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jeudi 12 février 2015

Compas!

 


Dérèglement, ou pas !
Dans la nuit de mes pas,
Au tout petit matin, encore enseveli du rideau noir,
Sur le rebord de la fenêtre,
Ou pignon de l’ossature,
Ils roucoulent,
Ils roucoulent,
Oh !, ce n’est pas de jeunes voisins !
Non !, ni le sursaut d’anciens,
Vu l’heure !
Des volatiles que rien ne fait peur,
Les soleils artificiels les poussent à l’amour,
Devant Valentin à quelques jours,
Ils roucoulent, ils s’envolent, convolent !

L’aiguille prend une nouvelle heure,
Au petit jour pas encore ses lueurs,
Grincements, raclements, ronflements,
Pas ceux des voisins !
Pas même le chauffage s’enflamment,
Trop tôt, aussi, pour emballer les résidus magasins !
Sa frotte, sa râle, cogne !
Voitures, spectacles, parfum et tout le reste culbutés au sol,
Monsieur l’afficheur nettoie son support,
Remplacer la brosse à colle par la raclette son sport,
La pub dans sa désolation gît au sol !
Dans la nuit de mes pas,
Encerclé, coule la vie, son compas.


Covix-lyon©12/02/2015

mardi 28 octobre 2014

Nuit sur la ville

 

Nuit sur la ville!

La nuit tombe sur la ville,
Avec son cortège brumeux,
Sous les lumières blafardes,
Les rues vivent tranquilles,
Pas sur !
Une atmosphère de roman noir,
Fraîcheur humide glaçante des corps,
Frisson à la lame qui brille,
Pas sur !
Simple lumière filtrée d’un bar sombre,
Flash du verre au passage d’une ampoule,
Relever son col de veston,
Frisson humide,
Pas sur !
Pas l’ombre d’une auto,
Calme sourd des téléviseurs fenêtre au travers des fenêtres !
Bruits inquiétants de pas sur le bitume,
Frisson bleu !
Pas sur !
La nuit tombe sur la ville,
Avec son cortège brumeux,
Sous les lumières blafardes,
Nuée nocturne écrasante,
Ville fantômes aux soupirs des amants,
Frisson de la chair…

Covix-lyon©27/10/2014




dimanche 19 octobre 2014

Danseur!



Danseur!

Chaque pas compte sous le rideau étoilé,
Chaque pas compte au regard de la lune, jouant des nuages.

C’est peut être une belle nuit d’été,
Ou lente, mélancolique de l’hiver,
Joyeuse, insolente d’un printemps,
Sans oublier la douceur remuante, romantique de l’automne.

Pas qui mènent au regard du danseur,
Souplesse du corps décharné sur une scène,
Il est une feuille qui virevolte dans l’espace,
Une goutte d’eau s’articulant dans sa danse aérienne,
Faisant corps avec lui, partage d’émotions,
L’espace en soit sa dévotion,
Le danseur en lui attire les sens,
Beauté du corps exprimant sa finesse,
Jouissance visuelle, circonvolution sur ses pointes,
Envol du corps au tempo d’un Boléro,
Phœnix de l’amour,
Chaque muscle au travail, respire, inspire,
A la force du geste minutieusement interprété,
Horloge du mouvement,
Les bras en sont les aiguilles,
Les pieds cadenceur du temps,
Le corps son mécanisme,
Loin du gros plan télévisuel,
Admirer l’effort sportif du danseur,
Comprendre dans l’espace sa gestuel,
L’esprit, le corps, l’ouïe ne faisant qu’un,
Dans cet enchevêtrement, enlacement,
Entre espace et l’Homme,
Le danseur en transe,
Gravi, escalade l’univers jusqu’à l’épuisement,
Il vole au-dessus de la scène,
Nous frôle tel une comète,
Joue avec nous, l’expression d’une pièce écrite,
Improvisée, qu’il interprète sans retenu,
Laissant parler son corps comme le marcheur de la rue,
Etoile est son nom, fort bien décliné,
Loin de la star businessman,
Danseur étoile sur la toile de la scène,
Solitaire comme le diamant,
En troupe, en ballet classique ou moderne,
Romantique, poétique, dramatique, comique,
Il évolue dans cet ensemble artistique,
Rivière douce, tempétueuse selon la configuration d’une pièce,
Plein feu sur le corps luisant de sueur,
Recevant le fruit de son travail,
L’hommage de spectateurs,
L’effort récompensé par l’oisiveté reconnaissante,
Danseur accolé ou pas à la musique,
Tu libères ton énergie harmonique,
Sensualité à l’état brute, nudité imaginaire,
Envol de la matière dans l’espace interstellaire.

