vendredi 1 janvier 2016

il est arrivé...

 

Je vous souhaite une bonne année 2016


                                        I wish you a happy new year 2016


 
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'atamanna lakum sanat jadidat saeidat 2016

 




祝你新年快樂2016年
Zhù nǐ xīnnián kuàilè 2016 nián

 


Les deseo un feliz año nuevo 2016

 

Σας ευτυχισμένο το νέο έτος 2016 επιθυμείτε
Sas eftychisméno to néo étos 2016 epithymeíte

 



אני מאחל לכם שמח חדש שנת 2016 

Voi un felice anno nuovo 2016 Auguro


私はあなたに幸せな新年2016年を望みます
Watashi wa anata ni shiawasena shin'nen 2016-nen o nozomimasu 



Desejo-lhe um feliz ano novo 2016



Ai un an nou fericit 2016 Îmi doresc



Я желаю вам счастливого нового 2016 году
YA zhelayu vam schastlivogo novogo 2016 godu 


Chúc các bạn một năm mới hạnh phúc 2016









vendredi 25 décembre 2015

Joyeux Noël

Que ce jour apporte la paix aux Hommes.
Que ce jour les réconcilie avec sa mère nourricière, 
Pour qu'enfin les enfants à venir n'aient plus peur, 
N'aient plus faim et qu'ils vivent de bonheur.
Joyeux Noël à toutes et tous.
B.cauvin©25/12/2015





mardi 8 décembre 2015

L'arbre d'amour!



Les feuilles, une à une, s’envolent,
Belles et légères, entre ciel et terre,
Elles tournoient, s’élèvent et tombent au sol.
Passe les caresses du vent, l’arbre se déshabille,
Je le regarde, amoureux, lui prend une branche,
Et partons dans une valse lente en pays viennois.
Je le regarde, ses yeux pétillent,
Son corps charnu, solide point s’esquive,
Je me sens mis à nu,
Je suis mis à nu.
On se touche du bout des doigts,
Se découvre, enfin presque,
Je me sens mis à nu,
Je suis mis à nu.
On se touche du bout des doigts,
Se découvre, enfin presque,
Son âme prend la pose,
J’explore ma chose,
je le soulève, déracine,
Nous tombons sur le lit de feuilles,
Enlacés, nous roulons en joyeux compères,
Passons du tapis de feuilles à celui du vert lierre,
Sur la mousse, revenir dans le nid des feuilles,
Ses branches m’enserrent,
Me sculptent, m’accueillent,
Je succombe à sa tentation,
Aimer sa sève, transmission !
Allongé sur le tapis de feuilles,
Je me réveille,
Regarde l’arbre indifférent à ma présence,
il est bien enraciné ;
Les bras tendus vers le ciel,
Ses multiples doigts bourgeonnants,
Attendent la belle saison pour éclore,
Pourtant, il se penche,
Éole souffle des mots gentils,
À mon oreille, l’arbre est joyeux dans sa nudité,
Je ne souffre pas du froid,
Il sait qu’il me réchauffera !
Benard-Cauvin©07/12/2015



  


dimanche 6 décembre 2015

Un matin

  


 Il est six heures et un quart, peut-être plus, peut-être moins, peu importe.
   Elle est là, dans son écrin bleu nuit. Elle brille de tout son éclat, c’est un diamant. Elle est si belle que je tends la main, elle est si proche que je l’envie de la toucher se montre là au bout des doigts.
   Elle est blanche, un soleil rayonnant dans voile noir de la nuit finissante. Elle nous regarde, on se regarde. Un instant, je suis seul dans ce face à face, j’admire sa splendeur, sa grâce. Elle s’en doute, brille encore plus, ne rougit pas de mon regard. Il n’est pas voyeur, simplement observateur, admirateur.
   Quelques minutes à tenter l’évasion, traverser la fenêtre, traverser la stratosphère, plonger dans le noir céleste et poser mon doigt sur sa peau, la caresser, elle me sourit et continu son chemin.
   C’était le premier jeudi de ce mois de décembre, Vénus était venue saluer sa sœur. Il fallait être là pour répondre à son sourire.
  Plus tard, la brume froide prenant des quartiers sur la ville, les toits luisants de gelée et le quidam grattant le pare-brise de son véhicule.
  L’astre de jour emmitouflé dans son halo brumeux, fantômes de l’éther, tentait de percer ce mystère.

