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vendredi 7 mai 2021

En attendant la fin du monde... mai 2021

  




Elle fait partie de la vie, 

C’est même un acte de cette comédie.

La mort, comme son homonyme,

Ne manque pas de mordant, 

Elle se veut anonyme, 

Tout en claironnant…

J’arrive ! sans prévenir !

Elle nous frappe de son sceau,

Que l’on soit laid ou beau.

Vieux ou jeune,

Gourmand ou en jeûne.

Alerte ou handicapé,

Elle sait à quelle porte frappée.

Mais c’est sournois, 

Quand elle est programmée

Pour des âmes enrégimentées, 

Assassinat d’État,

De politique, de religion, 

Abattoir en « mission »

Mascarade d’honneur pour ces combats,

L’histoire en millénaire, la glorifie,

Contemporaine, elle nous horrifie.

L’injuste, programmée d’État, point nous console,

La juste mort de la vie nous désole.


La nature sait nous parler d’elle,

Dans sa nécessité, elle la trouve belle.

Ce n’est point qu’on l’aime,

Mais parfois elle est marraine

D’un mal que l’on traine,

Tout son dilemme.

Triste mort dans le ventre de la vie,

Triste mort à quelques jours de vie.

Tristesse dans sa jeunesse

En pleine allégresse.

Tristesse dans la forcer de l’âge,

La mort aime son étalage.

Elle aime la faiblesse

En emportant la vieillesse.

L’aède envoyait ses héros embarquer sur le Styx

Visiter les âmes errantes au royaume d’Hadès,

Avant de tomber sous les armes d’Ares,

Et de garder des reliques dans l’onyx.

Tu es la représentation de cette comédie,

Mort ! serais-tu l’âme de la vie ?


B. Cauvin©13/03/2021











jeudi 19 octobre 2017

Sort!





Sort,
Sort,
Sort, petit diablotin,
Sort, la porte est ouverte,
Viens voir le monde ce matin,
Car c’est ton matin,
Le premier qui te donne le jour, 
Tu vas t’habituer à ces lueurs,
À ces humeurs.
Viens, conter les tiennes,
Au fil des ans,
Mais ne brûle pas les étapes,
Commence à babiller,
Commence à évoluer à quatre pattes, 
Redresse-toi.
Lance tes premiers mots, compris, analysés,
Va étudier sur les bancs du savoir,
Va apprendre, comprendre à l’école de la vie, 
Chaque seconde,
Chaque minute,
Chaque heure,
Chaque jour,
             Semaine,
             Mois,
             Années,
Sont des livres ouverts sur la connaissance,
Des pages écrites par ta présence.

                                     ∼∼∼∼∼

Va, viens, sort de ce corps,
Suis-je fou, folle,
Cette âme, sa coque, point ne la reconnaît, 
Le tain du miroir reflète autre chose,
Ce n’est pas une âme noire,
Non, autre chose,
Un autre être,
Celui qui ne me ressemble pas,
Je crie, tremble, me révolte,
Face à cette image étrangère,
Faut-il que je disparaisse,
Faut-il que je transgresse, 
Les interdits,
Dans le miroir, un corps masculin,
Dans le miroir, un corps féminin, 
Dans mon âme, je suis féminin,
Dans mon âme, je suis masculin, 
Je peux garder cette enveloppe, 
Je peux aimer un être du même sexe,
Plus encore, 
Ëtre chrysalide et de ce cocon,
Produire la transformation de mon être,
Ëtre enfin ce que je devais être,
Répondre à la question,
Qui suis-je ?
Sorts de cette enveloppe,
Une nouvelle naissance,
Hamlet déclamait « Être ou ne pas être »
Garder, casser la bogue de son contenant,
Donner un sens à sa vie,
Trouver les sens de la vie, 
Que la conscience de l’animal humaine, 
Que nous soyons, permet d’en trouver la voie, 
Dans le tempo de la musique,
Nous sortons de notre coquille, 
Et nous nous trémoussons au son de la savane retrouvée,
Nos origines vibrent dans nos âmes, 
Comme notre genre s’affirme en quittant le cocon.
Hétéro, 
Homo, Femme, 
Homme, 
Nous ne sommes que d’un seul genre, 
Plantigrade, bipède, omnivore, ovipare, 
Nous sommes dans le monde animal
Des humains.
Bernar-Cauvin@02/10/2017

