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samedi 3 septembre 2016

veillée...suite

 

Au livre ouvert, j’aperçois les mots,
Étrange ballet, ils se détachent à ma vue,
Ils s’envolent, lettre par lettre,
Comme des papillons.
Le livre se referme sur ses pages blanches.

Les papillons multicolores virevoltent devant mon regard,
Ils sont comme un essaim d’abeilles,
Le livre s’ouvre à nouveau sur ses pages blanches,
À peine entrouvert, les papillons s’y incrustèrent,
Je lis, du A au Z.

De roman, il devient dictionnaire,
Source des mots !
B.Cauvin©30/08/2016



  
Merci à Claudie pour ce travail.

 
& à Clipart kid.




lundi 23 mai 2016

Chevelure!

  


 Sur les rives du Rhône, une jeune fille se promène, elle passe. Sa chevelure d’or posée sur ses épaules.
 Éole, facétieux se met à souffler très fort, si fort qu’il est comparable à une turbine d’un banc d’essais de la Royale.
 Son visage ne bronche pas, pourtant avec la force de ce vent il aurait dû faire moult grimaces plus enlaidissantes les unes que les autres.
Non le visage restait lisse, beau, tendre, plein d’amour !
 La chevelure se soulève tout en délicatesse, s’agite, s’étire, s’étire à n’en plus finir.
 Je remarquais de la poussière qui s’en évadait, je regardais au plus près, ce n’était pas des poussières, ni des parasites, je me trompais sans doute.
Le regard comme une loupe, et s’envolaient des lettres, elles s’évadaient de la pensée de la jeune fille. Semé au vent comme la Semeuse jettent à la volée des graines de semences.
 Sortent à la pointe des mots qui s’écrivent sur le tableau bleu du ciel. Amour, love, amor, tendresse, bisous, câlins, caresses, bonheur, joie, peine, pleurs…
Oh ! Là, Racine qui écrit ses vers…
Et Shakespeare qui lui répond, « Être ou ne pas être »… Rodrigue as-tu du cœur… arrive Corneille !
Encore et encore, le bateau ivre, le dormeur du val, les mains dans les poches, on est pas sérieux quand on a dix-sept ans, et la bonté qui s’en allait de ses choses, Verlaine passe sous le pont de l’Université… Parmi les arbres en bourgeons le noir de la locomotive à la retraite…arrive du Japon..
 Passent, glissent comme un peigne dans cette chevelure dorée, la poésie du monde.
B.Cauvin©23/05/2016


dimanche 8 mai 2016

A!




A, SORTI DE LA BOUCHE DE L’HUMANITÉ,
PORTÉ PAR LE VENT COMME LES FEUILLES DES ARBRES,
UN JOUR D'AUTOMNE.
A, REPRIS D’ICI OU LÀ, SON QUI ÉTONNE !
NOUVEAUTÉ APPRISE, DOMPTÉE COMME UN JEU DE DÉ,
LA SEMEUSE, PAS ENCORE DE MARBRE,
D’UN GESTE ÉLÉGANT,
LANÇAIT LES GRAINES AVANT LE SOIR.
CÉRÈS, APRÈS QUELQUE TEMPS, LA MOISSON FAIT SON DEVOIR,
LES RÉCOLTANTS ET MIS EN RANGS,
LES LETTRES VOLTIGEAIENT TELLES LE POLLEN DES FLEURS,
INHALÉES, ABSORBÉES, L’HUMANITÉ EN PLEUR.
LES HOMMES, SUR LA SPHÈRE DISPERSÉE,
EN PRIRENT LA SONORITÉ À S’EN BERCER.
CÉRÈS, AYANT RÉCOLTÉE LES SIGNES CABALISTIQUES,
LES ENTREPOSAS, DANS UN COFFRE DOMESTIQUE.
LA VOIX SE FORME À LA NOUVELLE TECHNOLOGIE,
LE VOCABLE SON APOLOGIE.
L’HOMME DEBOUT S’EMPARE DES LETTRES,
ÉCOUTE LE CHANT DE LA NATURE.
DANS LE COQUILLAGE, IL SOUFFLE DES SONS À ÉMÊTTRE,
DANS LE ROSEAU PERCÉ, IL JOUE EN PÂTURE,
AUTOUR D’UN FEU, TAPANT SUR UN TRONC,
COQUILLAGE, ROSEAU SI JOIGNENT POUR L’UNI SON !
L’HUMANITÉ DES CORDES VOCALES ENVOIE LA CHANSON !
L’HOMME DEBOUT OUVRE LA VOIX AUX POÈMES ÉPIQUES.
DE CHASSEUR-CUEILLEUR, IL DEVIENT CULTIVATEUR,
DONNE AUX BÊTES DOMESTIQUÉES, LE SON !
L’AÈDE, CONTE D’UNE VOIX ÉNERGIQUE.
LES SCRIBES DÉPOSENT SUR DES PLAQUES D’ARGILES,
DES PAPYRUS, L’HÉRITAGE DES VOIX.
ACTES DE VIE D’UNE SOCIÉTÉ, SES LOIS,
LES SIGNES, PREMIERS ALPHABETS,
COMPLÉMENT À L’ORALITÉ AU SON DU GALOUBET,
CÉRÈS LIBÉRA SA MOISSON.
DE CETTE CORNE D’ABONDANCE SORTIE LES RACINES DES MOTS.
DE PAROLE À L’ÉCRIT, L’UNIVERS POINT-SOT !
PORTENT À L’HOMME DEBOUT L’ÂGE DES CHANSONS,
DES ODÉONS S’ÉLÈVENT LES VOIX DE L’AVENTURE HUMAINE,
JUSQU'À NOUS ELLE S’ENCHAÎNE.
A, PREMIER MAILLON DE LA CHAÎNE.
B .Cauvin©02/05/2016






