lundi 10 novembre 2014

Ebauche…Moulin bleu (41)




– Je t’aime…
 L’automobile s’éloigne, Octave n’entendra pas la réponse de Jim.

  Quelques jours plus tard, Ambroisine arriva avec son troupeau de brebis, elle vient lui confier avant le départ pour l’estive. Les politesses faites il offre un café à la jeune fille. Saluer aussi par des baisers chaleureux sur les joues, remplient de tendresse sans arrière pensée, la vérité des sentiments.
– Je vois que le troupeau a fondu..
– En effet, père ne désir plus à refaire l’élevage des moutons.
– Je comprends, cela devient de plus en plus difficile et l’évolution ne favorise pas notre travail, la transhumance je crois bien que c’est la dernière.
– C’est ce que dit père.
Ils entrent dans la maison après avoir mis les ovins dans une bergerie, les troupeaux ne se mélangeant pas. La cafetière s’active.
 Ambroisine était une jeune fille aux cheveux brun, très ondulés. Sa taille d’environ 170 centimètres, ce qui en fait une fille un peu grande pour la région. Elle portait une jolie robe avec des petites fleurs bleu ciel sur un fond blanc cassé. Les hanches plutôt cintrées étaient surmontées d’un buste bien moulé mettant en valeur sa poitrine généreuse. Le bas évasé de la robe dansait dans le souffle du vent quand elle marchait. Son visage fin, sans fard, à peine un film d’un rose pâle sur ses lèvres, des yeux marron en amande soulignant sa beauté digne d’une déesse. Jim la dévisageait, son palpitant, méritant son appellation, battait la mesure dans sa poitrine.
– Tu es de plus en plus belle.
Ambroisine rougit, baissa son regard, Jim posa les mains sur ses épaules, en passa une sous son menton, redressa la tête, elle était troublée, émue.
- Tu sais, du moins ne le sais-tu pas, il faut que je te le dise, qu’importe ta réponse, vois-tu … je t’aime.
 La lueur venue du fond de l’âme se lit dans les yeux de la demoiselle, elle ne dit rien, regardait Jim, les prunelles plantées dans celles du garçon. Jim qui tenait toujours son menton, approcha son visage, leurs souffles se mélangeaient, il posa doucement ses lèvres sur celles de la jeune fille. Le petit baiser passé, il s’éloigne, la saisie part la taille, l’enlace, s’enhardit il entreprit la conquête de sa bouche. Ambroisine les mains dans le dos du garçon, elle le parcourait de ses caresses, Jim n’était pas de reste, l’étreinte est farouche, ardente, les jeunes gens semblaient attendre ce moment depuis une éternité.
–Je t’aime, Ambroisine, je t’aime, et j’aimerais parcourir le chemin de la vie, ses secondes, minutes, heures, jours, nuits, années avec toi, bâtir un monde pour nous, une famille, es-tu prêtes aussi pour ce long voyage, il y a longtemps que ce rêve, projet murit en moi, je sais que cela n’est pas aisé, la route sera longue et pleine d’embuche, il faut bien réfléchir à la question.
– Jim… Jim, rien ne me ferais plus plaisir.
– J’en suis heureux.

Ils échangèrent un nouveau baiser, quelques mots encore.

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