dimanche 19 novembre 2023

Il râle...


 

Il râle, grogne, 

Il geint, ronchonne, 

Il râle, maugréer,

Il murmure, peste,

Il est rouspéteur,

Bougon, ronchon, 

Il râle !


Je n’en connais pas la cause, 

Mais il râle, 

Oh ! c’est très Français me direz-vous.

Sans contestation possible, c’est aussi mon cas,

Un pays de râleurs…

Que l’on soit dix millions ou soixante-dix millions, 

Le sport national du pays de râleurs.


Remonter à la nuit des temps lointains

Sans doute l’atmosphère de l’hexagone

Cette figure géométrique unique sur le globe.

J’imagine bien les premiers bipèdes s’aventurant ici ou là,

Dans ce terroir, se demandant où ils ont atterri

C’est ta faute si nous sommes là !

Tu n’avais pas à me suivre, etc.

Et puis, chemin faisant, d’invasion en invasion,

Le parfum de l’hexagone contamine les nouveaux venus.

Ils s’adaptent, ils râlent !

Aux vingt unièmes siècles après J-C, le râle continu.


Mais, cela n’est pas celui-là dont je parle,

Non, lui, il est encore plus vieux que les premiers hominidés

Ayant foulé le monde, et ses pas sur cette portion de terre hexagonale.

Lui, il a trouvé l’élixir de l’éternelle jeunesse,

Il dévale chaque jour, chaque heure, seconde les flancs de la montagne, il parcourt plaines et vallons,

Il n’est pas fatigué, 

Il aime s’étendre dans la plaine, y faire une bonne sieste !

Là, on le croit paresseux, il veille, il surveille son monde tel un canidé.

Dans sa plus lointaine jeunesse, il vivait librement.

Il jouait à ce que bon lui semble, 

Après sa sieste, il reprend sa route énergique.

Rien ne le gênait dans son voyage, 

Avec son éternelle jeunesse dans son bagage.

Ses amours n’ont pas de genre, il aime les deux,

Aujourd’hui encore, il fait son parcours,

Toujours aussi fougueux, faussement assagi

Comme des fauves dans un cirque, 

Maîtrisé, dressé, dompté, canalisé par les dompteurs.

Au fil du temps, où, sa vie gênait, 

Son espace changea avec ce mammifère bipède

Nouveau maître du monde.

On lui a disposé des hamacs, ici ou là, pour qu’il se détende

Et ne dérange pas cet apprenti sorcier.

Il fut même détourné, tout en lui gardant son ancien lit,

Parfois, le fils des montagnes, revient dans sa maison, 

Souvenirs d’enfance !

Mais là, ce samedi de novembre, il râle !

Il jette toute sa furie à la face du monde, 

Celui qui veut bien le regarder, l’entendre,

Il râle, un instant je me crus au pied d’une falaise face à l’océan,

Mais non ! c’est lui qui déverse son verbe puissant, 

Crachant son écume dans des tourbillons colériques

Il caracole dans la ville avec toute sa fougue.

Il râle.

Rhône tempétueux d’un jour d’automne.

B.Cauvi 18-11-2023






mardi 14 novembre 2023

MIGRATIONS




Migrations…


Tout n’est que migration, 

Celle des Hommes fuyant les catastrophes

Fuyant l’imposture des conquérants

Auteurs de désordre, et de désolation.

Fuyant les tourments de dame nature, 

Tourments naturels ou propres à l’Homme

Ils fuient, migrent vers un monde plus conciliant.


Dérèglement qu’ils disent,

Dérèglement qu’ils disent… et….

Résistance du pognon, de l’avidité, de la cupidité…

Ils pensent, ils disent et…

Se contredisent.

Cela peut attendre…

Quand la touche finale arrivera,

Ils pleureront de leur incompétence,

Et, englouti avec elle…

Migration éternelle.



Migration,

Aussi loin que l’humanité existe, 

Elle n’a fait que migrer.

