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jeudi 8 mai 2014

Onde

L'onde !

Quel que tu sois!
Mille fois pénétré au long des jours,
Étrange douceur de la soie,
Tu étais, es et seras mon seul amour,
Au fil du temps qui coule,
Ton âme en moi s'écoule,
Des amoureux, je suis le plus tumultueux,
Dans tes bras j'en deviens voluptueux,
De ce corps emplie de tempête,
Tes caresses comme drogue la rend obsolète,
D'autres unions parcours ce corps agité,
Seul ton onde légère repose mon impétuosité,
Oh! sang de la terre déversant sa sève dans la force des montagnes,
Tu me donnes la rusticité de la campagne,
Saône... oui ma Saône, mon grand, mon seul amour,
La confluence scelle nôtre union après une longue cour...

Covix-lyon©04/08/2011



 foto de moâ!
Confluence du Rhône et de la Saône.











lundi 31 mars 2014

Benoît…. (13)



  Troisième période, la grande guerre. Entre les deux, il y eu une éclipse de plus entre nos relations, chacune des familles retrouvant ses quartiers et préoccupations. C’est en 1916 que se renoue le fil. Mon arrière grand père portant secours à des hommes, trouva dans ceux-ci Eugène Chaudeur, il y eu des présentations, nos trisaïeul se retrouvèrent, Eugène Chaudeur remerciant chaleureusement Albert de Pompiac, lieutenant d’infanterie du même régiment mais de section différente. La refonte après cette journée fit qu’ils ne se quittèrent plus, Albert de Pompiac sera promu capitaine et Eugène Chaudeur devient sous-lieutenant. Ils combattirent ensemble, l’armistice sonna le 11 novembre à 5h 15, mais ce n’est qu’à 11 heures quelle devient effective. Ils sortirent tous deux avec des grades supérieurs, Albert devient commandant et Eugène sera capitaine, ayant entre temps été promu au niveau de lieutenant. Le contact cette fois-ci restera durant quelques années, et la vie civil finie son œuvre d’éloignement. Les mariages, et tout le reste, la dernière fois qu’ils furent ensemble, c’est durant l’été 1930, où Albert invite au château la famille Chaudeur pour quelques jours, les enfants partagèrent les jeux, l’aîné des familles avaient dix ans, presque du même jour ! il faudra attendre la drôle de guerre pour qu’ils se retrouvent. Ce ne sera pas dans la débâcle, mais plus tard dans le maquis. François Chaudeur était agent de liaison et radio dans un réseau du côté de Trucy l’Orgueilleux dans le nivernais, il y retrouva Lucas de Pompiac, puis ils passèrent en zone libre plus sure, prenant encore plus de risque ils allèrent en Haute Saône faire des coups de mains et passerons par Lyon pour finir dans la Drome. Ils graviteront dans les rangs de Alain Le Ray dans l’armée de l’Isère, combattant l’ennemie durant l’hiver 1944/1945, puis ce fonderont dans la 1ère armée, plus connue sous le nom de Rhin et Danube du Maréchal De Lattre de Tassigny, c’est les seul qui passerons en Allemagne, certes ils ne seront pas sur les traces de Hubert et Benoît, mais c’est déjà un symbole. Leur lien ne fût pas seulement amical, ils étaient très proches, une véritable passion digne de Benoît et Hubert, quelques témoignages l’attestent. L’escapade outre Rhin terminée, la démobilisation, comme ceux de la grande guerre, ils retrouvent la paix civile.

 

A suivre…

lundi 15 avril 2013

Benoît et le grand tour (56)

 


 La route suivait les rives de la Saône, les portes de Lyon n’étaient pas loin. Une auberge relais proche de la cathédrale les accueillit pendant plus d’une semaine. Ils firent l’acquisition de soieries, et trouvèrent un tailleur qui confectionnera leur nouvelle tenue, Benoît trouva le style de pantalon, chemise, veste qui lui plaisait et même un gilet en cuir souple, de l’agneau lui dit le tailleur. Hubert sera dans le ton de son rang, mais ce gilet en cuir lui plaisait bien et se laissa aller à en faire confectionner un. Benoît fit jouer aussi son talent de bijoutier et en vendit suffisamment, sa bourse avait prit un sérieux volume, et ce malgré le payement de sa tenue.
Sur les quais, de la Saône, des barges attendaient des voyageurs, Malvoisin y installa le carrosse et les chevaux, nos amis y montèrent aussi, elle les mènera jusqu’à Avignon où ils débarquèrent. La suite les conduira jusqu’à Marseille et longeant la cote méditerranéenne, ils arriveront en Italie.