dimanche 16 novembre 2014

Ebauche…Moulin bleu (47)



 La marche sera plus lente, il faut attaquer les pentes de la montagne, les bêtes broutent les herbages en passant, des poses, à mi-parcours le campement de la nuit. pas sur que la nuit se passe à la belle étoile, la saison s’annonce moins belle que celle de l’an passée, le risque de pluie est menaçante… une cabane un peu déglinguée, elle a du servir aux charbonniers à une certaine époque et maintenant c’est un abri si l’on peut dire pour ceux qui passent par ici et veulent poser le sac pour la nuit. 
 Première nuit en flanc de montagne, repartir pour l’estive, remettre de l’ordre dans la bergerie, ranger les vivres, s’assurer que l’on peut faire les tommes de fromages, retrouver ses marques, une nouvelle saison arrive. Peut être que l’hiver, l’érosion qui va avec, quelques lieux ne seront plus praticables. Cela occupe une partie du début de l’estive, garder le sourire, le mauvais temps est bien installé. Ils ont quand même le sourire, ceux d’en bas restent sous le manteau nuageux…Eux aussi étaient enveloppés par le brouillard humide rendant la journée dans une mélancolie. Dans ce contexte, Jim avait le courage de pratiquer son maintien en forme. Son corps résistera aux attaques des Rhinites ambiantes ! Chacun avait ses habitudes le matin et Octave ne perdait pas une bouchée de la mise en forme de son ami.
 La météo est si mauvaise qu’ils essuyèrent même de la neige, cela arrive avec la mi-août, mais là c’est les caresses blanches de juillet ! Les anciens ne sont pas surpris, ils connaissent les caprices du temps en montagne. Vigilance et prudence étaient les maîtres mots des consignes pour cette estive, les brebis ne se préoccupaient pas des flocons qui blanchissaient leur laine, même en plaine il faut les sortir dans les prés quand il y a de la neige, bien sur tout dépend de la couche, le foin des fenils paraît le manque d’herbage frais ! Comme les temps changent, c’est aussi un des facteurs qui pousse les éleveurs réduire, voir arrêter l’élevage des ovins.

  Les descentes au village comme chaque étaient organisées et la aussi la prudence s’impose avec les chemin glaiseux. Octave rencontrera sa promise à plusieurs reprises et les draps de sa chambre en garde les empreintes. Si le plumard pouvait parler, il se plaindrait d’avoir été secoué sans ménagement !

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