Les emplumés, les félins, les rampants, tous les autres,

Ils ont migré partout,

D’Est en Ouest, du Sud vers le Nord et vice-versa.

L’Homme, animal mammifère, bipède, plantigrade, omnivore, etc.

Il n’échappe pas à la règle.

D’abord curieux, il explore son environnement,

L’homme debout, il se meut

Pour mieux surveiller l’immensité qui l’entoure,

Pour s’aventurer dans ces territoires inconnus, il explore.

Il migre, au grès des chasses, des saisons…

Profitant des changements climatiques du grand désert, 

Il bougeait, commerçait, chassait…

Aller plus loin,

Quitter la terre d’Afrique et conquérir le monde, 

Nous sommes des enfants de migrants.


Hirondelles, Martinets, Cigognes, Canards, oies, etc. 

Migrent en aller et retour, suivant les saisons,

Le monde animal migre…

Quitte son nid, explore, se nourrit, s’accoupler,

Parfois, souvent, il revient nicher et donner la vie.


La grue, ce grand échassier s’en va en terre lointaine

Vers le Nord, pour féconder et revient vers l’Afrique du Nord, 

Avec les changements climatiques, elle s’installe en Espagne

Niche en France pour passer l’hiver.

Tout n’est que migration.

La grue avec son grand corps d’acier,

Quitte son nid, pour une autre vie « humaine »


Mer, nuage, pluie, neige, torrent fleuve, mer.

Cycle de la vie… migration permanente.

Rester attaché, comme un prisonnier, en se disant libre…

Dans son pré carré. 

N’est pas la vie de l’Homme,

Il marche sur la Terre, 

Il l’a parcours, la foule, l’explore, avant qu’on l’enterre.

Il l’aime encore plus que le prisonnier du pré carré.

Il aime la vie, il aime le monde, il bouge, 

Par goût, par obligation, il bouge.

Il migre en permanence, 

La terre n’a pas de frontière

Même la barrière Céleste est grande ouverte

Gaïa y évolue en grande migration

Tout est migration.

Émigrons de nos têtes…

Tout est migration.

B.Cauvin-14 novembre 2023 


















samedi 14 janvier 2023

Nuit de la poésie ... 1



   La nuit de la poésie était en directe sur Radio Pluriel le 27 juin 2022...

   


 



Premier quart d'heure de la nuit de la poésie du 27 juin 2022 sur radio pluriel. Michèle, Nouria, Karima, André, Clotilde de Strasbourg et le collectif turbulences, Thierry et Jean-Christophe. Bernard aux manettes et parfois une lecture. Un clin d'oeil à Patrice Berger qui nous a quiité 6 la mi-août 2021, Patrice participait aux anciennes nuit de la poésie animées par Charlotte et celle de décembre 2019. En 2021 avec Nouria lors des Dialogues en humanité, début juillet à la cité internationale de Lyon. @ La nuit de la poésie

L'an (s) nouveau (x)

 



Une année a rangée ses cartons,

La nouvelle a déballée sa valise

Elle s'installe avec tous ses défauts

Toutes ses générositées

Pour l'Occident cela fait déjà deux semaine

En Orient elle arrive avec le Lapin d'eau

B.Cauvin








mardi 6 décembre 2022

Impressions du jour

 




L’épiderme au teint noir, matin froid d’hiver

Visage blanc, Soulage passe dans la rue.




Rêve, utopie, réalité !


Pré-ado, deux livres vulgarisateurs, 

L’un sur le cinéma, ces techniques, trucages, etc.

L’autre part dans la galaxie

À la rencontre des planètes, 

Y compris Pluton à l’époque.

Vénus, sororité de la Terre avec sa masse d’eau

Mars… elle m’interpelle

Présenté comme notre jumelle, habitable…

Je ne rêve pas, je lis, et des illustrations à l’appui…

Un homme en costume cravate, 

Le visage portant un masque à gaz !

