu quand même.
 Après avoir prit le petit déjeuner en leur compagnie, Mathilde regagna la vallée toujours sous la masse nuageuse.
– Fais attention, je tiens à toi, lança Octave.
Mots que Jim gardera en tête ! Comme chaque matin il avait fait ses soins corporelles. La mi-journée passa, l’après midi était des plus chaud.
– Oh ! les jeunes, un rappel, faites attention, l’herbe est sèche, glissante comme une plaque de verglas !
 Les deux acquiescèrent, il est évident qu’il ne fallait pas se lancer dans un marathon dans ces conditions. Les troupeaux avaient gagnés de la hauteur, étaient clairsemés, il devenait prudent de les rassembler avant le soir, les femelles étaient bonnes à traire, sans oublier de surveiller celles qui pourraient mettre bas. Octave s’était porté au plus haut, faisait redescendre les brebis, plusieurs firent une ruade imprévisible se détachent rapidement, le jeune homme part à leur poursuite, appel les chiens.

– Laisses les, elles reviendrons, ne court pas après elles, cria Jim.

  Octave avait entendu l’américain, ralentit et marche vers les brebis égarées, rien n’y faisait, elles étaient toujours lancées dans cette course. Octave reprit la course. Jim monta au devant des brebis affolées, deux dans un mouvement regagnèrent le troupeaux, une disparue dans le ravin, suivi de peu pat une autre, une troisième s’engouffrait dans le vide.

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