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dimanche 6 décembre 2015

Un matin

  


 Il est six heures et un quart, peut-être plus, peut-être moins, peu importe.
   Elle est là, dans son écrin bleu nuit. Elle brille de tout son éclat, c’est un diamant. Elle est si belle que je tends la main, elle est si proche que je l’envie de la toucher se montre là au bout des doigts.
   Elle est blanche, un soleil rayonnant dans voile noir de la nuit finissante. Elle nous regarde, on se regarde. Un instant, je suis seul dans ce face à face, j’admire sa splendeur, sa grâce. Elle s’en doute, brille encore plus, ne rougit pas de mon regard. Il n’est pas voyeur, simplement observateur, admirateur.
   Quelques minutes à tenter l’évasion, traverser la fenêtre, traverser la stratosphère, plonger dans le noir céleste et poser mon doigt sur sa peau, la caresser, elle me sourit et continu son chemin.
   C’était le premier jeudi de ce mois de décembre, Vénus était venue saluer sa sœur. Il fallait être là pour répondre à son sourire.
  Plus tard, la brume froide prenant des quartiers sur la ville, les toits luisants de gelée et le quidam grattant le pare-brise de son véhicule.
  L’astre de jour emmitouflé dans son halo brumeux, fantômes de l’éther, tentait de percer ce mystère.

  La ville s’éveille, elle n’a pas remarqué la déesse au petit matin, et la danse du voile devant l’astre de jour ne l’intimide pas plus que la beauté vénusienne saluée vers les six heures et quart.



lundi 23 juin 2014

Evasion !



ÉVASION !

C'est la saison, la route pour nous déroule son tapis gris,
Un court instant errer comme un petit-gris,
Prudence au volant, le paysage défile sans contemplation,
Pourtant il tend à attirer nôtre attention,
Prendre la route, par l'esprit, partir dans ses rêves,
Comme un soir en imaginant sa belle Ève!
L'esprit, comme fils d'Éole, s'envole,
S'élève au-dessus de la route, enfant en école buissonnière,
Passant sur la canopée d'une forêt en survol,
Voir les arbres danser en cette fête de belle manière,
Partir en piquer et sentir la frisson des feuilles,
Ouïr le parfum du Chèvrefeuille,
Jouissance de ses caresses avant de partir pour d'autres aventures,
Flirter avec toutes architectures,
Caresser ces vieux murs, de la vigne , prendre une biture,
Ici montent les clameurs des arènes d'un Odéon,
A l'évocation des vers du Satyricon,
Franchir les montagnes, saluer les Himalayistes,
Suivre les caravaniers dans ce désert marquant la piste,
Où celui rempli de risques de cette route du thé,
Donnant l'adrénaline de l'aventure enchantée,
Souffler les vapeurs qu'un volcan élève en l'Éther,
Autour d'elles, quelques ailes en rondes, faire le ter !
En route au dessus de la grande bleue, agiter l'onde,
Suivre l'inquiétude du marin qui la sonde,
Gonfler les voiles de ce magnifique Clipper,
Évitant de le faire errer comme une boule de flippers,
L'envelopper de brume, le cachant au drapeau noir,
Ce reposer, admirer sur la falaise les rougeurs du soir,
Annonçant sur ce bout de terre, la venue d'une histoire,
Suivant le rideau de nuit, aux yeux sont fermoir.

Covix-lyon©29/07/2011



vendredi 13 juin 2014

Amour céleste!



Amour céleste.

Vois l'Olympe où Vénus fait la danse du voile,
Une vie glisse, brille sur le fond de cette toile,
Le Dieu suprême exulte sa joie,
Devant tant d'émoi,
Vénus lui de tout son éclat envers son roi,
Regarde leurs corps qui se rapprochent, en frôlement,
Humain, jouis de cette merveille, ne sois pas en désarroi,
Comme eux aspirent l'amour, soit son amant,
Brille dans ton plus simple appareil,
Ouvres ton cœur, offres ton ciel,
L'amour mérite d'être bel,
Donnes lui ta chair fidèle,
Comme ces Dieux qui s'amusent en nos cieux,
Danses, roules, tournes de tes yeux,
Aimes la vie, n'en ais pas peur,
C'est la vérité du cœur,
Aime à n'en plus suffire,
Aime l'onde à s'ouvrir,
Vis ta fureur de vivre,
Croque la vie à pleines dents,
Comme ces divinités célestes rayonnants,
De vivre d'amour sois ivre.


Covix-lyon@15/03/2012


"Texte inspiré par la présence  de Venus, Jupiter et Lune sur le rideau sombre de la nuit."