C’était comme cela que Mars semblait habitable…

Depuis, beaucoup de chemins parcourus pourfendant cette vision.

Pourtant un frisson d’une possible colonisation de la planète rouge

Ne semble pas si utopique que cela…


Le cinq décembre, au soir, la nuit déjà bien installée

J’admire le ciel pur, simplement pollué par la luminosité de la ville 

Orion est presque au-dessus de la tête, vers le zénith Mars brille

Dans son habit orangé…

Instant cosmique d’évasion…


Ai-je rêvé les yeux ouverts, 

C’est la période des fêtes, 

Saint-Nicolas, tient c’est son jour, 

Noël approche…

Lundi cinq décembre au matin, 

Il faut libérer le parc de stationnement !

Il reste quatre, cinq véhicules, 

Une femme surveille, veille au respect des consignes de non-stationnement.

Le soir, après avoir contemplé le ciel, 

Je passe à l’Ouest… en cuisine et là…

Un camion occupe la zone de stationnement

Avec comme complice, un camping-car bariolé et une caravane !

Dans la pénombre de la nuit sur la bâche du camion

« La fabrique des petites utopies »

 Compagnie de théâtre indiscipliné…

Toute la journée de mardi a été consacrée au montage de ce théâtre ambulant.

La froidure de ce début de mois

Jette sur les routes de l’aventure humaine

Toute son énergie

Pour vivre les rêves

Utopies d’un monde réaliste.


B.Cauvin©06/12/2022






mardi 5 juillet 2022

Bascule...

 




 Quelques heures encore, et c’est la bascule

Tu as connu le solstice d’été, il y a 9 jours

Puis les feux de la Saint-Jean

Les jours plus longs que tes nuits, 

Une poignée d’heures avant la bascule

Ce jour était bleu

À quelques heures tu t’assombris

Ire de tourner la page

Oh ! certes, tu la tournes chaque fin de mois,

Mais là… c’est la glissade

La descente vers l’oubli,

Tu vas remiser tes Saints, tes heures

Dans la chambre noire du temps qui passe

Et reviendra le jour où tu rayonneras de nouveau

Mais là… tes larmes s’abattent sur nous

Ce sont les dernières heures avant la bascule

Bascule heureuse des festivals d’été

Bascule joyeuse des fêtes de villages

Bascule morose des jours qui rétrécissent

Bascule des nuits chaudes des jeunes amours

Bascule

Bascule

Bascule

Et juillet va s’installer

Porte de la seconde partie de l’année

La première attend quelques heures grises

Pour passer le relais de l’été enchanté

Dans les champs, fin des fenaisons 

et les moissons s’activent

Juin, tu tournes la dernière page du grimoire

De la froidure du début de l’an,

De la douceur de ton printemps

Tu ouvres la porte des fruits gorgés de soleil

Juillet arrive et commence à écrire le prochain semestre

Entre rires de Ra et pleurs des nuées…

Voilà, la bascule est faite

Juin a fermé cette demi-année

Dont les bruits des canons de l’imbécilité humaine

Est capable de faire, 

S’enorgueillir d’un lopin de terre conquis, 

Lopin de terre appartenant à personne, 

Si ce n’est à l’humanité 

Comprendra-t-elle un jour que nous sommes un grand village

Où nous vivons tous de son cœur à la lisière.

Les imbéciles gonflants le torse pour imaginer 

Que cela lui appartient

Ont dans leurs esprits un monde révolu

Juin, tu nous laisses un goût amer

Souhaitons, que la suite perde son amertume

Pour que les peuples vivent en paix

Loin de la rage des politiciens cracheurs de feux…

B.Cauvin©04/07/2022



samedi 25 juin 2022

La nuit

 



Scintillement de strass sur la robe bleu nuit

Que le troupeau de moutons la tranche.

Le spot de Colombine illumine le Sud

Voyage de la belle au cœur de la suie céleste

Dont le poids impose un silence respectueux

Parfois coupé au loin, de quelques bavardages

D’êtres égarés par une fête bien honorée

Ou un deux-roues motorisé jouant un passage stéréo !