vendredi 3 mars 2017

Un jour d'ivers! ...Fin



 La pièce est meublée d’un lit, d’une table, quatre chaises et un buffet.
 Le garçon ne se plaint pas, mais s’il le pouvait, que si ses moyens le permettaient, il irait trouver mieux. Il patiente, dit-il un jour.
 Les autres arrivent, chacun de nous avons apporté de quoi passer une bonne soirée, pour les plats chauds, il suffira de les passer sur les deux feux.
 Pas de gros cadeaux pour ce soir de réveillons, justes des présents qui viennent du cœur, un vinyle de Brassens pour l’un, une bouteille pour un autre, un livre, une BD, c’est fait en fonction des goûts que nous connaissons. Il y a de l’amour, de la chaleur, cela vient du fond de nos âmes.
Il y a aussi ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. L’amour caché, pour la fille d’un copain, pour un copain aussi, il faut mettre cela sous le tapis, le garder pour soi, pourtant en y regardant bien, des regards, des attitudes laissent passer l’expression des sentiments.
 Nous avons été jusqu'au bout de la nuit, la lueur du jour se fait, la neige a cessé de tomber.
  Un café bien chaud, et déjà les premiers départs, puis la bande s’éclaircit.
  Rester avec lui pour remettre un peu d’ordre et faire la vaisselle, la ranger.
 Ils parlent aussi, chantent, des sourires s’échangent.
 Éros passe, transpercera-t-il les corps des flèches de son amour ?
 Le temps a passé.

Ils sont mariés chacun de leur côté, ils ont des enfants et petits-enfants. Ils se voient souvent, tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre. Ils n’ont pas oublié ce Noël lointain, il se lit souvent dans les regards. C’est leur jardin secret qu’il cultive.

B.cauvin©26/02/3017

Photo prise depuis ma chambre.

jeudi 2 mars 2017

Un jour d'ivers!...5

Caillebotte. Toits sous la neige.

  L’impasse est bien moins lumineuse, plus sombre, si ce n’étaient les petites villas qui donnaient leurs lumières.
 À droite, des palissades de bois, derrière elles, un terrain vague. On devine que des enfants viennent y jouer, quelques planches sont désolidarisées des supports, ils viennent taper dans le ballon, jouer aux cow-boys et aux Indiens, se chamailler aussi, ennuyer les filles qui jouent dans cet espace. Quand cette tempête de neige se terminera, les gosses iront faire des bonshommes de neige et de belles batailles de boules de neige. Les plus grands, le soir, ont des jeux plus secrets… Mais personne n’est dupe.
Au fond, il y a un immeuble de trois étages, une bizarrerie dans la villa. Du côté des petites maisons, une réplique londonienne, l’architecte a dû avoir un vague souvenir, c’est moins réussi et les bâtisses tombent en décrépitudes, pourtant nul ne semble triste ou miséreux, ce n’est pas la richesse non plus. Là ce soir, derrière les fenêtres, les lourds rideaux ne sont pas encore tombés, il y a des sapins de Noël qui sont illuminés, il semble que la fête s’annonce.
 Arriver devant la porte branlante de l’immeuble au fond de l’impasse, la pousser avec ménagements, elle grince. Taper les chaussures les unes contre les autres pour en faire tomber la neige compacte qui se colle entre les crampons. Monter l’escalier vers l’un des studios où a lieu le rendez-vous.
Sur le palier, les toilettes et à côté le point d’eau. Toquer à la porte, l’étonnement et le bonheur, passe sur son visage, l’étonnement, braver ce temps de saison, le bonheur pour l’avoir fait, on est heureux de se retrouver.
 La pièce est au carré, presque, un renfoncement qui sert de cuisine avec un réchaud deux feux, un petit frigo, un comptoir sur lequel on pose une cuvette, elle est utilisée aussi bien pour la toilette que laver la salade…

  Sur les vitres de la fenêtre des cristaux dessinent des arabesques, pourtant il y a un radiateur électrique, il ne réchauffe pas assez la pièce.

