vendredi 27 novembre 2015

Hommage

 

Ils aimaient la vie,
Chanter, danser, trinquer entre amis, 
Un vendredi soir, la bête immonde les emporta, 
Acte d’une dictature noire qui voudrait s’imposer à nous.
Aujourd’hui, nous honorons nos amis, 
Ils sont nos amis parce que nous partageons les mêmes valeurs.
Certes, nous les pleurons, 
Mais vous ne pourrez pas nous abattre, 
La Liberté, L ‘Égalité, La Fraternité, 
Sera toujours plus fort que l’obscurantisme.
B.Cauvin©26/11/2015




jeudi 26 novembre 2015

Le vent et les pédales.




  Que la musique est belle en sortant du cœur, de celui de l’âme de son auteur.
  Que savons-nous des premières notes, sorties d’un coquillage par l’homme, cet être étrange qui émergeait sur terre.
 A-t-il attendu de maîtriser le feu, pour qu’un soir, dans sa grotte avec sa tribu, il entonne une mélodie. Mélodie qu’il transmettra à force de répétition. Un autre aura gratté deux morceaux de bois et une harmonie prenait vie.
  Peut-être en fut-il ainsi… ou pas !
  Peut-être, en entendant les animaux sauvages, les oiseaux, répétait-il leurs cris, chants.
  Mais le chant de la nature l’a profondément inspiré. Celui du vent dans les arbres, le bruissement des feuilles, les premières symphonies que l’homme entendit.
   Un jour, le souffle léger, une caresse, ce souffle léger du vent faisant tomber les pétales des fleurs. Elles ressemblaient à des notes de musique, celles que nous connaissons. Mais à l’époque, c’était l’inconnu. Le poète, devant ce spectacle illuminant son regard, ramassa les pétales, les posa sur une feuille de parchemin. La feuille d’un jaune pâle se mit à rosir de la tendresse qui se posait sur elle. Ne voulant pas être de reste, elle souligna ses trames horizontales. Les pétales s’accrochèrent sur les fils du trapèze et commencèrent à danser.
  Le vent, joyeux, se glissa dans la texture. Un chant mélodieux s’envola vers les cieux.
   Le poète, malin, emprisonna sans son grimoire  le souffle du vent et les pétales de fleurs.
  De hameaux en villages, de villages en bourgs, de bourg à la cité, il parcourait le monde. Il ouvrait son livre et distribuait les plus beaux chants qui soient.
 Chaque jour, le long de son voyage, le vent, les fleurs se déposaient dans le livre. La musique devenait de plus en plus riche, variée, elle se nourrissait des nouveaux arrivants.
 Regardez bien la portée, dit le poète, et les pétales se mettent à danser avec le fils d’Éole comme complice, il glissait dans la trame des feuilles et semait la transe.

B.Cauvin©24/11/2015






dimanche 22 novembre 2015

Bises





 Bien avant l’invasion des Hommes, elle pinçait déjà!
Je l’imagine comme aujourd’hui, expirer à pleins poumons et envoyer son souffle vers le sud.
Aujourd’hui, elle suit toujours le fleuve, elle passe les remparts de la ville, ville pas encore debout à l’aube de la vie terrestre. Sans combattre, sans reddition, elle s’engouffre dans les faubourgs. Elle cingle les visages, fait couler les yeux, pleurer les narines au nez rougi.
 Pourtant, son joli nom caresse nos joues sous les baisers. Elle se montre désagréable, piquante en cette saison. Nous ne voulons pas lui parler, pas envie de l’aimer, juste accepter son chant dans les interstices des fenêtres ou des portes.
 Les mains, nous les gardons dans les poches, comme lors de nos 17 ans, on n’est pas sérieux quand on a 17 ans, dit le poète.
 Elle pique les visages, les mains, le sérieux semble nous habiter et, pourtant, nous avons les mains dans les poches.

 Bise, nous ne te saluons pas.