Le faux calme de la ville endormie se fait entendre…

Rêve silencieux de dame nature

En attendant à l’Est 

Pointe l’astre du jour

Entre loup et chien aux couleurs de l’aurore.

B.Cauvin©14/06/2022


vendredi 6 mai 2022

Les poètes...

 



Les poètes, dans notre imaginaire, 

Avec le chef coiffé d’un large chapeau

Où est accrochée une longue plume,

Tel un Cyrano.

Nous les voyons, en chemises de chanvre ou de lin, 

Ouverte sur leur torse

Une veste, verte, marron, jaune ou rouille

Couleur des deux printemps

Tel un Villon ou Rutebeuf.

Nous les percevons en maillot de bain

Sur une plage

À dessiner les mots, du bout d’une fine baguette,

Sur le sable

Mots que l’onde viendra lire, déguster au fil de la marée

Poésie éphémère.

Nous les percevons aussi, derrière un micro, 

Louer, chanter, déclamer

Les mots de l’amour, 

La souffrance, la joie,

Les couleurs de la vie

Bienvenue à la poésie

Avec ses mots pour effacer les maux.

B.Cauvin©02/05/2022


jeudi 5 mai 2022

Top Gun...

 




Dans le couchant

Maverick en voltige

Martinet solitaire en retour.


B .Cauvin©14/04/2022


Après Maverick

Un peu de renfort

Pour disputer cette compétition

De voltige.


B.Cauvin©17/04/2022


Cette fois

C’est la troupe venant au ravitaillement

Maverick a de la concurrence

En quête d’endurance.


B.Cauvin©19/04/2022


mercredi 4 mai 2022

Marronnier du printemps

 




Le temps fait son œuvre

et les emplumés se posent sur la portée.

 Point de fausses notes

avec la folie des hommes

déambulant dans les rues de la ville

La Saône impassible

écoute et passe en silence vers son amoureux , 

qu'elle rencontre à confluence..

B.Cauvin©14/03/2022



C’est le printemps

Youpie…

I

I

I

I

I

Il neige

B.Cauvin©02/04/2022








Comme chacun,


 quelques lettres d'amour,


c'était hier, papier parfumé,


de l'être aimé...


Un clic sur l'ordi,


sans effluve, sans âme, le monde d'aujourd'hui,


avec le temps... 


Tout fou le camp, bof,


l'impression d'avoir prit un coup de vieux.


L'ombre d'une certaine nostalgie


plane sur la planète du temps qui passe...


B.Cauvin©05/04/2022


mardi 3 mai 2022

Illusions marsiennes

 




Comme chacun, mars, son printemps!


de retour, ses giboulées,


bombes sur le peuple Ukrainien,


Honte pour le Tsar rouge,


de ses mains salies par le sang d'innocents


Sur les toiles de la ville...


 La femme à l'honneur,


les femmes sont à l'honneur


dans leur combat pour la vie.


Se faire bercer par le renouveau,


Se faire berner par la frénésie des illusions.




Comme chacun, mars, son printemps!


de retour, ses giboulées,


comme la colombe,


Annonce-t-il le retour de la paix


Ou bien, comme le corbeau,


 est-il la porte de l'horreur guerrière..


Se faire bercer par le renouveau,


Se faire berner par la frénésie des illusions.





Comme chacun,


l'envie de partir,


parfois on ne sait où,


mais partir,


quitter ce monde infernal


Se faire bercer par le renouveau,


Se faire berner par la frénésie des illusions.




Comme chacun,


l'envie de se découvrir


quand arrive avril pourtant,


la prudence nous invite


à garder sa parka... et


Se faire bercer par le renouveau,


Se faire berner par la frénésie des illusions.




Comme chacun,


 quelques lettres d'amour,


c'était hier, papier parfumé,


de l'être aimé...