B.cauvin@26/02/2017

mercredi 1 mars 2017

Jour d'ivers!... 4



  Dans ce parcours, nous n’y sommes pas encore, pourtant les premiers signes arrivent.  Passer devant ce cinéma de quartier, avec les séances complètes, les actualités filmées, suivit du documentaire ou de dessins animés, l’entracte avec les ouvreuses qui passaient dans les allées avec le panier d’osier accroché autour du cou et qui lançaient, Bonbons, caramels, esquimaux, parfois remplacé par chocolat glacé. Pas de bonne séance de cinéma sans l’esquimau, c’était la madeleine de Proust. Durant l’entracte, il y avait de temps en temps des attractions au profit de La Roue Tourne,  une association qui s’occupait des artistes tombés dans la misère ou en maison de repos, de retraite. Le film clôturait la deuxième partie de la séance.
  Ce soir, les néons de la salle pétillent de couleurs dans le rideau neigeux.
 Marcher, prendre à gauche, s’aventurer dans une impasse au joli nom. La villa des fleurs, ou des mimosas, ou encore des lis, des lilas, peut-être celle des poètes, le souvenir s’estompe, mais pas sa douceur. Peu importe, les pas s’incrustent comme un Arsène Lupin dans la recherche d’une effraction ! Avancer doucement pour ne pas troubler ce monde à part dans la capitale. Les lueurs des maisons font comme des têtes joyeuses, deux yeux, un nez tout brillant, pétillant.
Marquer une pause, rester immobile, finir par ressembler à un bonhomme de neige, écouter un violoniste qui lance ses notes douces, pleureuses, oui pleureuses comme dans une symphonie dont j’ai perdu le nom, je crois que c’était dans le deuxième mouvement. Histoire d’un courrier, d’un amour qui s’éteint, rupture ou mort au champ d’honneur, le violon fait couler les larmes, viendra peu après la reprise des danses, la vie continue. Peut-être est-ce un violoncelle, plus proche de nos sentiments, qu’importe, les notes transportent l’âme.

Écoutez ce musicien, sans doute, le jouera-t-il dans un concert des jours prochain, lui seul le sait, mais les notes s’envolent et tiennent compagnie aux cristaux de neige.

B.cauvin@26/02/2017

mardi 28 février 2017

Un jour d'ivers!...3

Depuis, il y a le ministère des finances.

   Marcher péniblement, mais gaillardement sur le trottoir de cette artère principal du quartier.
  Le quartier avec ses boutiques illuminées. Celle de l’épicier avec sa vitre décorée, pareil pour la crémerie, celle du boucher, du charcutier, de la mercière, la boutique du marchand de couleurs avait un jeu de lumière qui  faisait le tour de la vitrine, il y avait aussi le bougnat avec son bar et le dépôt de charbons et de bois, oui, il y a celle du boucher chevalin, la triperie, le volailler, la poissonnerie, le tailleur, un autre bistro, et à l’angle d’une rue, une brasserie, deux boulangers, un marchand de jouets avec de l’animation dans la vitrine, ce n’est pas les grands magasins, mais c’est aussi beau pour les enfants, le prisunic et son père Noël devant le pas-de-porte, là il est plutôt à l’intérieur.
  Les stigmates d’un profond changement commencent à se faire remarquer. Des rideaux de boutiques abaissés et bien rouillés, des enseignes peintes, on devine seulement leur passé, cordonnerie, laiterie, l’abandon des métiers anciens, une nouvelle ère arrive.
Le quartier va s’effacer sous l’activité des pelleteuses, de grands ensembles impersonnels viendront tout remplacer, fini ces petites boutiques, un supermarché les remplacera, plus de vie sociale, de convivialité, des anonymes, des robots évolueront dans ce nouvel environnement. Passer à la caisse avec le caddy et hop, direct au 25e étage bien cloisonné.

  Avant que le monde des murs réfrigérés arrive marquant la fin des métiers de bouche, plus ou moins présent dans ces hypermarchés, donc avant que ces vitrines d’un univers froid sans âme nous envahissent, il faut passer par diverses étapes de transition. Finis les 800g de roastbeef, c’est 500g ou 1 kg, l’ère du débit industriel, pousser à la consommation, il faudra résister, préférer le boucher du coin à ces usines de la distribution.

B.Cauvin@26/02/2017

lundi 27 février 2017

Un jour d'ivers!...2

Bercy dans les années 60.