mercredi 9 juillet 2014

Les mots..


Les mots

Les mots... oui, les mots...vous les connaissez, croyez les connaitre, les mots...pas les maux, d'ailleurs ceux là aussi on les mesurent, les pèsent, ils sont souvent bien plus lourds sur nôtre dos. Non, ce n'est pas d"eux dont je parlerai, mais des autres.
Ces mots couchés comme des rois fainéants sur la feuille de papier, de ceux que vous lisez, comme maintenant, écrivez, déchiffrez, (tien ils sont mathématiques, voir automatiques)formés de lettres, vingt six dans l'alphabet. Mots que vous dîtes aussi, que l'on dictent à une secrétaire, que vous entendez, parfois...ils sont ...chanté, plus souvent "causé". Les mots d'abord langage oral, puis écrits répondant ainsi à leur richesse. Après le feu, avant la roue, c'est la deuxième révolution dans l'histoire de l' Homme.
Les mots sont importants dans nôtre vie.

Assis, fixant le carrelage, carreaux de dix par dix, ressemblant à un damier, l'un beige, l'autre gris bleu. Ce dernier, me fixe droit dans les yeux, il me montre son visage, une femme incertaine, figure radieuse et longue chevelure bouclée et de grands yeux ronds, c'est eux qui seront la trame du jeu. Métamorphose, c'est chouette, sans son ululement, plus inquiétant arrive un fauve, qui est il, un lion, peut être, mais sa tête ne ressemble pas à celle du roi des animaux, hum!...oui, plutôt un tigre, c'est cela, un tigre, il est bleuté aux rayures grises presque blanches, belle bête ramassée sur elle même, prête à bondir.
En autre lieu, le carrelage est bien plus grand, du trente par trente, voir cinquante sur lui même, plus récent, lui offre un spectacle d'une multitude de personnages. Les deux principaux qui sautent au regard. Une tête d'homme, perruquée à la Louis XVI, l'autre une femme portant une belle choucroute sur son crâne avec des anglaise qui descendent sur les épaules, d'ailleurs, les siennes comme celles de l'homme sont plutôt du genre bouteille de St Galmier que d'une mise au carrée. Ce sont des caricatures indéfinissables, en second plan arrivent d'autres personnages plus ou moins sympathiques, l'un deux porte des bicycles sur le nez... On peut y voir aussi une tête de lion la gueule ouverte et un aigle aux ailes déployées., Voyez vous, c'est comme cela que des carrelages nous racontent des histoires, sans doutes en regardant fixement des objets, des mots arrivèrent pour les décrire et raconter leurs vies!
Je les lis, perçois, traduis, trouve des mots pour les raconter. C'est le rôle des lettres d'êtres mélangées dans un sac et de ressortir alignées pour faire un mot.
Ils sont parfois d'ivresses heureuses, quand une amoureuse ou un amoureux les épanchent sur un parchemin, parfois colorisé, mais surtout
parfumé de roses, lilas ou jasmin, peu importe, ils transportent avec eux le bonheur, rayon de soleil que le préposé hume et son visage en est éclaboussé. C'est dans la gaieté qu'il fait sa tournée et vient la déposer à ce coeur qui se langui d’attendre les mots de son aimé(e). Arrêtant sa bicyclette contre le mur blanc de la ferme, toquant à la porte, une voix douce l'invite à entrer dans la maison.
Guilleret, il remet l'enveloppe tant souhaitée. Sur la table fume une tasse, un café noir fraichement passé lui est destiné, le préposé prend délicatement celle-ci entre ses doigts et porte le breuvage à ses lèvres. Pendant ce temps, le silence de la pièce est coupé par le bruit du papier pourfendu avec la pointe d'une lame de couteau, lentement sort de la prison les effluvent qui embaume la pièce, l'agent repose sa tasse, ne voulant pas être indiscret, sans faire de bruit, il quitte la pièce, enfourche son vélo, appuie sur les pédales, la machine s'éloigne, il sifflote, laissant le bonheur derrière lui. Les oiseaux l'accompagnent dans ce chant mélodieux.
Des mots, des mots qui respirent l'amour de ces deux coeurs, si proche et et si loin aussi.
Des mots commençant par A... A...
Ah!... oui vous voyez bien, il faut commencer par quelque chose, le A, lui sort bêtement de la bouche pour marquer sont étonnement. Il peut être ah!...ou ha!. Sa phonétique change selon ce qu'il est, son écrit aussi, et sa place dans la boite magique diffère.
Reflet de la société, dans les mots il y a une hiérarchie aussi, A, abois, besoin, bienfait, courage, cuir, dent, ère, forme, frère, gageure.......zoé.
Pourquoi n'aurions pas inversé l'alphabet... après tout commencer de Z pour finir à A...
Les mots ainsi portés sur partition d'un rapport, d'une lettre, de pages d'un livre, mis les uns derrières les autres, enchantent nôtre imaginaire.
Que dire des mots, si ce n'est qu'ils sont le reflet, la flamme de nôtre ardeur, à les dire, écrire, chanter, écouter, les prendre, choyer, aimer en faire un bouquet de roses, lilas ou jasmin...

