jeudi 5 novembre 2020

La mi août en novembre!

 





Calme, ce dimanche était calme

Une mi-août au coeur de la ville

Calme en ce premier dimanche de reconfinement

Même les rats se terrent. Le monde en guenille

Déserte ses tourments.

Les rues vides, les rues en silence calme….


Silence à peine troublé par un moteur de deux roues,

Livreur sur les chapeaux de roue.

L’animation se retrouve sur les berges du fleuve

Désertées les anciennes ou maisons neuves.

Profiter des bienfaits du soleil

Avant que n’arrive le temps du sommeil.

Confinement, couvre-feu

Pipés, sont les dés du jeu!

Confinement, couvre-feu, le monde est agité

Aux portes de schizophrénie, allure excitée

Pour certains, rien ne change

Dans la rue où ils sont maîtres, 

Si je puis le dire, parfois, quelques mots, un sourire est échangé

La vie où ils ne jouent pas au paraître,

Confinement, couvre-feu, encore plus déboussolé

Confinement, couvre-feu, encore plus isolé.


Triste réalité qu’un virus vient hanté

Les épaules d’un monde désenchanté

Passer, survivre, vivre

Chacun angoisser dans son serre-livre.

B.Cauvin©02/11/2020


dimanche 1 novembre 2020

En attendant la fin du monde...

 




                         


 

Le clapotis des dernières gouttes de pluie laisse leurs musiques s’élever dans l’air d’ici ou d’ailleurs.

  Ou sur un objet métallique oublié dans un recoin d’un mur de bâtiment.

  L’atmosphère nuageuse se dégage lentement, laissant passer les chauds rayons du soleil. Ils assèchent le sol bitumeux et pierreux.

Ce jour d’automne est beau entre les vapeurs de son alcool pluvieux de la dernière averse envahissant l’espace et la douceur de l’astre du jour lui apportant sa chaleur.

  C’est un jour baigné de mélancolie, pas de celle qui nous plonge dans la tristesse, non, une mélancolie harmonieuse où se mêlent les notes Gymnopédies toutes droites sorties d’une fenêtre, venaient-elles d’un piano dans la demeure ou d’un meuble à musique. Ces notes douces s’élèvent dans l’atmosphère rejoignant le clapotis des dernières gouttes de pluie arrivant sur le sol bitumeux et pierreux sur un objet métallique oublié dans un recoin d’un mur de bâtiment.


B.Cauvin©31/10/2020









dimanche 11 octobre 2020

Le corbeau et le pigeon






                            Le corbeau et le pigeon.


—  De moi, vous avez bien ri,
    Quand, là-haut, je fus marri!
— Mais de nous, cela n’est point.
— Je sais, tout est si lointain,
     Et pourtant en collective mémoire
     Vous me semblez plus le voir.
    Aujourd’hui, je vais saluer votre cervelle,
    D’un coup de bec mortel.
   Maître corbeau piqua le pigeon
   De son bec en plongeon.
   Il occis le volatil
   Lui rappelant la joie du goupil.
   Qu’importe la raison
   Le plus fort est à l’unisson.
B.Cauvin©11/10/2020


 Ce texte me fut inspiré par l’agression d’un corbeau sur un pigeon. Deux autres corbeaux tournaient autour de la scène, un pigeon cherchait, en vain, à porter secours. La victime tentait désespérément  à se défendre, voire répliquer un coup ou deux de bec, mais rien n’y fit. Le corbeau finit son oeuvre et en fit son déjeuner.


lundi 29 juillet 2019

Fantasmes!






Tournent les pages glacées des magazines,
Comme un manège souvent caché.
Dans le soir m'emporte la chevauchée,
Loin de ce que l'on imagine.
Fantasme sur les corps sculptés
Désirs de vouloir cette beauté.
Comme un forcené,
Ce corps façonné,
Caréné, aliéné aux critères exposés,
Corps qui ce rebelle de lui me sent accusé,
Stupide volonté de l'apparence
Nous entraine dans les errances

covix-lyon© le 03/11/2010

lundi 12 novembre 2018

En attendant la fin du monde

 




                         

 

Te voilà, novembre, 

Avec tes certitudes à ne pas fendre.

Tu oscilles entre reprendre l’été

Ou les pieds dans l’automne, t’engager.

À l’aube de l’été de la Saint-Martin

Rendre les honneurs pour ceux tombés un matin !

Gloire des marchands de canons,

Gloire encore présente dans nos horizons.

Quand va-t-on, un jour, les mettre au pilori

Afin qu’ils souffrent comme ceux qu’ils ont pétris.

Le monde n’est pas sage, il continue sa folie

L’Homme, cet animal qui ne mérite pas sa majuscule

Avec toutes ses atteintes malpolies

Le monde animal ne tue pas par plaisir, ni pour le pécule,

Seul l’homme a ce don de barbarie

Insulter, broyer, tuer parce que l’autre ne lui plait pas,

Sa couleur, un regard, son genre, sa religion ou pas

Nous vivons dans la même prairie,

La cultiver, la préserver pour mieux la partager

La seule « guerre » qui peut être engager.

Ne suivons, plus, pas, nos prophètes

Ses corbeaux qu’entre eux ce fête

Ne les laissons pas dévorer nos têtes.

Marchons fier de nos êtres,

la tête haute

sur cette terre village, dont nous sommes  les hôtes

jouissons des saveurs de baies sauvages

que chaque jour soit une fête avec ses bons usages

Les troupeaux sèment leurs excréments pour enrichir la nature,

Semons notre intelligence, notre amour dans les pâtures.

Aimons, chantons, louons la vie

Le seul combat qui fait envie.


B-Cauvin@09/11/2018







mardi 10 juillet 2018

Colombine et Mars






Colombine et Mars

La ville est encore en sommeil,
Colombine sort du bain et s’éveille,
Le ciel est encore étoilé,
Et commence à se dévoiler.

L’azur n’a pas encore envahi la vue,
Dans le rideau noir il est bien vu,
Mars, l’abricot de nos nuits,
Son armure d’or et de cuivre luit.

Le guerrier fait face à Colombine, elle grandit,
Robe d’argent de son dernier quartier au ventre arrondit,
Uranus est entre les deux, invisible et timide,
Dans le théâtre au décor limpide,
Se joue une pièce des dieux éternels,
Et pierrot n’a d’yeux que pour sa belle.

Les Dieux debout sur le char dans la course de la voie lactée,
Immense hippodrome Maximus dans l’univers crée.

B.Cauvin©10/07/2018
Ciel à 4h30 ce matin.

samedi 7 juillet 2018

Panen et circenses...






Panen et circenses, 
Plaudite, cives.

Et Lugdunum retrouve la paix,
En attendant la prochaine rencontre,
Duel fratricide où chacun apprécie l’autre,
Dans l’arène la crainte est grande, gardons le fair-play,
La coupe choisira son hôte sans qu’elle se vautre,
Comme souvent, elle le démontre.

Présage, on le verra, mais le feu céleste lui,
Râ s’en donne à son cœur réjoui.

B.Cauvin©07/07/2018