 Il n’est pas question de l’annuler. À cette époque-là, il n’y avait pas de téléphone mobile et le fixe était un produit de luxe qui ne trônait pas dans tous les appartements. Il y avait bien les cabines téléphoniques au coin des rues ou arrêt des bus, celles des bistrots aussi sans oublier les bureaux de poste. Dans ces conditions, il ne semble pas possible de décommander la rencontre.
Il faut marcher, entendre le crissement des pas dans la neige, éviter de glisser, il n’y a pas grand monde pour vous porter secours avec cette tempête de neige. Le visage fouetté par le vent et griffé par les flocons de neige. Tout un art d’équilibriste dans la ville.
  Un sourire arrive, entendre les grelots de chevaux tirant une troïka, c’est un tour que nous fait l’ambiance, l’humeur du moment qui envahit l’esprit. Le son des balalaïkas arrive dans les tympans, craindre un instant de folie, puis non, d’instinct lever la tête en direction de la musique ; un pan de fenêtre ouvert, un pré ado regarde la rue, se dit qu’il aimerait jouer avec les flocons, un regard émerveillé et mélancolique à la fois. La musique s’arrête, la fenêtre se referme.
 Continuer la marche ; prendre le métropolitain pour arriver au rendez-vous.
  Sortir de l’espace souterrain, de nouveau affronter les éléments. S’amuser du crissement des pas dans la neige, il est difficile de longer son chemin, la chaussée ne fait qu’une, plus de trottoirs, de voie pour les autos, elles ne passent plus depuis bien longtemps.

 Enfin, retrouver une forme de haie, de barrière avec les monticules des autos ensevelies sous la neige.

B.cauvin@26/02/2017

dimanche 26 février 2017

Un jour d'ivers!






Un jour d'ivers !

  Depuis la veille au soir il neige à gros flocons sur la ville. Elle n’est pas régulière, dans la nuit, elle marque de courtes poses, juste une respiration des nuées.
La ville, ce matin-là, se réveille sous une épaisse couche du manteau blanc. Sa vie est comme un silence étouffant.
Le décor est fantomatique. On devine, derrière le rideau voltigeur, les bâtisses, les arbres squelettiques et chargés de neige, les candélabres et d’étranges monticules alignés le long des trottoirs.
  Rares sont les véhicules qui s’aventurent dans ces artères. Une certaine ressemblance avec la mi-août où la ville dort dans son écrin d’été. Les rues pavoisées des lampions et des décors lumineux de Noël nous le rappel, ainsi que cette blancheur qui n’est pas celle du sable d’une plage en bord de mer.
 Toute la journée la ville vit au ralenti, comme une scène d’un film. Le décor a encore pris de l’embonpoint. L’impression de nuit arrive plus vite dans ces nuances grises blanches, un contraste lumineux avec le ciel plus sombre. Les lumières des feux tricolores deviennent des scintillements dans un sapin de Noël, il en est de même de l’alignement de l’éclairage public. Le tout couronné par les diadèmes multicolores suspendus au-dessus des artères ou accrochés aux branches des arbres ou des lampadaires.
 Marcher vers le rendez-vous.

À suivre...
B.Cauvin@26/02/2017

samedi 21 janvier 2017

Ombre de la vie!




L’esprit d’Hadès s’en vient souffler sur la forêt des hommes,
Porté par son compère Éole porteur des vents puissants, 
Les feuilles sur les branches frissonnent, 
Aux quatre saisons coupe le sang.

Au printemps, le jeune bourgeon éclos, 
S’arrache de sa source nourricière, porté par les flots, 
D’un vent capricieux,
Au bien-être peu soucieux.

L’arbre, plusieurs fois centenaire, gémit de ses blessures,
Les larmes de sève coulent sur les feuilles agonisantes, 
Dans son âme tout n’est que fêlure, 
Dans ses veines passent les gouttes de sang luisantes.

Hadès, par la bouche béante et hurlante d’Éole, chante sa joie, son royaume va s’enrichir d’être nouveaux. Il souffle dans les masures, il chante entre les lames d’acier des sculptures fièrement dressées, dans les arbres de vie auxquels sort bien des cris.
La jeune pousse, trop isolée, a été déracinée et s’est envolée  dans ce nuage elliptique dévastateur.
Serrons-nous les uns contre les autres, protégeons-nous, faire face à cet ennemi, certains tomberont fièrement.
L’arbre, bien dressé sur ses racines, sent le sol vibrer sous lui. “Pourtant, je ne fais pas partie de la race des arbres qui marche” se dit-il. 
Le combat est âpre, dur, les branches se cognent, s’entrechoquent, le sol tremble, les feuilles s’envolent, le vieil arbre lutte comme les autres, résiste aux assauts, des branches de sa cime se plient, des rameaux cèdent et vont choir sur le tapis de mousse, de feuilles ou du lierre rampant, les fougères s’écartent et les laissent ainsi faisant une haie d’honneur aux fiers combattants à leurs passages.
 Un grand fracas résonne dans la forêt, un arbre, dans la force de l’âge, s’écroule, Éole, de ses bras, l’a entortillé et il vacille, brisant des frères à son passage et il s’étend sur le sol.
 Le vieil arbre pleure ses membres perdus. Il sait, que de jeunes poussent feront leur apparition, mais dans ses veines, il sent bien la liquéfaction de ses artères.
Le calme revenu, il entend déjà le cri de la cognée venant faire son œuvre. Il le sait, le devine, il ne se plaint pas de son avenir, il faut laisser la place, il en est ainsi. Il ne peut se révolter, à moins qu’il ne demande à Éole de l’emporter avec lui loin de son terroir.
  Les hommes se lamentent de ce désastre, il les entend, ils sont comme lui en colère contre les éléments.
 Il les voit ramasser ses branches, celles des frères de la forêt aussi. Il entend les passe-partout scier les troncs couches sur le tapis de feuilles.
 Il frémit, tremble, sursaute, le premier coup de cognée vient de le frapper à sa base. Son sang suinte de l’écorce, de ses veines, l’entaille est bien faite, il sait qu’il n’est plus utile dans ce monde, il a beaucoup perdu en luttant contre les vents. Étêté il est vulnérable. Les gestes sont précis, bien saccadés, le vieil arbre vacille, un cri des bûcherons et il tombe de tout son poids sur le sol.
 Les hommes reviennent vers lui, l’admirent, lui font honneur, il fera de belles planches pour des meubles ou un parquet sur lequel des enfants joueront comme dans des temps lointains d’autres venaient jouer dans ses bras. 

B.Cauvin©15-20/01/2017

De passage sur se site, j'en profite pour vous souhaiter une bonne et merveilleuse année 2017



dimanche 12 juin 2016

Avancez!



Avancez !
Avancez, qu’il dit,
Avancer, vers quoi,
                 vers qui,
                 vers où !
Peu importe,
Mettre les pieds l’un devant l’autre,
Et avancer.
Alors, on avance.
Non sans rechigner,
Mais on avance…
Vers qui ?
Celui, ceux qui nous enseignent le monde,
Celui qui impose sa loi !
Intérieurement, on s’en moque de son autorité.
C’est sûr, elle sautera, comme celle des autres,
Il le sait ou pas,
Y croit ou pas,
Mais un jour viendra où l’homme libre lui, saura !
Errer sur le chemin du destin,
Petite sente pour le sien.
Large artère pour l’humanité,
Que chaque pas fait avancer,
En bien, en mal,
En mal, en bien.
Roue de la cage que l’on fait tourner,
Pour que vienne le meilleur,
Pour trouver, faire un autre monde, 
Pas celui qui semble étouffer,
Le besoin de s’en occuper,
De changer d’air, d’aller plus loin,
Plus haut que nous même,
Faire chanter la planète,
Danser les étoiles,
Sur la scène au décor bleu,
Perdue dans l’univers des tourments,
Avancer,
Coucher les mots sur le quadrillage de la vie,
Tourner la page,
Avancer,
Courir sur la piste,
Combattre l’élément hostile,
Bâtir l’étoile de la vie à son sommet,
Passer le flambeau quand les pas vous trahissent,
Avancez,
Ne rien lâcher de nos envies,
Donner ce que nous avons apprit,
Combattre ce qui l’obscurci,
Avancer,
      En homme libre.
B.Cauvin©11/06/2016






samedi 26 septembre 2015

PILE OU FACE!



AU JEU DE PILE OU FACE,
SUR LE TAPIS DE L’ÉTÉ,
PILE, AUX FEUILLAGES D’AUTOMNE,
L’ARBRE SE MET EN SOMMEIL,
CROULANT SOUS LA CHALEUR DU SOLEIL,
FACE, UNE BRANCHE EN RÉSISTANCE,
FLEURIE AU PRINTEMPS, SON RENOUVEAU.
VIE HÉSITANTE, IL FAUT CHOISIR,
SOMBRER EN LÉTHARGIE ET SUBIR,
S’EXPOSER, VIVRE, DE MILLE ÉCLATS FLEURIR,
AVANT DE PLONGER DANS LA RIGUEUR DE LA MORNE SAISON,
AUTOMNE, PRINTEMPS DE L’HIVER PORTE BIEN SON NOM.

FRANCE, TERRE MULTIPLE,
AU CHAUD DU MALHEUR TU PLIES,
CE QUI ÉTAIT TON SEIN,
ON T’ADMIRAIT,
TES ENFANTS SEMBLENT AVOIR PERDU LE DESSEIN.
NULLES NE TE RECONNAÎT,
LA NUIT ÉTIRE SON VOILE SUR TES RIVES,
L’IMMONDE S’EMPARE DE TES VALEURS, TU DÉRIVES !
IL FAIT SON LIT DE TES SOUFFRANCES,
MET LE PAYS EN TRANSE AUX FAUSSES ESPÉRANCES.
EN CES HEURES DIFFICILES, RESTER DEBOUT,
COMME CETTE BRANCHE, FLEURIR À NOUVEAU,
NE PAS PLIER LES GENOUX.
DEVANT LE MIROIR TROUBLÉ.

POINT, EN CES PREMIERS JOURS, NE S’ÉTONNE,
QUE L’HEURE EST ARRIVÉE À L’AUTOMNE,
COULEUR DE FIN D’ÉTÉ,
S’EN EST TEINTÉ,
UNE BELLE SAISON PREND SES MARQUES,
L’INVERSE DU PRINTEMPS,
FROID ET BEAU,
L’AUTOMNE, BEL ET FRAIS,
LES FEUILLES TAPISSENT, SOUS LES HUMEURS DU VENT, LE SOL DES PAYS,
LES PAS EN DONNENT UNE MUSIQUE,
DANS SES FROISSEMENTS DE TISSUS DE PAPIER.

TON OMBRE S’ÉTEND SUR LE MONDE,
COULEUR DE BÊTE IMMONDE,
MISE EN JACHÈRE DE LA VÉGÉTATION,
DÉCLIN DE L’ÂME HUMAINE,
LA GRANDE FAUCHEUSE HIVERNALE L’EMPORTERA,
ADAM ET EVE SERONT CHASSÉS DE CE PARADIS RETROUVÉ,
RETROUVER LE BON SENS,
ODE À LA NATURE, FERA RENAÎTRE,
SEUL ESPOIR DE LA TRAVERSÉE DU DÉSERT,
AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ,
LES RAPACES BOUTÉS,
L’AUTOMNE, MESSAGÈRE DU MONDE EN DÉCLIN,
AUX HOMMES PORTEURS DE LA COLOMBE AUX JEUNES RAMEAUX,
REPRENDRE LA VIE AUX MALINS !
POUR QUE VIVE DEMAIN.


BERNARD-CAUVIN©24/09/2015

lundi 22 juin 2015

voilà l'été


Voilà l’été !

Voilà l’été,
Son insouciance, sa légèreté,
Jouir de la vie,
Ta plus grande amoureuse !
Pour la passer heureuse,
Croquer  à l’envie,
Mais, ne pas en oublier ses dangers,
Dans les jours, les nuits, pouvoir nager !
Je pense, tu penses, il-elle pense,
Nous pensons, vous pensez, ils-elles pensent !
Qui à chaque pas, tout n’est pas amitié,
Il n’y a pas que la route pour l’hostilité,
Il n’y a pas que les périls de l’eau,
Qui fait couler les sanglots,
Jouir des caresses sur la peau,
Enlacer les corps, plaisir d’insouciance,
Jouir des baisers sur la peau,
A l’amour sa science,
Effluve corporel, son chant éternel,
Qu’importe la parade des sens, plaisir charnel,
La mort guette au bout du fusil !
Elle prend son temps entre elle ou il,
Sournoise dans son chorus,
Porteuse du virus,
Voilà l’été,
Se protéger de sa légèreté,
Voilà l’été,
Revenir en pleine santé !
Amoureux d’un jour, d’une nuit,
Aimer, point la vie s’enfuit,
Voilà l’été,
Jour de tous les plaisirs,
Voilà l’été,
Jouir de tous les désirs,
Puceaux ou aguerris,
Du virus point ne guéri !
Voilà l’été,
Qu’importe les ébats,
Voilà l’été,
Dégât collatéral, le combat,
Un jour de mauvais temps, s’arme de protection,
Les jeux du sexe, aussi s’arme de protection,
Laisser parler ses envies,
Le plein de vie.
Voilà l’été,
Revenir en pleine santé.


