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dimanche 24 mai 2015

Là !

     






 Là !

Là, allongé sur le drap de satin blanc,

Se dessine des monts et vallées

Deux formes plus rondes et solides traversées par le chemin de la gloire

Caressées par les rayons de soleil te réchauffant, tu es léger

Par la douceur des mains se promenant sur ces promontoires

Corps non muet, s’exprimant de frissons, se laissant aller, s’offrant à la bise légère et caressante

La gloire triomphante dresse son étendard

Epris par sa force, chancelant de sa vigueur printanière envahissant la tanière à sa source

Vigueur joyeuse tant attendue, tendue, douce

Visite des gorges, canions, plaines, traversés des vallées, passages des monts, du désert, de la toundra

Réveil chahutant, enlaçant, embrassant la vie à pleine dent

 Merci soleil, merci Eole pour ces douceurs matinales

Covix–lyon © 1/12/2008


mardi 17 février 2015

Il rit, il pleur




 Il rit, il pleur,
Ce matin ses yeux étaient brumeux,
Il y a peu, il grelotait,
Même son souffle était froid,
Il rit, il pleur,
En mi-journée, il riait,
Pas à pleines dents, mais il riait,
Il rit, il pleur,
Il hésite, il y a peu, il grelotait,
Hier il était doux,
Il rit, il pleur,
Les yeux encore humides du matin,
Malgré leurs cotés rieurs,
Les perles coulent,
Des petites larmes
Mouillent nos têtes, nos épaules,
Attristent les cœurs,
Les toits, les trottoirs,
Brillent comme un miroir,
La fumée des grosses cigarettes
S’échappe des tuiles rouges luisantes,
Il rit, il pleur,
La ville prend son air de village,
Personnes dans les virages !
Il rit, il pleur,
Un dimanche d’hivers,
Au battement de son cœur,
Il rit, il pleur.

Cocix-lyon©15/02/2015





jeudi 3 juillet 2014

Soleil noir !


Soleil noir!

S'étend l'ombre décharnée de l'arbre sur le sol,
Le soleil noir lui de tout son éclat.
 Dans la toile blanche,
Douce musique du vent dans les branches,
Harmonie en sol.
Le soleil noir vibre de tout son éclat.
La nuit blanche éclairée de mille notes enchantées, s’épanche,
Du matin au soir, de jour en jour sur les seins du monde,
Se dessine la beauté des traits de l'ombre en cette ronde,
Oeuvre du soleil noir sur l'arc-en-ciel qui nous inonde,
En cette terre, ses monts, calme ou fureur de l'onde,
Contemplation du ciel, comme attirance de la toile blanche,
D'est en ouest, tu passes même au zénith, rouge à en être noir,
Ta beauté traverse l'écran des cerisiers en fleurs et les nuées peux étanches,
Narcisse de tes reflets d'or expulsent de l'onde en ce miroir,
Soleil noir de la toile blanche,
Soleil noir de nos nuits blanches.

Dans tes yeux lui les rayons du soleil noir,
Profondeur de ton âme.
Teinte irisée de coquillage porteur d'espoir,
Loin d'une idée de réclame.
Sur la toile blanche se dessine les pétales d'une rose,
Rose noir épanouissement en soleil,
Tu nous irradies de ta chaleur douce osmose,
Avec cette lumière qui nous émerveille.

Beauté d'un point porté au dessus de la ligne,
Soulignant l'accent de la voyelle qui en vie,
Point en suspension, exclamation d'interrogation ou qui signe,
En final aération qui nous envie.
Ah! soleil noir qui s'étale sur la toile blanche,
Que de désir passe dans ton signe,
Tu rayonnes au travers des nuages peux étanches,
Tu flottes entre les lignes.
Soleil noir de nos nuits blanche,
soleil noir de la toile blanche.

Covix-lyon©20/09/2011


lundi 23 juin 2014

Evasion !



ÉVASION !

C'est la saison, la route pour nous déroule son tapis gris,
Un court instant errer comme un petit-gris,
Prudence au volant, le paysage défile sans contemplation,
Pourtant il tend à attirer nôtre attention,
Prendre la route, par l'esprit, partir dans ses rêves,
Comme un soir en imaginant sa belle Ève!
L'esprit, comme fils d'Éole, s'envole,
S'élève au-dessus de la route, enfant en école buissonnière,
Passant sur la canopée d'une forêt en survol,
Voir les arbres danser en cette fête de belle manière,
Partir en piquer et sentir la frisson des feuilles,
Ouïr le parfum du Chèvrefeuille,
Jouissance de ses caresses avant de partir pour d'autres aventures,
Flirter avec toutes architectures,
Caresser ces vieux murs, de la vigne , prendre une biture,
Ici montent les clameurs des arènes d'un Odéon,
A l'évocation des vers du Satyricon,
Franchir les montagnes, saluer les Himalayistes,
Suivre les caravaniers dans ce désert marquant la piste,
Où celui rempli de risques de cette route du thé,
Donnant l'adrénaline de l'aventure enchantée,
Souffler les vapeurs qu'un volcan élève en l'Éther,
Autour d'elles, quelques ailes en rondes, faire le ter !
En route au dessus de la grande bleue, agiter l'onde,
Suivre l'inquiétude du marin qui la sonde,
Gonfler les voiles de ce magnifique Clipper,
Évitant de le faire errer comme une boule de flippers,
L'envelopper de brume, le cachant au drapeau noir,
Ce reposer, admirer sur la falaise les rougeurs du soir,
Annonçant sur ce bout de terre, la venue d'une histoire,
Suivant le rideau de nuit, aux yeux sont fermoir.