Chaque pas compte sous le rideau étoilé au regard lunaire.

Covix-lyon©17/10/2014












mardi 17 juin 2014

Nuit




Nuit!

Allongé sur le lit dans toute la nudité
Draps à son pied tirés
Les caresses d'Éole me rassurent
Comme une berceuse qu'on susurre
Douce semble la nuit, dans sa chaleur d'été
Le corps comme ouaté, emporté vers Morphée
Le silence est troublé par les rumeurs lointaines de la ville
Souffle caressant qui m'entraîne vers une idylle
Les songes de la nuit exotique
Aux gestes érotiques
Succèdent aux caresses des fils du vent
La musique de Pan en moi pénétrant
Berger de la nuit, amant de la Lune
Rêveur de ses rondeurs importunes
Beauté de la mer de la tranquillité
A mon corps agité
Songes névrotiques
Amours narcotiques
Qui s’épanchent sur la toile blanche
En danseur qui se déhanche
Musique de Pan, la transe
L'amour par la danse
Hermès, envoyé par Eros
Amena l'amour aux creux de mes os
D'Éole ses caresses sensuels et douces
Calme Vulcain qui, en mon corps pousse
Éros attisa le foyer
Pan s’accommoda du berger
Fol songe de l'amour en lueur!
Ambroisie des dieux la liqueur
Le danseur ce déhanche
Sur la toile blanche


Covix-lyon©28/06/2010

vendredi 23 mai 2014

Benoît…(49)


Franck, tout comme chacun de nous, avait contracté une assurance d’assistance à l’étranger, prise en charge pour hospitalisation, rapatriement, etc. Il nous demande de lui apporter les papiers afin de prendre contact avec elle. Après être rassuré, enfin presque, nous décidons de reposer notre fatigue à l’appartement.
Benoît s’occupa de ses affaires. Le repos était nécessaire, aussi c’est en deuxième partie de l’après midi qu’il alla à l’hôpital lui rendre visite et porter ses papiers. Jérôme et moi les rejoindrons plus tard en fin de journée. Notre ami avait ls traits tirés par la douleur, heureusement qu’il n’y eu pas d’autres dégâts hormis la sensibilité de son intimité, cette dernière commençait à se résorber, faut dire à ses explications, un peu honteuses, que les gars ne l’ont pas ménagé.
Comme les autorités de sécurité, la municipalité ne reconnaît pas officiellement l’existence de lieux homosexuels, il va être difficile de porter plainte pour son viol. Son psychisme  est tout aussi atteint que son corps, nous sentons un replit sur lui-même, il devient de plus en plus prostré, notre présence le réconforte, il fait bonne mine, mais son âme est malade, la résilience sera longue. Nous avons de la compassion pour lui y compris Benoît, qui pourtant il lui en veut. Le chouchouter du mieux qu’il peut pour le sortir de ce marasme.
Benoît avait contacté l’assurance et organisé le rapatriement, la société le prendra en charge dans quarante huit heures.
Nous l’accompagnons à l’aéroport, il semble soulagé de partir, pour nous c’est un autre soulagement qui passe.
– Désolé les mecs, de vous avoir occasionné ce désordre dans une si belle aventure, je souhaite qu’elle continue dans le bleu de l’azur pour vous.
– Ne t’en fais pas. Penses plutôt à te remettre sur de bons rails, lui dit Benoît.
Après des adieux douloureux, nous le voyons disparaître sur un fauteuil roulant poussé par un assistant de l’assurance, il avait du lacrymal qui glissait sur ses joues. Benoît cachait mal son émotion, ce n’est pas qu’il, soit amoureux, mais il n’aime pas perdre un compagnon quelque en soit la condition, je découvrais une autre image de son âme.

Pour nous il était évident qu’il fallait continuer le voyage, ne serais ce que pour lui conter la suite et garder l’esprit de cette quête. Les deux jours qui suivirent son départ, l’entrain du début avait place à une certaine morosité. Franck nous fera parvenir des textos rassurant. Venise laissera un goût amer à ce séjour. Il fallait nettoyer le grain de sable qui c’était immiscé dans le rouage de ce grand tour bis. Nous disons adieux à Venise, la route de la dernière étape du périple vers Vienne s’annonce.