B. Cauvin©22/06/2015

mardi 26 mai 2015

Histoire!




L’horloge du temps pose ses marques sur la vie,
Marqué au fer rouge, la trace de nos envies.
Celle maladroite de nos premiers pas,
Inquiétude et joie des parents, début du compas !
Cahin-caha, cheminement branlant des jambes fragiles,
Joie d’un esprit d’autonomie encore fragile.
Premier tracé de la circonvolution de l’être,
Pas à droite, à gauche, devant, l’ombre du peut-être !
Protégé, encadré, guidé par des mains protectrices,
Comme César, marcher sur la via pédestre, gloire motrice.
L’esprit libre, marcher, courir, ode à l’autonomie,
Avant, qu’un jour devenir une momie.
Fin du voyage dans son immobilisme,
Entre deux, acquérir le savoir, transmettre sans impérialisme !
Chaque pas apporte la connaissance,
Découvre la science, travail sa conscience.
Nos vies se découpent en ère d’histoire,
L’embryon en est la préhistoire.
Découvrir le monde, premier pas, porte de l’Odyssée,
Tromper les écueils de la jeunesse, évitant de s’écuisser !
Découvrir la vie, la sienne dans la puberté,
Nébuleuse du corps que l’on a masturbé, révolté !
Ouvrir les portes de sa sexualité,
Époque Renaissance dans sa beauté !
Guerre en dentelle, sa dualité,
Romantisme des âmes, l’enfanté !
Du printemps, en parent son été,
Ouverture à l’automne, à la couleur enchanté’,
La circonvolution trouve sa boucle en hiver blanchi,
Chaque heure de la vie, nous enrichit.
Encadré, protégé, guidé par des mains protectrices,
Dans le périmètre de l’enfance, son artifice !
Derniers pas, maladroits, branlants,
Cheminement comme un enfant vacillant !

B.Cauvin © 23/05/2015




mercredi 20 mai 2015

Dans la ville!

Musée des Confluences- Lyon© B.Cauvin

Musée des Confluences©B.Cauvin
  


 Pelles après pelles,
Vagues après vagues,
La dune s’efface des efforts,
Des hommes pour bâtir un avenir,
La dune s’efface des efforts,
Des océans, l’engloutissant pour revenir.


Un lundi au soleil, c’est quelque chose que l’on n’aura jamais,
Chantait l’artiste que l’on aimait,
Pourtant, c’est sous un ciel couleur de robe de la madone,
Que les pas dans la ville se donnent,
Déambulation au hasard,
Circuit d’un pistard,
Safari sans armes autres que l’appareil photo,
Instants volés, vie dans la ville au mille facettes,
Acteur urbain de ces piécettes,
Des pas d’allure zigoto !
Faune, Flore, Végétal,
Minéral, Métal,
La ville, loin de la citadelle,
Dans son allure plurielle.

Vaisseau spatial,
Vaisseau fluvial,
Géométrie multiple,
Confluence, art unique,
Lignes asymétriques,
Invite au périple.

Lundi, qui s’éveille des nuits sonores,
Quatre jours à la musique honorée,
Retour à la capitale des roses,
Mondial sa fête sera la chose,
Ecrire en vers ou en prose,
Des assises littéraires vont écloses,
La Guill’ en fête en continuant,
Pour son 6ème continent !
Dans le bleu de l’éther,
Chantent les martinets, rappel en ter !
Le lundi à Lugdunum au soleil,
A la vie s’émerveille.

B.Cauvin©18/05/2015

Nuits sonores Place Mazagran Lyon ©B.Cauvin