Covix-lyon©29/07/2011



lundi 26 mai 2014

Benoît… (50)


 Les conditions du voyage n’était plus les mêmes qu’au 18ème siècle, les routes goudronnées nous les avalons.
 Râ a déposé son bilan, il est au repos de ce côté-ci de la planète, brillant de tout son éclat vers l’ouest qui attire encore bien des rêves de conquêtes. Un superbe coucher de soleil baigne de ses variations autour des rougeurs sur les cimes alpines.

  Vienne est là, nous trouvons de quoi installer les tentes dans le camping municipal. La cafétéria satisfera notre appétit avant de passer une première nuit sous la toile.
  Après nos ablutions, nous sortons en ville, un passage par un établissement où nous prenons un copieux petit déjeuner autour du café viennois. Puis nous prenons la température de la ville, ce n’est pas qu’elle soit malade, faisons connaissances avec ses festivités, visitons l’Opéra, imaginons la rencontre entre l’Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche et nos prédécesseurs. On a du mal à imaginer qu’un pan de l’histoire de l’Europe s’y joua ! Enfin c’est une contribution modeste que l’on ne retint pas, cela reste dans les carnets, la mémoire de nos familles. Point de trace de Gustave-Adolphe à l’horizon. Schönbrunn aura droit à notre visite, si les combles abritent des studios d’étudiants ou quelques appartements du personnel chargé de veiller à la vie du château. Nous retrouvons les fantômes de cette soirée à laquelle notre sang participa. Nous visitons aussi l’église où repose les Habsbourg.
Une chose que nos anciens ne savourèrent pas, le Sachertorte, un fameux gâteau au chocolat fourré à la confiture d’abricot. C’est au salon de l’Hôtel Sacher que l’on ne manqua pas ce délice. Ce dessert fût confectionné en 1832 par Franz Sacher pour le prince Klemens Wenzel von Metternich.
 Si les discothèques accueillirent nos trémoussements, les bals traditionnels avec les valses lentes, polka reçurent aussi nos visites. Un souvenirs qui restera avec nos costumes loués afin d’être dans l’esprit de ces moments. Il va s’en dire que nous avons pris quelques rudiments de ces danses dans une salle de cours avant de nous lancer sur les parquets cirés. Je crois que nos anciens peuvent être fier de nous.

  Le charme de la capitale autrichienne touche à sa fin et la route du retour s’opère via la Suisse, mais avant une mini-croisière sur le Danube s’impose. Escapade entre Budapest que nous avons rejoint en car et Vienne par les flots pas si bleu que le dit la valse de Strauss, nous ne pouvions pas manquer ce passage.
Comme nos anciens la région des lacs en Helvétie supporta nos regards, nos pas. Lausanne sur les rives du Lac de Genève, le franchissement de la frontière par Ferney-Voltaire, traverser le pays de Gex, prendre l’autoroute à Bellegarde, sont long ruban nous porta vers la Paris.

mardi 13 mai 2014

Soleil noir!


Soleil noir!

S'étend l'ombre décharnée de l'arbre sur le sol,
Le soleil noir lui de tout son éclat.
 Dans la toile blanche,
Douce musique du vent dans les branches,
Harmonie en sol.
Le soleil noir vibre de tout son éclat.
La nuit blanche éclairée de mille notes enchantées, s’épanche,
Du matin au soir, de jour en jour sur les seins du monde,
Ce dessine la beauté des traits de l'ombre en cette ronde,
Oeuvre du soleil noir sur l'arc-en-ciel qui nous inonde,
En cette terre, ses monts, calme ou fureur de l'onde,
Contemplation du ciel, comme attirance de la toile blanche,
D'est en ouest, tu passes même au zénith, rouge à en être noir,
Ta beauté traverse l'écran des cerisiers en fleurs et les nuées peux étanches,
Narcisse de tes reflets d'or expulsent de l'onde en ce miroir,
Soleil noir de la toile blanche,
Soleil noir de nos nuits blanches.

Dans tes yeux lui les rayons du soleil noir,
Profondeur de ton âme.
Teinte irisée de coquillage porteur d'espoir,
Loin d'une idée de réclame.
Sur la toile blanche ce dessine les pétales d'une rose,
Rose noir épanouissement en soleil,
Tu nous irradies de ta chaleur douce osmose,
Avec cette lumière qui nous émerveille.

Beauté d'un point porté au dessus de la ligne,
Soulignant l'accent de la voyelle qui en vie,
Point en suspension, exclamation d'interrogation ou qui signe,
En final aération qui nous envie.
Ah! soleil noir qui s'étale sur la toile blanche,
Que de désir passe dans ton signe,
Tu rayonnes au travers des nuages peux étanches,
Tu flottes entre les lignes.
Soleil noir de nos nuits blanche,
soleil noir de la toile blanche.

Covix-lyon©20/09/2011