A suivre

jeudi 22 mai 2014

Benoît…(48)




  Loin de nous une quelconque remontrance à son égard, nous l’aidons à remettre ses effets, soutenons dans sa détresse, bien sure il avait cherché une aventure, peut-être même l’aurait-il aimé comme ce jeune garçon croisé plus tôt, mais là ce n’en est plus l’esprit. Déjà que cet amour à la sauvette est n’est pas reluisant, mais parfois on y prend son pied, non cette rencontre est de l’ordre de la barbarie. Franck souffre au niveau de la poitrine, il remet ses vêtements, il est défiguré. Nous le soutenons physiquement et transportons dans un hôpital. Drôle de nuit, mais il était bon que nous soyons là à ses cotés, outre son corps, son âme était aussi en douleur. L’accueil de l’hôpital est des plus courtois et la prise en charge de Franck viendra après une attente d’à peine une demi heure. Auscultation, radio, il est hospitalisé pour quelques jours, deux cotes de cassées, heureusement pas de perforation des poumons. Il nous fallait déposer la chose auprès du service médical, sans rentrer dans des détails inutiles, mais qui sont compris par l’infirmière présente, elle nous dit que notre ami devra faire un dépistage du V.I.H, c’était un impératif. Son collègue interne nous explique qu’il ne se passe pas une nuit sans qu’ils reçoivent des cas comme celui-ci, et parfois le patient est encore plus amoché, il y eu des cas de décès. A les entendre, il semble que les autorités ne montre pas d’empressement à résoudre ce problème, cela casse du Pédé et dans ce monde hétéro, macho ce n’est pas grave ! C’est le sous-entendu qu’ils nous laissent passer. Un quidam, ayant perçu la détresse de Franck, appela la police qui arriva à l’hôpital comme les tuniques bleues après la bataille, un d’eux prit notre déposition et auditionna l’interne. Les propos échangé, la vision d’un sas hermétique sur le visage du policier eu pour effet de mettre Benoît hors de lui, la non assistance à personne en danger, l’homophobie ambiante le poussait à prendre à partie le policier, Jérôme eu la bonne idée de le détourner en le prenant par le bras et de l’entrainer dans la chambre où Franck est installé. Faut dire que les autorités ce targuent de dire qu’il n’y a pas de lieux dédié à l’homosexualité et en nient une quelconque existence à Venise. Je les suivais, laissant policiers et internes en discussions.
Franck dormait, il en avait un sacré besoin, nous aussi d’ailleurs, nous restons jusqu’à son réveil, prenant des quarts sur le fauteuil mis à disposition pour les visiteurs.

 La tête fatiguée, nous assistons à sa résurrection ! Une fois de plus nous ne lui prodiguons aucun reproche, même si Benoît qui avait été comme un taureau dans une arène, il ne montrait pas de rancune à son égard. Le médecin passa, et dans le couloir, il nous expliqua que pour le test il fallait attendre une quinzaine de jours avant de l’effectuer, ce que nous n’ignorons pas, mais que c’est long quinze jours dans cette incertitude. Mais encore il faut en faire un autre au bout de trois mois pour confirmer l’état viral présent ou pas. J’avais vu juste…. L’Italie ne réussie pas à sa lignée.
A suivre

mardi 20 mai 2014

Benoît … (46)


