mercredi 4 juillet 2018

Les Dieux!






C’est un jeudi soir de la fin juin, 
Jupiter trônait au cœur de la nuit céleste,
À sa droite, Saturne jetait son œil sur Colombine,
Qui se cachait derrière la cheminée de l’immeuble,
En exposant un halo nuageux, poussières célestes,
À sa gauche, l’étoile du berger,
La déesse Vénus allait au couchant,
Déjà à l’horizon Ouest Nord, Mercure s’évanouissait,
Alors que Mars, en son Est, comme un guerrier,
Ne tarderait pas à surgir.
 Les Dieux et Déesses de l’Olympe montrent éternellement,
Leurs existences dans la voie céleste.


En ce début de juillet, c’est une réalité en cette nuit,
Passage d’un jour à l’autre tuant l’ennui,
Une fête comme jamais et dans la durée,
Dans un ciel à l’épaisse purée,
Feu d’artifice, roulement de tambour,
Danse de l’éléphant aux pas lourds,
Personne pour demander à ces voisins bruyants,
De se calmer et d’être moins brillants,
À force de beuverie, il faut éliminer,
Les arrosoirs en action dans cette nuit illuminée,
Souffrance rénale, éjection de cailloux blancs,
Avec l’inondation liquide de tous, restant en plan,
Pour eux la fête est belle,
Alors que recommence cette ritournelle,
Dans l’après-midi d’un début de juillet,
Un peu las, mais point encore se ferment les guillemets.

B.Cauvin©03/07/2018







mardi 3 juillet 2018

Les dés sont jetés






Les dés sont jetés, et palpitait son cœur,
L’aventure commence de bonne heure,
La route n’était pas encore un jour salvateur,
Dans ses heures matinales à l’automne ses couleurs.
Partir, où ? Le sait-il, il est dans sa douleur,
Va, roule, la voie le porte dans cette pâle lueur,
Est horizon au visage timide, sa rougeur,
Défilé de paysage dans sa rigueur,
Automne de couleurs bleutées et chamarrées, la vigueur,
Beauté de la campagne aux chemins déserteurs,
Plaines et collines enchevêtrées, l’art entremetteur,
Les fumées, blanches ou grises, s’élèvent de l’âtre dans un regard charmeur,
Serpent s’évaporant dans les hauteurs,
Parfum du chêne ou du châtaignier répondant à ses clameurs,
Craquement du feu, symphonie pour un peu de chaleur,
Défilent les souvenirs, défilent les heures,
Demain, il sera ailleurs.

Bernard Cauvin©28/01/2018

samedi 30 juin 2018

Reflexions!


Lever du soleil 16 oct 2017-Lyon



Vous ne le savez pas !
J’ai rencontré le soleil,
Comme j’étais rayonnant !
Il m’a dit bonjour.
Je l’ai invité à rester,
Et à revenir me voir les jours suivants,
Il semble accepter l’offre.
Je lui ai dit que je l’aimais bien,
Mais qu’il ne se montre pas trop ardent,
Je crains au-dessus de 25-28 !
Il me répondit que cela dépendait de ses humeurs,
Et que parfois il était plutôt chaud…
15/05/2018.

Dans un petit matin d'octobre, 
Comme l'enfant, 
Apparait l'astre de jour.
Étoile rougeoyante 
Dans un ciel changeant.
22/5/2018
B.Cauvin©

vendredi 29 juin 2018

La dentelle de Colombine.






La dentelle de Colombine !

Le regard se perd dans l’azur presque au couchant,
Colombine lentement se réveille,
Et met l’œil en éveil,
De Pierrot, la lyre à la main, entonne son chant.

Troubadour au pied du balcon à l’ode de son amour,
Poème au sérieux, mais pas sans humour !
Il se lance dans la conquête de sa belle,
En attendant la nuit, il déclame sa ritournelle.
Dans ce jour d’été il est accompagné de mille trilles,
Des oiseaux, ces joyeux drilles.

Sur les tuiles rouges chauffées à blanc par le soleil,
Passent l’ombre des martinets, en vol cette merveille.

Pierrot laisse passer son humeur à la belle,
Un tambourin de soie argentée en dentelle.
Il laisse son regard rêveur, dans la douceur bleutée,
Entre ces monts et vallées, d’un monde de tranquillité !

L’aède laissait monter son agitation,
Dans le ciel en pleine mutation,
Au bleu glissant du ciel à celui de la nuit,
Quand l’étoile du berger luit.

Vénus, elle aussi dans sa robe argentée,
Saluait d’un sourire brillant,
La belle encore dentelée,
Avec, à ses pieds, Jupiter devenait luisant.

Quand la nuit s’empli’,
Jaloux, Saturne surgit,
Comme un guerrier rusé,
Mars restait derrière l’horizon, bien camouflé.
Pierrot, le trio il admirait,
Quant au guerrier, il le devinait.
Pierrot rêvait d’un beau navire,
Avec lequel il irait susurrer à l’ouïe de sa belle,
Combien d’amour, il l’admire,
Dans cet azur avec sa robe de dentelle.

B.Cauvin@26-27/06/2018

jeudi 28 juin 2018

Convergence!






Convergence !

Aujourd’hui c’est le 16 juin, 
La Saint Aurélien, 
Mais, me direz-vous, quel est le lien ?
C’est maintenant l’heure du joint.
C’est aussi le jour de fête pour « Les Fantômes de la Rivière »,
Aurélien, en ce 16 juin, le fête en être fier.

