vendredi 7 novembre 2014

Ebauche.;;Moulin bleu (38)



 Ils passèrent la journée à visiter le marais ! La place des Vosges, la Bastille, puis traverser la Seine en passant par Notre Dame ils la visite, puis c’est le quartier latin, la galerie et le vernissage. Jim et Octave sont un peu gauche, se sentant dans un monde qui n’est pas leur, Jim a envie de partir, il est trop loin de cet univers, Octave le retient.
­ – Non, reste, ta place est ici, c’est pour toi que tout est organisé, certes nous ne sommes pas sur nos montagnes, mais il faut que tu en passes par là.., ne fait pas le couillon.
 C’est bien la première fois que Jim semble un peu perdu, lui qui se sent bien à l’aise, décontracté partout où il passe, là il est plutôt mal à l’aise. L’encouragement d’Octave lui redonne un peu d’assurance, Mr Armand vient le chercher, fait les présentations aux habitués et quelques curieux qui profitent de l’aubaine pour grignoter des bricoles au passage. Il est interpelé par un collectionneur, le félicite pour son travail, et porte de l’intérêt pour deux d’entre elles et surtout celle de la dualité…  Jim est de nouveau bien, ce n’est pas le faite que l’on s’intéresse à lui, mais à son travail,  heureusement le patron de la galerie avait mis en garde le collectionneur, Jim ne lâcherait pas sa toile.
– Elle est vraiment belle, particulière, un drame interne sans doute, c’est sur que j’aimerais bien en profiter intimement ou la partager dans mon entreprise, je crois que vous n’êtes pas vendeur, Mr Armand G me l’a confié.
– En effet, elle me tient à cœur, peut être un jour qui sait, mais là en ce moment c’est  inenvisageable.
  Mr Armand arrive, écoute et lance une idée.
– Mais vous savez, on peu la louer pour une période, un jour, deux, un, deux, trois mois…
 Jim ouvre des yeux interrogateurs.
– C’est vrai, je n’ai pas pensé à cette éventualité..
– Je découvre tout un marché, pour cette toile, l’idée est à creuser, j’en conviens.
 Ils parlent encore longuement, d’autres admirateurs viennent le voir une fois que la place semble se libérer. Quelques fois, on lui pose des questions sur sa vie, qui il est, d’où il vient, il répond sans ambigüité, parlant des montagnes, de sa vie de terrien et l’amour de la nature qui le possède. Il découvre un monde sophistiqué, contraste avec le sien, un jeu qu’il ne s’imaginait pas, oh ! c’est certain, il n’est pas naïf, sa jeunesse, sa vie pastorale est son image, sa pureté, loin de tous ces faux semblants. Il y a des gens "honnêtes " dans ce brassage, beaucoup viennent pour le coté de se faire voire, il faut se montrer, là Jim est soudainement en apesanteur !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire