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jeudi 25 juin 2015

balade urbaine



Perdu dans l’océan bleu du ciel,
Le petit mouton blanc s’effaçait sous le souffle d’Éole,
Fin de journée, enfin pas encore officiel’,
Après une matinée grise, l’après-midi venteuse, balade en école !
S’il est permit de le dire,
Photos de rue, de théâtre baladin,
Faunes et flores, il va s’en dire,
Rendre visite à l’art, l’œil point radin !


B.Cauvin©23/06/2015







mardi 19 mai 2015

Odéons



Odéons

Sur ces gradins,
Il y a 2000 ans
Résonnaient les vers  de Silius
Noble art son consensus
Sur ces gradins
En ces temps
Résonnaient Ceux d'Ausone
Plutarque ou Pancrates
Dans cet Odéon leurs voix résonnent
Leurs chants éclatent

Dans cet Odéon
Les gradins résonnent
Des vers Shakespeariens,
Corneille et Racine
2000 ans retrouvés
La vie, ses racines
Résonnent dans ces gradins
De nouveau foulés
Petit Odéon
De nouveau résonne.

La vie du grand aussi a reprit
Les Nuits de Fourvière lui redonne vie
Spectacles de danses
Musiques qui nous transes
2000 ans tu es renaissance
Pour nos sens.

Covix-lyon©12/04/2009


samedi 18 janvier 2014

Benoît et le grand tour (98)

  Chaudeur ne montrait pourtant pas ses pensés, il avait pourtant du mal à contenir le bonheur qui commençait à l’envahir. Lui et le commis sortirent sur le pas de porte, l’un tout sourire, l’autre interrogatif, presque indifférent, il sait que le fils est en voyage, mais il n’a pas les mêmes préoccupation… Chaudeur, tout en allant au devant de Benoît, donna instruction au commis pour qu’il aide Malvoisin à descendre la malle et la porter dans l’atelier. Père et fils, sans un mot s’étreignent, heureux de se retrouver, Hubert était à leur coté, monsieur Chaudeur le congratulât identiquement comme ci c’était un autre fils. Il les invita à prendre un verre d’Hydromel, Malvoisin, Hubert, Benoît, le commis et Chaudeur père autour d’une table de l’atelier levèrent les verres et trinquèrent au retour des jeunes. Quelques mots échangés, l’excitation des retrouvailles, les filles étaient descendues suivi de la mère qui cachait mal les larmes de bonheur qui perlaient de ses yeux. Embrassades, étreintes chaleureuses de nouveau… Il est temps que Hubert continu la fin du parcours pour retrouver les mêmes joies chez les Pompiac… Hubert l’accompagne sur le pas de porte, accolades, poignées de main, faut dire qu’avant de prendre la rue du Bœuf, ils s’embrassèrent à la manière des amoureux, un long baiser, mélange des langues, difficile de se séparer, ils n’auront plus le temps, sans doute, de revivre leur ébats comme la liberté du voyage leur a permis de vivre. Benoît, reste là immobile, l’âme en peine, le carrosse s’éloigne, son bruit disparaît au bout de la rue, il le perçoit encore, il s’amenuise derrière les bâtiments qui les séparent. Certes dans leurs yeux brillaient la marque de la peine qui le prenait.
– Ne t’en fait pas Benoît, nous nous reverrons, j’en suis sure.

 Benoît dégluti sa salive, il contient sa peine, son amant n’est plus avec lui, fini les complicités dans les visites, les estaminets, tavernes, théâtres, jeux, il va falloir tourner une page, ce n’est pas une passade de jeunesse que leur amour, mais les « obligations » les devoirs de famille pèsent lourd entre eux, Benoît voit défiler plus d’une année avec Hubert en quelques minutes, la lourdeur de son absence commence déjà à l’envahir. <<ressaisi toi>> lui dit sa voix intérieur…
                                       Image du web

A suivre

samedi 11 janvier 2014

Benoît et le grand tour (91)

 Quelques jours plus tard, un après midi, Hubert, Malvoisin et Benoît sont dans une salle de théâtre, ils assistent à une représentation. Installés dans une loge avec une relation faite lors d’un passage dans la bibliothèque. Environ une vingtaine de minute après le début du spectacle, une pantomime à l’italienne, Hubert s’éclipse  délicatement laissant Benoît et les autres à leur attractivité théâtreuse. Benoît eu un regard à la fois inquiet et inquisiteur, Hubert mit son indexe à la transversale de ses lèvres, geste qui lui signifie de faire silence. Il vit le rideau se soulever, absorber Hubert qui disparaît derrière lui. Le jeune homme s’était élancé d’un pas feutré et décidé dans la coursive intérieur du théâtre. D’une loge, proche de l’Impériale, sorti un homme d’un âge mure aux cheveux grisonnant sous sa perruque poudrée ; le visage dont le temps avait imprimé sa marque, l’homme s’avançait vers lui. La rencontre est là, ils se serrent les mains, un petit signe de tête de l’homme et les voilà dans un boudoir perdu dans un angle discret, Hubert après quelques mots échangés remis un pli cacheté par un sceau de cire à son interlocuteur.
Benoît n’avait bronché, mais il restait sur le qui-vive, le temps lui paru long quand enfin Hubert regagna sa place, alors que Benoît allait lui demandé où il était passé, Hubert refit ce geste du doigt marquant un désir de silence, Benoît acquiesça, il n’était pas question de troubler la représentation, outre que la curiosité le hantait, un sentiment de colère, peut-être une certaine jalousie se manifestait en lui, il se dit que de toute façon il saura percer ce secret.

  Le deuxième acte débutait. Le rideau de la loge se froissa dans le mouvement qui le soulevait, l’homme d’âge mure passait sa tête et fit signe de celle-ci à Hubert pour qu’il le suive. Le petit boudoir fit un autre office de conciliabule entre eux, et le jeune homme reçut un pli cacheté du sceau Impérial. Il est loin d’être un agent secret, mais n’en avait pas moins été mandaté pour l’échange de courrier entre les deux têtes couronnées. A la fin de la représentation Hubert et Benoît furent présentés à Marie-Thérèse d’Autriche qui les invita à un bal donné à Schönbrunn, le Versailles autrichien. Un honneur qu’ils ne refusèrent pas. Ce n’est pas l’Impératrice directement qui leur parla, mais c’est sa parole qu’ils reçurent. L’homme mystérieux remis sa carte à Hubert qui s’empressa de la ranger dans son veston. L’entrevue a été brève, les jeunes gens saluèrent l’Impératrice qui déjà s’éloignait pour rejoindre le carrosse qui ramènera le couple Impérial à sa résidence.

  Benoît, qui pourtant savait rester discret, indifférent, ne manquait pas d’impatience pour connaître ce qui c’était tramé dans les absences de son ami, mais rien ne filtra de lui, un jour lointain, qui sait, il lui en parlera, ou bien il le découvrira par les gazettes…

                                   Photo de moâ