  La ville s’éveille, elle n’a pas remarqué la déesse au petit matin, et la danse du voile devant l’astre de jour ne l’intimide pas plus que la beauté vénusienne saluée vers les six heures et quart.



vendredi 27 novembre 2015

Hommage

 

Ils aimaient la vie,
Chanter, danser, trinquer entre amis, 
Un vendredi soir, la bête immonde les emporta, 
Acte d’une dictature noire qui voudrait s’imposer à nous.
Aujourd’hui, nous honorons nos amis, 
Ils sont nos amis parce que nous partageons les mêmes valeurs.
Certes, nous les pleurons, 
Mais vous ne pourrez pas nous abattre, 
La Liberté, L ‘Égalité, La Fraternité, 
Sera toujours plus fort que l’obscurantisme.
B.Cauvin©26/11/2015




jeudi 26 novembre 2015

Le vent et les pédales.




  Que la musique est belle en sortant du cœur, de celui de l’âme de son auteur.
  Que savons-nous des premières notes, sorties d’un coquillage par l’homme, cet être étrange qui émergeait sur terre.
 A-t-il attendu de maîtriser le feu, pour qu’un soir, dans sa grotte avec sa tribu, il entonne une mélodie. Mélodie qu’il transmettra à force de répétition. Un autre aura gratté deux morceaux de bois et une harmonie prenait vie.
  Peut-être en fut-il ainsi… ou pas !
  Peut-être, en entendant les animaux sauvages, les oiseaux, répétait-il leurs cris, chants.
  Mais le chant de la nature l’a profondément inspiré. Celui du vent dans les arbres, le bruissement des feuilles, les premières symphonies que l’homme entendit.
   Un jour, le souffle léger, une caresse, ce souffle léger du vent faisant tomber les pétales des fleurs. Elles ressemblaient à des notes de musique, celles que nous connaissons. Mais à l’époque, c’était l’inconnu. Le poète, devant ce spectacle illuminant son regard, ramassa les pétales, les posa sur une feuille de parchemin. La feuille d’un jaune pâle se mit à rosir de la tendresse qui se posait sur elle. Ne voulant pas être de reste, elle souligna ses trames horizontales. Les pétales s’accrochèrent sur les fils du trapèze et commencèrent à danser.
  Le vent, joyeux, se glissa dans la texture. Un chant mélodieux s’envola vers les cieux.
   Le poète, malin, emprisonna sans son grimoire  le souffle du vent et les pétales de fleurs.
  De hameaux en villages, de villages en bourgs, de bourg à la cité, il parcourait le monde. Il ouvrait son livre et distribuait les plus beaux chants qui soient.
 Chaque jour, le long de son voyage, le vent, les fleurs se déposaient dans le livre. La musique devenait de plus en plus riche, variée, elle se nourrissait des nouveaux arrivants.
 Regardez bien la portée, dit le poète, et les pétales se mettent à danser avec le fils d’Éole comme complice, il glissait dans la trame des feuilles et semait la transe.

B.Cauvin©24/11/2015






dimanche 22 novembre 2015

Bises





 Bien avant l’invasion des Hommes, elle pinçait déjà!
Je l’imagine comme aujourd’hui, expirer à pleins poumons et envoyer son souffle vers le sud.
Aujourd’hui, elle suit toujours le fleuve, elle passe les remparts de la ville, ville pas encore debout à l’aube de la vie terrestre. Sans combattre, sans reddition, elle s’engouffre dans les faubourgs. Elle cingle les visages, fait couler les yeux, pleurer les narines au nez rougi.
 Pourtant, son joli nom caresse nos joues sous les baisers. Elle se montre désagréable, piquante en cette saison. Nous ne voulons pas lui parler, pas envie de l’aimer, juste accepter son chant dans les interstices des fenêtres ou des portes.
 Les mains, nous les gardons dans les poches, comme lors de nos 17 ans, on n’est pas sérieux quand on a 17 ans, dit le poète.
 Elle pique les visages, les mains, le sérieux semble nous habiter et, pourtant, nous avons les mains dans les poches.

 Bise, nous ne te saluons pas.

B.Cauvin©21/11/2015