L’appel de l’amour, du sexe, du désir, un sentiment de bonheur rayonnant comme une auréole autour de nous, halo de la jouissance du 18ème siècle, de la notre qui en est que plus exaltante. Au milieu de la nuit nous retrouvons nos murs. Jérôme nous y rejoint seul.
– Hé ! Avez-vous passé une belle journée comme nous ? Bien glissé au fil de l’eau vôtre amour ? Hum, à voir vos mines réjouis, j’en sais la réponse.
– Comme tu le dis, elle a été magnifique et nous avons pu honoré la mémoire de nos anciens comme il se doit. Mais, tu as mangé Franck, tu l’as vendu peut-être contre une gondole ou bien l’as-tu jeté par-dessus bord ?
– Non ! Il m’a déserté avant le retour, en partance à la recherche d’une âme en mal d’amour.
­ Tu n’aurais pas du le laisser filer, on ne sait jamais sur quoi, qui, on tombe dans ces bas fonds. Dit Benoît
– J’ai essayé, mais le ton montait et j’ai voulu éviter l’irréparable entre nous.
– Espérons que l’irréparable n’ai pas lieu dis-je.
– Hum ! Cela confirme mon impression sur lui dit Benoît.
– Ah ! Le con, on part à sa recherche je renchéri.
C’était plus fort que moi, j’étais entré dans une grosse colère, je devenais nerveux.
– Inutile, c’est partir à la chasse au Dahu ou chercher une aiguille dans une botte de foin, reprit Jérôme.
– Oui, c’est sur, mais cela vaut le coup quand même, on a plus de chance de trouver une aiguille qu’un Dahu ! Je reprenais la main.
Muni de plans de la ville, de lampes de poche, nous partons Pédibus Jambus vers le lieu de la séparation en tentant de suivre un itinéraire possible de Franck. La nuit s’avance dans ce dédale de rue plus ou moins bien éclairée. Deux heures que nous errons dans divers lieux de cette ville, rien pas l’ombre d’une silhouette de notre ami, il y en a, celles qui nous renseignent sur l’état du mélange des corps, mais rien sur Franck… Hommes avec des filles, des mecs plus jeunes ou mures c’est selon son désir, ses envies. Une ruelle plus sombre, des bâtisses lugubres, peu de monde exception faite de quelques mâles à l’allure crasseuse et débraillée, des mecs en quête de sexe sauvage, barebacking, à l’emporte pièce, du vite fait sans plaisir, juste une satisfaction hygiénique du bas ventre et encore, du sexe, du sexe et encore du sexe, nous versons dans une certaine angoisse, une encoignure de porte nous laisse voir un couple de mâles ce besogner sans se préoccuper de qui passe près d’eux. 

 

A suivre

jeudi 15 mai 2014

Benoît ….(41)


 Un jeu à quatre, Benoît, Franck, Jérôme et moi reprenons quelques passages de ce drame des amants de Vérone. Passe alors toute la douleur des sentiments bafoués par l’autoritarisme des leurres conformistes. Vérone est belle sous les sunlights de la lune et du scintillement des étoiles. Le poète de la perfide Albion aurait-il posé ses chausses pour y planter sa plume et nous conter cette belle histoire, ténébreuse, dramatique. Sur les murs de la ville passent les ombres des amants éconduits par l’adversité familiale, plusieurs séparent les amants de Vérone à ceux d’aujourd’hui et les mêmes prétextes persistent à briser leur amour. Serrant dans mes bras mon bel amour ; les yeux clos je vois, récent la peine, l’affrontement, la force de l’amour sur la toile imaginaire du vase clos de ma salle personnelle. Instant égoïste où mon amant reste à jamais prisonnier  de mon étreinte. Je sais que l’amour est triomphant, s’il peut l’être dans la mort des amants de Vérone, il peut l’être dans l’exubérance de star du show buiseness, mais discret et sincère dans le secret de l’alcôve.
Ayant marqué notre visite devant le prétendu balcon de Juliette Capulet et sa statue trônant au rez de chaussée, nous avons passé nos mains sur son sein, geste que nous ne sommes pas seul à faire. 
Nous ne manquons pas, sur les conseils d’un ami de la famille, une représentation d’un opéra dans l’Aréna. Nous sommes avec les autochtones dont les mains sont garnies d’une boisson italienne par excellence. Leur promiscuité est une aubaine, l’italien connaît les chants sur le bout des doigts et joue avec les artistes sur la scène, la bouteille de Chianti ou du Brunello di Montalcino, un morceau de saucisson que coupe les chœurs de l’arène, un spectacle que nous ne pouvions pas manquer à Vérone, même si cela nous était inconnu.
Vérone nous gardera dans ses murs pour la nuit. Un petit hôtel miteux, cela existe encore, les punaises ne sont plus au rendez-vous, on les y imagine assez bien vu la couleur de la tapisserie passée avec le temps qui du s’écouler dessus, le mobilier d’un autre âge, la literie plutôt fatiguée d’avoir trop reçut les corps à corps de faux couples, d’amants, ou par ceux trop lourds sur son dos. Les toilettes et sanitaires sur le palier à l’hygiène juste correcte, là aussi la marque de l’usure y dépose sa signature. Tout n’est pas rose sur le trottoir de la ville, de la vie aussi. Le lit se plaint quand nos carcasses glissent entre les draps qui ne sentent pas la fraicheur du jour. Il couine, pleur, grince alors que je ronronne des caresses de mon homme, lui même offre son râle de jouissance, la boiserie unie dans nos ébats qu’elle subira.