B.Cauvin©21/11/2015

samedi 21 novembre 2015

Un soir de Novembre!




Le regard se pose sur le ciel d’un jeudi soir de             novembre,                                   
Le sombre noir l’envahie de trois points cardinaux, 
Les lourds nuages noirs s’étalent comme un rideau                                                                 
sur une fenêtre,
Vers le sud-ouest, lisière des sombres nuages, 
Le violet, plutôt lie-de-vin, 
Normal pour la région viticole,                                                               
S’ensuit un orangé dégradé, vers le sud un jaune 
blanc, 
Frontière d’un jour qui s’enfuit, 

Étrange décor sur les rives du Rhône, 
Au loin, filtré par l’arche du pont, 
Un regard voleur dans un trou de serrure !
Reflet bleu d’une lueur d’enseigne, 
Les phares blancs entrant dans la ville 
Ceux, rouge de la signalisation arrière, sortant de la ville, 
Le tricolore de Liberté, Égalité, Fraternité.

Le long de la piscine passent les promeneurs, 
Les sportifs qui courent, les couples en causettes, 
Le parapet sert de siège aussi entre le quai et le fleuve, 
Vision étrange d’une lumière blanche d’un Vélov’
Se dessine une auréole, 
Sur la tête d’un jeune homme assis sur le parapet, 
Un Saint, peut-être !
Mais heureux de recevoir la flamme du briquet
Que je lui offris, 
Les volutes remplaçants l’auréole.

B. Cauvin©20/11/2015


jeudi 19 novembre 2015

Bientôt



Bientôt l'acte de résistance, 

À la sortie d'un cru nouveau, la danse, 

Fruit rouge! pour ce millésime, 

Dégustation sans la dîme.

Pied de nez aux peines à jouir, à l'obscurantisme, 

La vie se croque à pleines dents, la seule raison du fanatisme,

Comme tu dois être malheureux de ne pas baiser,

Comme tu dois être malheureux, la musique ne pas l'aimer, 

Comme tu dois être malheureux de refuser la vie, 

Comme tu dois être malheureux, en douce tu nous envies,

Au lieu de lever la Kala, 

Soulève ton coude pour un Caoua, 

Au lieu de te ceinturer, et de faire Boum!

Viens avec nous faire la Boum!

Dieu, n'y verra pas malice, 

Il est grand, et sera ton complice, 

Si en son nom, tu ne le blasphèmes, à la Kala, 

Mais au contraire, avec tous tu prends un cola.

Arrête la fumette et range tes joujoux, 

Tu verras, l'obscure était ton Joug!

B.Cauvin@18/11/2015


mercredi 18 novembre 2015

Les coeurs saignent


Les coeurs saignent,

Les âmes sont en peine,

De partout, viens la chaleur,

Il y a aussi des frères et soeurs,

À Beyrouth, au Kénya qui pleurs,

Unissons nos coeurs.

B.Cauvin©17/11/2015

dimanche 15 novembre 2015

J’ai perdu


 
Photo du net.


J’ai perdu

Jeunes pousses, tu grandis trop vite,
Brûlant tes ailes, ton innocence s’effrite,
Au pays des damnés la porte t’entrouvres,
Glissant lentement le pied dans l’échancrure,
 Le gisant de tes pieds recouvre,
Reposant sur la bordure,
De cette route, il croisa ton chemin,
Fièrement  il tomba de ta main,


Ta jeunesse, tu l’as emportée,
Toi l’enfant-soldat,
Que les grands ont dévoyés,
Toi l’enfant-soldat,


Plus de larmes dans tes yeux,
Plus de rires heureux,
Comme maîtresse,
La mort sa prêtresse,
Là,  au fond de tes yeux,
Point de ciel bleu,


Ta jeunesse, tu l’as emportée,
Toi l’enfant-soldat,
Que les grands ont dévoyés,
Toi l’enfant-soldat,


Covix-lyon
3/02/2009