Un clic sur l'ordi,


sans effluve, sans âme, le monde d'aujourd'hui,


avec le temps... 


Se faire bercer par le renouveau,


Se faire berner par la frénésie des illusions.


B.Cauvin©10/03/2022


lundi 2 mai 2022

Vers l'ailleurs...

 





Elle est là !

Elle ne fait pas de bruit

S’incruste doucement

Sans frapper à la porte

Nous ne savons pas

L’heure, le jour, quand, comment

Mais elle est là

Nous savons qu’elle viendra

Une amie ! hum…

Peut-être…. Sans doute la dernière

Dans ce bas monde

Elle est venue cette nuit du 11 février

Doucement, ne réveillant personne

Au contraire, elle emporte avec elle

Maman dans ses quatre-vingts quatorzièmes années

Qu’elle ne fêtera pas en mai

Partir un jour, oui, c’est la vie

Nous sommes programmés pour cela

Heureusement nous n’en avons pas toujours conscience !

Du moins à certaines étapes de la vie

La dernière nous emporte dans un autre monde

Bienheureux, bien heureux

L’âme qui voyage dans l’univers parallèle

Celui que nous ne connaissons pas

Parfois nous flirtons avec lui

Le percevons

De ce monde nous ne revenons pas

Mais notre présence est toujours là

Cela peut être brutal ou un soulagement

Tout dépend comment cette amie

Nous invite dans son royaume

Dans le vivant nous ne l’aimons pas

Bien que parfois, nous la souhaitions

Tout en douceur

Dans cette nuit de février

Sans un mot, maman est partie

Avec cette amie de la dernière heure.


B.Cauvin©11/02/2022 


Tu es partie sans bruit dans la douceur de la nuit

Des années de souffrance sont abolies

Pourtant tu te battais, tu étais une battante, comme le dit Camille

Ta petite fille.

Ta vie n’a pas été un long fleuve tranquille

Elle a été marquée de joie, de dureté

Sans doute le temps a-t-il écrit ta santé 

Avec ces travaux pénibles dans cette région de l’est du pays

Factrice par toutes les affres de la météo, 

À te retrouver en syncope par un jour d’hiver en 1954

Ou à faire la bucheronne après tes tournées postales.

Tu t’es battue pour ta condition sociale de femme, 

Pour moi aussi, je t’en suis reconnaissant, sans doute pas assez.

J’aimais, nous aimions ta jovialité, ton amour de la vie

Nous aimions ta voix quand tu chantais.

Nous aimions ton activité de chef de chœur

Nous aimions ton répertoire,

Tes créations, non protégées

Il y aurait beaucoup d’anecdotes à narrer, 

Mais elles restent des souvenirs… 

Peut-être qu’un jour elles se glisseront dans un texte.

Nous gardons, ton courage, ton amour, ta rigueur…

Tout cela va nous manquer.


B.Cauvin©11/02/2022


Le jeudi 24 février, 

Tu es venue sur ton nuage

Tu souriais, 

Heureuse dans ce paradis tellement mérité.

B.Cauvin©24/02/2022


dimanche 11 juillet 2021

En attendant la fin du monde... Juillet 2021-2




  Marcher les pieds nus sur cette terre nourricière. Contact de l’être tétant le mamelon de cette mère. Marcher et être en osmose avec les éléments, transcendance des énergies dans le corps. Marcher, lentement afin de puiser avec les pieds nous transmettant au regard le bien-être qui nous enrobe.

 Aimer la beauté, la force de l’arbre qui s’érige au plus dans le monde de la vie atmosphérique. S’émerveiller au ras du sol de la mousse en fusion corporelle dans son univers. Baillé devant l’éclosion d’une fleur ouvrant son gynécée a l’insecte fécondateur. Le même qui jouit des étamines offertes…

   Gestation par autrui de la nature à moins qu’il ne soit question de procréation « marietale » assistée…

   Imaginaire du regard des pas sur ce monde en mouvement. Absurde dame nature; nature absurde de l’homme dans son évolution dominatrice.