Le mois entre fin de printemps et début d’été, 
A vu, il y a quarante neuf années, des jours agités,
Stonewall donnait le coup d’envoi de la révolte,
Du monde de la vie, prostituées, travesties, transsexuel-les…
Les abus des contrôles dans les bars, lieux festifs homosexuel-les,
Plus personnes ne les supportent.

Sen suit, chaque année la marche revendicative, 
Gay pride entre col ère et festive.
Aujourd’hui les manquent de reconnaissances
Pour de nouvelles naissances, 
Pour le respect, quelque soit le genre, 
Et de l’intelligence à ceux que cela dérangent, 
Aujourd’hui la Marche des Fiertés à Lyon,
Comme partout entre mai et juillet dans l’union,
Stop à l’homophobie, transphobie, lesbophobie…
À toutes les discriminations quelques soit le genre, 
L’amour, la vie n’est pas d’un seul genre.
N’en déplaise, dans le monde animal, dont nous sommes, 
L’homosexualité n’y est économe.
Dans cette convergence, pas si étrange,
À l’amour de la vie, rien ne dérange.

B.Cauvin©15/6/2018


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jeudi 19 octobre 2017

Sort!





Sort,
Sort,
Sort, petit diablotin,
Sort, la porte est ouverte,
Viens voir le monde ce matin,
Car c’est ton matin,
Le premier qui te donne le jour, 
Tu vas t’habituer à ces lueurs,
À ces humeurs.
Viens, conter les tiennes,
Au fil des ans,
Mais ne brûle pas les étapes,
Commence à babiller,
Commence à évoluer à quatre pattes, 
Redresse-toi.
Lance tes premiers mots, compris, analysés,
Va étudier sur les bancs du savoir,
Va apprendre, comprendre à l’école de la vie, 
Chaque seconde,
Chaque minute,
Chaque heure,
Chaque jour,
             Semaine,
             Mois,
             Années,
Sont des livres ouverts sur la connaissance,
Des pages écrites par ta présence.

                                     ∼∼∼∼∼

Va, viens, sort de ce corps,
Suis-je fou, folle,
Cette âme, sa coque, point ne la reconnaît, 
Le tain du miroir reflète autre chose,
Ce n’est pas une âme noire,
Non, autre chose,
Un autre être,
Celui qui ne me ressemble pas,
Je crie, tremble, me révolte,
Face à cette image étrangère,
Faut-il que je disparaisse,
Faut-il que je transgresse, 
Les interdits,
Dans le miroir, un corps masculin,
Dans le miroir, un corps féminin, 
Dans mon âme, je suis féminin,
Dans mon âme, je suis masculin, 
Je peux garder cette enveloppe, 
Je peux aimer un être du même sexe,
Plus encore, 
Ëtre chrysalide et de ce cocon,
Produire la transformation de mon être,
Ëtre enfin ce que je devais être,
Répondre à la question,
Qui suis-je ?
Sorts de cette enveloppe,
Une nouvelle naissance,
Hamlet déclamait « Être ou ne pas être »
Garder, casser la bogue de son contenant,
Donner un sens à sa vie,
Trouver les sens de la vie, 
Que la conscience de l’animal humaine, 
Que nous soyons, permet d’en trouver la voie, 
Dans le tempo de la musique,
Nous sortons de notre coquille, 
Et nous nous trémoussons au son de la savane retrouvée,
Nos origines vibrent dans nos âmes, 
Comme notre genre s’affirme en quittant le cocon.
Hétéro, 
Homo, Femme, 
Homme, 
Nous ne sommes que d’un seul genre, 
Plantigrade, bipède, omnivore, ovipare, 
Nous sommes dans le monde animal
Des humains.
Bernar-Cauvin@02/10/2017

jeudi 4 mai 2017

France



Devise de la France.




France, réveille-toi, 
Pense à tes enfants, 
Il est l’heure de songer au devenir, 
Au chemin du savoir de s’ouvrir, 
Pense à tes enfants, 
Ceux qui sont à venir, 
Ceux pour qui l’ombre  nauséabond
Apporte son règne, 
Celle qui éteint le siècle des lumières, 
Rayonnement de ta pensée, 
Non, France, 
Ne te laisse pas embarquer, 
Sur des flots obscurs, 
Réveille-toi, redonne de la couleur dans ton ciel, 
Pense à tes petits-enfants, 
Qui auront les regards, les mains accusatrices sur leurs têtes, 
Tout comme leurs cousins Germains,
Ne te laisse pas emporter par les mensonges, 
D’une idéologie assassine, 
Héritière des exactions racistes napoléoniennes,
Que le Führer idolâtrait, 
France, tu mérites mieux, 
Que ce naufrage annoncé,
Ne te laisse pas berner par le miroir aux alouettes du nationalisme, 
Leitmotiv des factieux du monde entier, 
Porte ouverte à toutes les exactions contre l’humanité, 
Porte ouverte, comme dans le passé, 
À des guerres qui apporteront encore plus de misère, 
À des guerres réjouissant la finance et le capital, 
Réfléchit France à ton devenir, 
Celui-là, même difficile, qui gardera le flambeau des lumières en action, 
Ou celui qui l’éteindra au fond du gouffre des ténèbres, 
Pente dont cet avenir ne se relèvera pas, 
France, j’ai mal à ton âme, 
Celle des grands hommes, celle du peuple qui a fait ton histoire, 
Celle des anonymes qui la fait vivre, 
Celle au cœur libre, 
France, réveille-toi, 
Ne laisse pas la peste brune gangrener ta vie, ton avenir.
B.Cauvin©29/04/2017