vendredi 14 novembre 2014

Ebauche…Moulin bleu (45)



 Henri est juché sur un podium improvisé par des caisses, il prend la parole.

Mes amis, merci d’être si nombreux pour soutenir la dernière transhumance.
 Une rumeur de consternation, telle une vague, passa dans l’assemblée.
Oui le préfet m’a bien indiqué que c’était la dernière transhumance entrée le Magnoac et les estives des montagnes. Il faudra dorénavant utiliser les moyens de transports des bétaillères. Ne soyons pas triste, la vie moderne est bien plus dangereuse pour nos déplacements traditionnels pédibus jambus. C’est une autre ère qui s’ouvre, vous pouvez aussi remarquer que nos troupeaux s’étiolent, les pâturages de nos coteaux seront amplement suffisants pour nos brebis. Bien sur ceux qui voudrons continuer la période en montagne pourrons toujours le faire, nous changerons l’organisation de la transhumance faire une réunion comme celle-ci et lancer le départ des véhicules. Ainsi nous serons un pied dans les temps nouveaux. C’est regrettable, mais il nous faut vivre avec eux. je vous remercie encore pour votre présence, soutien et que la fête batte son plein. Il restera les souvenirs que nous conterons à nos petits enfants un soir au coin du feu.
Vive la transhumance.

 Henri reçut une belle salve d’applaudissement et la foule reprit Vive la transhumance et que vive nos villages, presque une marque de colère dans ces mots.
– Tu vois, je ne me suis pas trompé, je sentais bien la fin de cette belle aventure, c’est bien dommage, mais il faudra faire avec.
– Oui, mon cœur, c’est peut être mieux ainsi, qui sait si un jour lointain cela ne reprendra pas. En tout cas Henri a bien raison pour le cheptel, il s’amenuise.
– Alors mon garçon, cela va être la dernière, dit le père de la jeune fille en s’adressant à Jim.
 Mon garçon, il l’a adopté, il le voit déjà comme son gendre, c’est une façon de lui faire savoir qu’il est le bienvenu dans ses rangs.
– Hélas, oui monsieur Fourcade, je dis hélas, mais c’est inéluctable.
– Gabriel, appel moi Gabriel, tu le sais bien mon gars.
– Entendu Gabriel.
– Mille Dieux, c’est pénible à entendre, je ne l’avais pas vu venir cette dernière transhumance. Dit Octave qui arriva près d’eux.

– Rien ne t’empêche de faire les autres estives, ce n’est pas fini pour elles.

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