Au matin nous optons pour un bar où le petit déjeuner nous apparaît plus appétissant que l’offre de l’hôtel fort bien généreuse, mais le contexte de l’établissement nous invite à la prudence. C’est entre rire et ire que nos amis nous content le désastre de leur literie, à peine installé que l’ensemble s’écroule, les supports du sommier ont cédé sur ce dernier assaut. Pourtant Jérôme et Franck ne sont pas des poids lourds, bien au contraire. Franck descendit à la réception et fit un petit scandale ! L’hôtelier ne pipa pas un mot, juste la gratuité de l’hébergement en dédommagement. A n’en pas douter, quelques clous, vis remettrons les supports pour de nouvelles aventures. Je doute que l’établissement continu une longue carrière. Jérôme contera sur la page du blog l’incident et fera une bonne publicité à cet hôtel, seul les amateurs de sensations, ou d’intrépides amateur de curiosités plus ou moins saine en seront alléchés par sa visite.
A suivre 

dimanche 4 mai 2014

Benoît…(37)


 Dépliant en main, guide dans celle de Jérôme, nous examinons Rome ­­­­et notre rencontre avec cette ville. Benoît s’étant occupé de la logistique, de la location de deux places pour nos tentes dans un terrain de camping. Les chemins de la ville éternelle ne semblent pas si impénétrables que cela, ils ne sont pas comme les voies du seigneur !
 Mon amant avec son athéisme viscéral n’acceptait de cette ville que son passé antique, les arts picturaux, paradoxe entre toile montrant la vie chrétienne et l’athéisme, pas si sur, l’art raconte aussi la vie à une certaine époque en la montrant avec ses aspects au travers d’image religieuse. C’est de cette façon que Benoît lit une toile, l’interprète. Pour le coté philosophique des religions, surtout les monothéistes, il est plutôt allergique à haute dose !
Pour ma part, j’ai tiré un trait sur elle, sur ce passé de l’enfance, pas si lointain, qui nous était imposé par la bienséance de la société Maurassienne, droitière dans l’environnement où je baignais. La communion solennelle passé, l’adolescence arrivait à grand galop, bien que mon éduction fût parfaite, je prenais mes distances avec ce monde accusateur, le doigt toujours tendu vers vous et guidant sa façon d’être, de pensé, loin de toute réalité terrienne, l’union du goupillon et du sabre nous laissant comme des enfants à qui il faut prendre la main pour marcher sur le chemin de la vie. Aussi l’allergie de Benoît me convenait bien, il était mon vaccin, mon antidote me faisant le plus grand bien. Je préférais la foie dans l’humanité, avec ses imperfections, à celle spirituelle bourrée de mensonges et de contradictions permanentes.

 Rome s’annonce, le camping nous accueil, hélas, nos parcelles pour les tentes ne sont pas proches l'une de l'autre, ce n’est pas le plus important, mais Benoît râle un peu car la réservation ne correspond pas à son engagement, on fera avec, le séjour n’est pas long.
Nous installons la tente, le couchage est gonflé, le duvet déposé dessus, un coin est réservé pour les sacs contenant nos effets que nous laissons dans le coffre de la Mercédès, nous ne sommes jamais assez prudent !

  Le premier tour de ville est de mise, il fait chaud, une tenue légère fait bien l’affaire et la poitrine au vent de Benoît me fait le plus bel effet, il est très sexy et ne manque pas d’attirer l’œil de filles et garçons, ça me rend un peu jaloux. Nous regardons plutôt vers les hauteurs des bâtiments, c’est la meilleure façon de visiter une ville, son architecture, ses façades, l’incontournable place Saint-Pierre, le Colisée encore plus fantomatique, on y entend les clameurs qui montent des temps lointains de ses jeux. Bon voilà que c’est moi qui déraille, j’appel cela le syndrome de Benoît !
 