  Marcher sur l’onde, abreuvoir de son corps. Évoluer sur l’écume de sa vie en tombant dans le vide interstellaire où il marche dans son vide en apesanteur. Il lui faudrait des semelles de plomb pour s’accrocher à la matière noire de l’univers. Scaphandrier de l’espace ! division micro d’une tête d’épingle, poussière cosmique, balloté au cœur de la ceinture de Kuiper et au-delà de la frontière galactique de la voie lactée. 

A suivre...

vendredi 9 juillet 2021

en attendant la fin du monde... Juillet 2021

    



Vole jusqu’au soleil

Avec le chant des tourterelles

Tourterelles sacrées dans l’âme du ciel

Dépasse-toi, élève-toi, sans briser, brûler tes ailes.

Ailes qui t’emporteront au-delà des cimes montagneuses

Pour que rayonnent toutes les années heureuses

Va, vivre loin de ton ombre

Et ne regarde pas en arrière

Le passé entraine l’âme vers le sombre

La route devant toi est ta lumière

Que tes pas glissent sur l’onde bleu-vert à l’écume de la vie

Ivresse des jours heureux avec mille parfums fleuris

Bois chaque goutte de la sève que donne l’arbre de la vie

Butine, comme l’abeille, l’amour dans ses perles à l’envi

Donner, recevoir les feuilles de l’amour à l’infini

Chanter, de l’aube au crépuscule, l’hymne des saisons

Jouir, dans le noir de la nuit, des corps dans la déraison…

Emportés sur les flots dans des terres inconnues

Enrobé de pétales et de saveurs, composition symphonique continue

Éclats d’atome de l’univers en fusion, pulsion des âmes vagabondes

Grève éternelle du temps, dévoré par l’ogre Cronos,

Son oubli hors des frontières d’Abydos…

Où le voyage dans l’interstellaire abonde

Nuage galactique sur la centrifugeuse du trou noir vers un autre monde

Particules régénérées que l’aube inonde…

B.Cauvin@05/07/2021


vendredi 14 mai 2021

En attendant la fin du monde... Mai 2021-2

   



Un matin de mai


Ce matin, comme les autres, pas de réveil

Mais la nature, en ce jeudi de l’ascension,

Fais des siennes avec un lever du jour en chanson,

Maître corbeau croasse à qui mieux mieux, fin du sommeil.


Il est encore trop tôt pour entamer la journée,

Aussi je reprends quelques pages sur la commune,

Non ! pas celles des historiens, qui complètent les leçons inachevées,

De l’école, mais la voir par le prisme des écrivains au cœur de la commune.


C’est un regard différent, à chaud dans les échanges épistolaires

Où dans des publications, gazettes de l’époque,

IL y a son romantisme révolutionnaire !

Ou une hargne loufoque.


Mais je suis distrait par les volatiles,

Jouant dans ce monde qui s’éparpille.

Un univers plein de bougeotte

« Je quitte le chéneau pour un rebord de cheminée. Un autre délaisse l’antenne de télévision pour le faîte d’un toit. Un pigeon plonge vers le sol en quête des détritus laissés par les alloufs de la nuit ! C’est un ballet incessant, il donne le vertige. Plus hauts dans le gris du ciel, des points noirs, plus ou moins gros suivant l’altitude, font la chasse aux insectes. Les moineaux piaillent et comme les pigeons, ils se font la cour… Les emplumés ne se préoccupent pas des gestes barrières et ils semblent nous défier en épiant nos vies encadrées… »

 Laissons le temps s’écouler comme l’onde de pure de la rivière dans la douceur d’un paysage Toscan…

B .Cauvin©13/05/2021>


samedi 8 mai 2021

En attendant la fin du monde... Mai 2021

   



Trois étourneaux, 

Un chardonneret,

Une mésange bleue,

Une fauvette,

Une grive ,

Un merle,

Deux moineaux,

Un pic-vert,

Un gâteau de semoule !


