samedi 21 septembre 2013

Benoît et le grand tour (84)


 C’est dans ce décor boisé, dans cette clairière à la croisée des chemins que la bâtisse en demi-lune est tapie dans un quart du cercle, dans ce qui sert de caravansérail il y a des chariots, des roulottes, Malvoisin à positionné le carrosse dans ce rassemblement. Les chevaux dans un enclos où ils pourront brouter de la verdure, pour la nuit il les rentrera dans l’écurie prévue à cet effet. Hubert qui est déjà dans les locaux de l’auberge négocie la chambre et le repas, ce qui ne semble pas poser trop de problème, il reste encore quelques chambres. Dans la leur il y a deux lits, tout ce petit monde aura de quoi passer une bonne nuit. Ils se passent un coup d’eau froide sur le visage et la table les accueillera. Une troupe de comédiens, d’où les chariots, s’affaire, certains se griment, les autres ioulent mettant une ambiance festive dans la salle commune. Nos trois compères n’en perdent pas une bouchée, c’est une découverte que ces vocalisent Tyroliennes. Ils sont transportés dans des rêves de gamins, un retour dans l’enfance qui n’était pas si lointaine pour nos jeunes. Les chanteurs en culotte de cuir aux jambes coupées à mi-cuisses laissent partir leurs savoir musicale, les autochtones reprennent en cœur parfois, non seulement ils chantent mais en plus ils jouent de leurs mains sur les cuisses, pieds à une vitesse qui les impressionnent, il y a de l’agilité, un savoir faire, ils sont subjugué par ce spectacle folklorique. Hubert tiré par le bras est invité à jouer avec eux, les artistes ont bien vues que les voyageurs n’étaient pas du pays, il devra essayer de faire comme eux sous les rires de ses compagnons mais il ne s’en tire pas mal, le jeune marquis a vite compris les mouvements et sans être aussi rapide, précis n’en est pas moins à la hauteur de la prestation. Ils ont raison d’en profiter, le parcours demande environ trois semaines pour être fait. En attendant, les comédiens, ceux qui vont jouer la pantomime, se mettent en place et commence la séance de théâtre, ils sont accompagnés par les chanteurs. C’est une pièce où Polichinelle, Colombine et Pierrot ont leurs places, il y a aussi d’autres personnages. Quand la pièce est en sont milieu, le présentateur, l’animateur de la troupe passe entre les tables un chapeau retourné en main à la recherche de quelques pièces qui permettrons de leurs faire passer une bonne nuit et peut être aussi de déguster un repas. La recette est plutôt moyenne, en bon gestionnaire, l’animateur réparti ceux qui devaient dormir dans une chambre et les autres dans les chariots, en bon gestionnaire des fonds et des âmes, il opérait un roulement, ceux qui allaient dormir dans un bon lit avaient passé la nuit précédente dans les chariots, c’était au tour des autres de la passer sur la paille des chariots. Hubert et Benoît se regardèrent et dans la langue de Goethe, dont ils avaient quelques rudiments apprit durant le séjour à Potsdam, parlèrent avec le chef de troupe et lui offrit une bonne prime, remerciement pour cette belle soirée.



1 commentaire:

  1. heureusement que l'ami à les moyens !! le voyage serait plus difficile sinon-
    ils en auront vu des choses- des gens !!
    bonne continuation - quel courage ! bravo

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