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lundi 23 juin 2014

Evasion !



ÉVASION !

C'est la saison, la route pour nous déroule son tapis gris,
Un court instant errer comme un petit-gris,
Prudence au volant, le paysage défile sans contemplation,
Pourtant il tend à attirer nôtre attention,
Prendre la route, par l'esprit, partir dans ses rêves,
Comme un soir en imaginant sa belle Ève!
L'esprit, comme fils d'Éole, s'envole,
S'élève au-dessus de la route, enfant en école buissonnière,
Passant sur la canopée d'une forêt en survol,
Voir les arbres danser en cette fête de belle manière,
Partir en piquer et sentir la frisson des feuilles,
Ouïr le parfum du Chèvrefeuille,
Jouissance de ses caresses avant de partir pour d'autres aventures,
Flirter avec toutes architectures,
Caresser ces vieux murs, de la vigne , prendre une biture,
Ici montent les clameurs des arènes d'un Odéon,
A l'évocation des vers du Satyricon,
Franchir les montagnes, saluer les Himalayistes,
Suivre les caravaniers dans ce désert marquant la piste,
Où celui rempli de risques de cette route du thé,
Donnant l'adrénaline de l'aventure enchantée,
Souffler les vapeurs qu'un volcan élève en l'Éther,
Autour d'elles, quelques ailes en rondes, faire le ter !
En route au dessus de la grande bleue, agiter l'onde,
Suivre l'inquiétude du marin qui la sonde,
Gonfler les voiles de ce magnifique Clipper,
Évitant de le faire errer comme une boule de flippers,
L'envelopper de brume, le cachant au drapeau noir,
Ce reposer, admirer sur la falaise les rougeurs du soir,
Annonçant sur ce bout de terre, la venue d'une histoire,
Suivant le rideau de nuit, aux yeux sont fermoir.

Covix-lyon©29/07/2011



mardi 17 juin 2014

Nuit




Nuit!

Allongé sur le lit dans toute la nudité
Draps à son pied tirés
Les caresses d'Éole me rassurent
Comme une berceuse qu'on susurre
Douce semble la nuit, dans sa chaleur d'été
Le corps comme ouaté, emporté vers Morphée
Le silence est troublé par les rumeurs lointaines de la ville
Souffle caressant qui m'entraîne vers une idylle
Les songes de la nuit exotique
Aux gestes érotiques
Succèdent aux caresses des fils du vent
La musique de Pan en moi pénétrant
Berger de la nuit, amant de la Lune
Rêveur de ses rondeurs importunes
Beauté de la mer de la tranquillité
A mon corps agité
Songes névrotiques
Amours narcotiques
Qui s’épanchent sur la toile blanche
En danseur qui se déhanche
Musique de Pan, la transe
L'amour par la danse
Hermès, envoyé par Eros
Amena l'amour aux creux de mes os
D'Éole ses caresses sensuels et douces
Calme Vulcain qui, en mon corps pousse
Éros attisa le foyer
Pan s’accommoda du berger
Fol songe de l'amour en lueur!
Ambroisie des dieux la liqueur
Le danseur ce déhanche
Sur la toile blanche


Covix-lyon©28/06/2010

mercredi 14 mai 2014

Rêves d'Automne!

Rêves d'Automne!

Les larmes du ciel forment un miroir sur le bitume,
Où la ville exprime son amertume,
Elle se dit vilaine et remplie de peine,
Mais elle ne remarque pas les reflets de sa beauté,
Écoute plutôt la chant des quatre roues en déveine,
S'étonne de celui d'une boite de conserve, ode qui chut suinté,
Étirement tricolore sur le sol brillant au bord des carrefours,
Fini à son regret, le temps où dans ses rues était le four,
Vestes , manteaux, remplacent tee-shirts ou chemisettes,
Promeneurs en bord de Rhône, à Lugdunum sa croisette,
L'automne glisse ses jours entre les maisons,
Et pare les rues de belles couleurs de sa saison,
Ensoleillé par l'été indien et doux comme celui de la Saint-Martin,
Qui dans ses brumes s'habille en fantôme le matin.

Dans l'agitation de l'Aquilon, tu ébroues ta chevelure,
S'envol ta mousseline qu'il brosse sur ta pelure,
Divagation au son de la harpe tendue entre ciel et terre,
S'accrocher, contre le vent pour ne pas être en terre,
Rêve d'être la feuille dorée en partance vers d'autres horizons,
Sourire mélancolique invitant à la déraison,
Accroches toi aux bras de la balançoire,
Éole au souffle si fort t’emportera dans son histoire,
Que nul ne dérange ces pas sur tes trottoirs,
Emballement de l'esprit dans cet amusoire.

Je regarde dans cette fausse nuit,
Des signes de Colombine,
Comme Pierrot sur le croissant de lune point ne m'ennui,
A chercher l'amitié, l'amour sur ce fil qui s'embobine,
Contemplation des rêves qui s'évadent entre les rideaux de pluie,
Partir dans le désir de ce corps sous les gouttes qui luit.

Aux effluves des anciennes usines en mémoire,
Résonne le drapeau rouge sous les pas sur les trottoirs,
L'automne comme son antipode porte le son de la révolution.
Réveil d'espoir pour la nation.
Rêve d'automne de maître nature au pinceau agile color la toile,
A chaque jour qui passe change le voile.

.../...


Rêve de la virilité d'Éole tout au long des jours,
Donnant sa fougue amoureuse sans détours,
Puissance d'orgasme en son chant, hurlant,
A nos âmes apaisées dans se long corps à corps brûlant,
Grand amoureux, tu dénudes et enveloppes les êtres tendant les bras plein de désirs,
Déchirement de l'effeuillage jouisseur sans le saisir,
Les larmes de pluie habillent de perles les corps enlacés,
Rêve d'une descente en enfer, peur du chassé,
Oser, désirer, prendre ces corps apeurés,
Qui geignent dans ton courant d'air épuré,
Automne écoute le brame que lance la forêt,
Automne aime le regard de la biche en arrêt,
Automne pleur tes larmes nourricière sur nos âmes,
Automne jouit des couleurs que tu donnes à l'être infâme.

La plume de l'oiseau s'envole avec les feuilles,
Comme l'amour que l'on effeuille,
Automne qui étonne,
Automne sentiment monotone,
Automne à la musique Tzigane,
Automne loin du chant de Salangane,
Fier et vigueur... Automne,
Amoureuse et douce... Automne,
Chantonne,
Automne...

Covix-lyon©10/11/2011

REFLETS!

COMME UNE GRANDE COQUETTE,
S'AMUSANT DES REFLETS À MES MIRETTES,
VERTIGES DES DE NOVEMBRE
POUR LES COULEURS DE L'AMBRE...

Covix-lyon©14/11/2011