les mots..... fleurs du langage.



Covix-lyon©25/03/2011



jeudi 26 juin 2014

Sur les chemins d'une nuit d'été



Sur le chemin d’une nuit d’été.


Pédalier en mouvement
Sur le chemin d’une nuit d’été
Balade au cœur des chaumes
Mille effluves embaument l’éther
Imagination vagabonde
Poésie des rêves
Lointaine des quatrains
Ou autres alexandrins
Rêves des mots en libertés.

Les neutrons et les protons
Des lourds nuages
Eclair, détonateur d’orages
Pluies, hallebardes, grêles
En sont le bien et le mal.
Dans mon ciel
Sur l’autoroute des neurones
Ils se télescopent en de multiples éclairs
Décharges que la plume (Stylo bille)
Couche sur la terre blanche
Quadrillée, osmose de l’encre et de la matière
Mélange amoureux du blanc et des couleurs

Pédalier en mouvement
Sur les chemins d’une nuit d’été
Liberté poétique
Inspirée au cœur d’une matinée journalière
Anarchie des mots en libertés
Des lettres entremêlées, l’anarchie
Vagabondage de l’esprit.

Anarchie et Liberté sœur de cœur
D’amour, jumelle exposées
L’une ne va pas sans l’autre
Comme les doigts unis à la main
Le désordre dans l’ordre !
Force de l’anarchie
Bras de la Liberté

Liberté à porter, elle est lourde
Quand l’Homme n’a pas fait sa mue
Jeunesse remuante, l’anarchie explose
Appelle à la liberté, orgasme organisateur
Anarchie, Liberté, mots en résonnances
Du bonheur.

Bonheur loin du bruit des armes
Bonheur loin des organisations politiques
Bonheur organisation anarchique
Bonheur esprit de la Liberté
Anarchie, Liberté, Bonheur
La devise du monde
Vagabondage sur les méridiens
Vagabondage sur les parallèles
Quadrillage du globe
Immense feuille de papier
Où chacun écrit son désir de vivre.

Enchevêtrement des mots
Comme celui des âmes
Amour de l’Homme, de la terre
Construction universelle de la vie.

En cette poésie déclamée
Point de naufrage d’acide
Point d’effet L.S.D
Pas même du champignon champêtre
Outre celui galopant
Dans le quadrillage de l’univers
Intérieur de la boîte crânienne
Neurones en ébullitions
Anarchie organisée de la pensée.

Songe d’une nuit d’été
Pédalier en mouvement
Sur les chemins éveillés par les chaumes
Suite symphonique de la nature
Effluves de la fenaison, de la moisson
Celle  perpétuelle de la jeunesse
Hommage à celle fauchée
Un jour de printemps, d’été, chant d’amour
D’une plage rougie
Rejetant les affres de la bête immonde
Lutte inachevée
Mettre à bas les armuriers
Mettre à bas la finance
Mettre à bas le mercantilisme
Mettre à bas l’avidité
Elever haut l’humanité
Sa liberté, son anarchie, son bonheur.

Pédalier en mouvement
Sur les chemins d’une journée d’été
Effluves des roses, bonheur, amour
Effluves des chaumes, des noisettes
Romarin, lavande…
Effluves de l’œil
Coquelicots, bleuets, chardons
Mille fleurs
Anarchie de la nature
Liberté des abeilles
Du papillon, source de vie
Baume de la liberté
Esprit d’anarchie
Songe d’une nuit d’été.

Covix-lyon©24/06/2014