A suivre


lundi 28 avril 2014

Benoît…(31)


  A cet instant précis, mes entrailles étaient aussi tourmentées que mon cerveau, ne dit-on pas qu’il est dans la tête du sexe des garçons ! Elles me parlent tellement que je me mis à bander en recevant son baiser. Que c’est compliqué la vie, me dis-je, à peine mon amant me déclare-t-il sa flamme, son désir de faire la route de la vie ensemble, que mes pensées glissent vers une trahison, recevoir la virilité de Meunier ! Je crains la suite du voyage.

  Après ce début de soirée fort en évènements, nous partons faire un tour en boite de nuit. Décidément Potsdam est des plus ambiguë pour nos histoires à plus de deux siècles d’écarts entre nos ancêtres et nous.

  Il est deux heures du matin, après quelques slows qui nous enlacèrent fortement, où l’érotisme de nos sentiments se laissait aller, quelques trémoussements de House encore plus explicites, nous regagnons l’hôtel. Benoît refait son striptease, passe sous la douche, je me mets à nu, m’allonge sur le lit, son sous vêtement entre mes mains à en savourer les effluves de sa peau, de son corps, de sa sueur, sentir son odeur de mâle. J’étais allongé face sur le couchage, me trémoussais en jouant avec son mini boxer, je me frotte sur le drap, le sexe en érection, les reins cambrés, relevant parfois le fessier… Je ne l’entends pas venir, ce n’est que la douceur de sa peau, de sa chair s’allongeant sur mon corps qui me fit le percevoir. C’est un mâle, c’est certain, le sexe en érection se frotte entre mes lobes rebondis, je ronronne, me fais chatte, féline. Le fruit de son amour trouvant un bon terreau pour sa semence.

Son corps se repose, s’allonge sur le mien, le guerrier est détendu, il m’embrasse dans le cou. Seul Chronos pourrait dire combien de temps sommes nous resté ainsi, puis il glissa sur le coté, on s’enlace, s’embrasse, nos corps sont noués. La conversation arrive sur nos passés réciproques.
– Tu vois Hubert,…, la première fois que j’ai baisé avec un mec, c’était un mois de mai, la douceur du fond de l’air, les sens en éveils, j’avais 17 ans, je regardais par la fenêtre, un jeune black se masturbait appuyé sur le flanc d’une camionnette, regardant tantôt à gauche, à droite, surveillant la rue, cela m’excitait, sans le siffler mais en l’interpelant, il leva sa tête, me regarda, je lui fis un clin d’œil bien marqué, et un mouvement de tête l’invitant à venir devant la porte, il me sourit et bougea vers elle, je descendis lui ouvrir et l’on monta à l’appartement. Je lui offris un verre à consommer, mais il ne voulu pas, le sexe le rongeait.. nous passons dans ma chambre…
– Arrêtes,…, Benoît, tu me fais bander.
Rien n’y fit, il continua, entra dans des détails à la limite du salace… je ne tenais plus, lui fis écarter ses cuisses… Il était à moi, se laissait faire, je le besognais, c’était bon…
                                  Photo du Web.

A suivre

mardi 15 avril 2014

Benoît … (28)


 Pas le temps de lui répondre, ses lèvres avaient mangé les miennes, nos langues se mélangeaient, nouaient, le chemin d’Eros a ouvert ses portes en grand et nos corps s’y sont engouffrés. Je m’abandonne, devient féline, offre toute mon âme, tout mon corps qu’il prend avec  passion, tendresse et y exprime sa virilité. Je lui offrais à mon tour les fruits de l’arche d’alliance, il les accepta, dégusta, Benoît était heureux de ces partages. Je compris très vite qu’il était le maître du jeu, celui qui me porte dans le cocon de la jouissance.
La nuit a été torride, mon amour, amant me possédait, prenait, les tableaux du Kâma-Sûtra défilaient entre ses mains.
 L’aube glissait ses clins d’œil dans la pièce, nos corps étaient apaisés, trouvaient le repos, je m’endormais dans le creux de ses bras. Je crois que les rayons de l’extase pouvaient se lire sur nos visages tellement nous étions comblé d’amour.. Nos amours, celui de mon homme, il faut se rendre à l’évidence, il l’est, dans ses bras je me sens femme, m’abandonne comme une belle. Je repense à Dominique « Tu vois, qu’il y a bien un mâle et une femelle entre vous »… Bien sur, mais ce n’est pas tout a fait cela non plus.