L’inventaire à la Prévert !


Le gâteau de semoule, c’était un test pour ce dessert, que nous avions dégusté dans sa moitié. L’autre partie s’éparpilla plus ou moins grossièrement sur la pelouse du jardin…


   Un étourneau arriva au matin, puis un autre et un troisième !

 Méfiance dans l’attitude de ces volatiles. Le plus hardi, regarda vers la cuisine, se rapprocha doucement, à pas de loup ! et d’un coup de bec, vif mais prudent, il picora le gâteau. Puis il s’enhardit et les deux autres ne semblent pas s’en préoccuper… Les moineaux, n’avaient pas de scrupules pour entreprendre une dégustation… Le merle, le chardonneret, la fauvette et la mésange sont allés directement au menu, pas le temps de lire la carte du jour…

   Plus tard, les trois étourneaux ; dont un au bec jaune les autres sont gris ; passent à l’offensive sur cette proie, une aubaine pour eux. Mais aussi, ils se chamaillent pour le partage sur la même part… Un merle se mêle à l’intrigue, le chardonneret et la fauvette aussi. Finalement tout ce petit monde s’envole après quelques coups de bec. Seul le merle s’empare d’un morceau et va se cacher au pied des hortensias. Le pic-vert, juste de passage, se contentera de picorer la pelouse à la recherche de quelques fourmis…

B.Cauvin©15/03/2021







vendredi 7 mai 2021

En attendant la fin du monde... mai 2021

  




Elle fait partie de la vie, 

C’est même un acte de cette comédie.

La mort, comme son homonyme,

Ne manque pas de mordant, 

Elle se veut anonyme, 

Tout en claironnant…

J’arrive ! sans prévenir !

Elle nous frappe de son sceau,

Que l’on soit laid ou beau.

Vieux ou jeune,

Gourmand ou en jeûne.

Alerte ou handicapé,

Elle sait à quelle porte frappée.

Mais c’est sournois, 

Quand elle est programmée

Pour des âmes enrégimentées, 

Assassinat d’État,

De politique, de religion, 

Abattoir en « mission »

Mascarade d’honneur pour ces combats,

L’histoire en millénaire, la glorifie,

Contemporaine, elle nous horrifie.

L’injuste, programmée d’État, point nous console,

La juste mort de la vie nous désole.


La nature sait nous parler d’elle,

Dans sa nécessité, elle la trouve belle.

Ce n’est point qu’on l’aime,

Mais parfois elle est marraine

D’un mal que l’on traine,

Tout son dilemme.

Triste mort dans le ventre de la vie,

Triste mort à quelques jours de vie.

Tristesse dans sa jeunesse

En pleine allégresse.

Tristesse dans la forcer de l’âge,

La mort aime son étalage.

Elle aime la faiblesse

En emportant la vieillesse.

L’aède envoyait ses héros embarquer sur le Styx

Visiter les âmes errantes au royaume d’Hadès,

Avant de tomber sous les armes d’Ares,

Et de garder des reliques dans l’onyx.

Tu es la représentation de cette comédie,

Mort ! serais-tu l’âme de la vie ?


B. Cauvin©13/03/2021











jeudi 6 mai 2021

En attendant la fin du monde... mai 2021

  








Un matin d’hiver


Le  jour se lève sur la campagne , les villes et villages.  Le réveille de la nature est blanche avec cette gelée hivernale.  

  Les rayons solaires ne font pas encore leur effet réchauffant et pourtant dans le ciel d'azur le disque d'or se montre.

 - Tous aux abris, entendons-nous dans la nature. 

  L'ombre d'une multitude d'escadrilles s'agite sur le sol. Dans un ballet bien orchestré. L'ensemble,  dans un demi-cercle bien orchestré, fait un atterrissage groupé. Il se déplace rapidement et, tel un régiment terrestre,  il avance en ratissant tout sur son passage.  