Potsdam est le maillon manquant à notre amour, était devrais-je dire, la boucle est bouclée. Benoît est à moi, je le pressentais, cherchais, voulais, désirais, je suis à lui. Potsdam est la signature de notre vie commune, notre contrat, notre début, avenir. Dans cette suite, Benoît me donna toute son âme, je l’avais déjà, mais il me la délivre dans son intégrité, elle est ancrée, entrée dans ma chair. Les petits Chérubins jouaient de la harpe en jubilant de vivre nos jouissances, Cupidon avait lancé ses flèches et Eros ouvert le bal, nous croquions l’amour à pleine dents. Je ne pense plus à rien et m’endort. Dix heures s’affiche sur le réveil, Benoît a quitté le lit, j’entends le chant de la douche, le rejoins. Le garçon du room service nous apporte le petit déjeuner, mon ‘homme’ avait signalé notre réveil et le désir de reprendre des forces.

 
Photo de moâ!

A suivre

lundi 14 avril 2014

Benoît … (27)


   Je repense à ce choix réservé au nom de Benoît Chaudeur, la suite bien sur mais aussi le studio pour nos amis. Qu’es-ce que cela peu bien cacher. Benoît ne m’a rien dit de cette escale, surtout la réservation de l’hôtel, oui il y avait bien un point d’interrogation sur le cheminement à Potsdam, je vais tacher d’en connaître le fond, le secret. 

Nous récupérons les badges pour ouvrir les portes des chambres, l’ascenseur arrive à l’étage, nous voici dans le couloir, saluons et souhaitons une bonne nuit à Malvoisin et Meunier, la carte passe devant l’œil et la porte s’ouvre, nous pénétrons dans la suite, Benoît va à la fenêtre et tire le lourd rideau qui isole la pièce des regards extérieurs, il entreprend son effeuillage, je dis effeuillage car il ressemble plus à un Chippendale, un gogo boy dans une boite de striptease, son corps ondule, j’ai l’impression d’entendre un morceau langoureux d’un saxo sur un slow lent de deux heures du matin, sa façon de mouvoir son corps me met dans une certaine excitation, au fur et à mesure que la marguerite perd ses pétales, celles-ci volent sur un des fauteuil, de temps en temps il vient se frotter sur moi, je le trouve vraiment bizarre ce soir, il ne m’avait pas habitué à une telle mise en scène, tout en ayant le corps en émoi, mon cerveau cogite encore, bientôt c’est sur il descendra réfléchir plus bas…

Benoît est nu, il caresse sa verge sur mon torse, enfin si je puis dire car je suis encore habillé, pas pour longtemps, Benoît s’occupe de la chose. Sa nudité est assaillante, bravache, arrogante, son sexe commençant à trouver une forme redressé, à mon tour je suis nu, mes fringues ont rejoint l’autre fauteuil.
– Je t’aime.. la chemise atterrît sur le fauteuil,
– Un peu, le tee shirt suit son voyage,
– Beaucoup, mon pantalon prend le même chemin. Chaussettes, slip… me voilà nu, mis à nu par ses mains, il me caresse, m’embrasse, s’occupe de mon sexe, l’élève au rang d’adorateur du ciel, il se baisse, je commence à comprendre, deux minutes de fellation, il se redresse, me pousse, je tombe sur le lit, un corps à corps est en route, nous roulons sur le lit, un coup dessus, une autrefois dessous, dans l’action, je bascule entre ses cuisses et entreprend cette fellation tant rêvé. Benoît allait m’offrir se que j’attendais, le fruit de son amour. On s’enlace, s’embrasse, caresses…

– Hubert… je t’aime, et tu le sais, le savais, t’en doutais. Ici, à Potsdam je scelle notre amour, j’imagine que tu te doutes du pourquoi, de cette déclaration, deux siècles plus tôt nos aïeux ont compris leur amour en cette ville, la tentative de mettre fin à la torture qui rongeait ton ancêtre, le mien qui ouvrait les yeux… Je leur rend hommage en déclarant ma flamme, mon amour, en t’ouvrant mon cœur, Hubert je t’aime et j’en suis sur nous irons loin ensemble. J’ai su dès notre rencontre que l’amour vivait en moi, que ses étincelles brillaient en nous, j’aurais aimé te le chanter, louer, annoncer au tout début, mais j’ai résisté, et l’idée de ce voyage a germé… Nous sommes présent avec le passé et nous bâtissons l’avenir, le notre, je suis fou de toi, je t’aime Hubert.

  A suivre