   Aucun participant ne semble prêter attention aux alentours et ils avancent inexorablement  dans leur quête à la vermine. Les vagues arrivent les unes après les autres et se mélangent aux premières. 

  Les étourneaux dévorent, nettoient les prés, plaines, pelouses des parasites qui les habitent.

  Ils sont beaux avec ce plumage blanc, gris, noir, luisant. Ils rappellent les chats tigrés. À cet instant, s'oublient les dégâts causés dans les moissons et fruitières.

 L'hiver s'en va doucement; mars avec ses giboulées fait le ménage... pour le printemps. 

B.Cauvin @09/03/2021.




samedi 7 novembre 2020

En attendant la fin du monde...

 








Au détours…


…D’une balade sous le soleil d’une fin d’hiver, facteur qui frappe à la porte du printemps en ligne de mire…

 Au détour de mes pas sur les rives de la Saône, mon regard, mon attention est capté par une plaque scellée sur le contre fort du quai supérieur, une que dis-je deux, l’une à l’aspect rouillé, l’autre noire gravée, rappel de l’évocation de la première.

 Marque de l’histoire où se dressait dans le lointain de nos souvenirs, une passerelle en bois entre les rives de la Saône, là dans ce lieu passa, séjourna Thomas Jefferson 3ème président des états unis entre 1801-1809.

 Thomas Jefferson, aime la France, y séjourna, la parcourra. Il participa aux négociations avec Benjamin Franklin au traité de paix entre les insurgés américains et le colonisateur anglais.

 Lyon garde la trace de son passage et ne manque pas de le partager avec les passants, les flâneurs des bords de Saône.


  Lafayette rédigea une déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Thomas Jefferson l’aida dans sa démarche ayant lui même contribué à la création de la constitution des Etats Unis.

  Sont élection, face à Aaron Burr, ne fut pas sans rappeler celle de Georges Bush junior, en effet égalité totale entre les deux candidats, c’est finalement la Chambre des représentants, (prévu dans la constitution) après 36 tours et recevant le soutien inattendu de son opposant le plus acharné affichant un rejet très ouvert du candidat de son parti, il le trouve malhonnête et à ses yeux ne mérite pas la présidence.

  Thomas Jefferson, homme de convictions, d’idéal humain, tenta d’éradiquer l’esclavage, le congrès ne le suivra pas. Durant les guerres entre l’Angleterre et Napoléon, il assura une bienveillante neutralité contrairement à ses prédécesseurs qui prirent fait et cause pour l’ancien colonisateur, notamment avec une guerre naval franco-américaine dans les Antilles. Il s’opposa à celle-ci en vain.

B.Cauvin©27/10/2020


jeudi 5 novembre 2020

La mi août en novembre!

 





Calme, ce dimanche était calme

Une mi-août au coeur de la ville

Calme en ce premier dimanche de reconfinement

Même les rats se terrent. Le monde en guenille

Déserte ses tourments.

Les rues vides, les rues en silence calme….


Silence à peine troublé par un moteur de deux roues,

Livreur sur les chapeaux de roue.

L’animation se retrouve sur les berges du fleuve

Désertées les anciennes ou maisons neuves.

Profiter des bienfaits du soleil

Avant que n’arrive le temps du sommeil.

Confinement, couvre-feu

Pipés, sont les dés du jeu!

Confinement, couvre-feu, le monde est agité

Aux portes de schizophrénie, allure excitée

Pour certains, rien ne change

Dans la rue où ils sont maîtres, 

Si je puis le dire, parfois, quelques mots, un sourire est échangé

La vie où ils ne jouent pas au paraître,

Confinement, couvre-feu, encore plus déboussolé

Confinement, couvre-feu, encore plus isolé.


Triste réalité qu’un virus vient hanté

Les épaules d’un monde désenchanté

Passer, survivre, vivre

Chacun angoisser dans son serre-livre.

B.Cauvin©02/11/2020