mercredi 15 janvier 2014

Benoît et le grand tour (95)

 Cette fête, donnée dans les murs de Gustave Adolphe, n’est pas seulement une soirée bon genre, la débauche d’alcool et des corps, non seulement ceux de la jeunesse, mais aussi des couples d’âges murent laissaient la fantaisie aux mélanges bien généreusement. Hubert pu se rendre compte que certains des personnages s’intéressaient un peu trop aux propos que lui donna l’Impératrice, des tentatives discrètes, indirectes, parfois directes du à l’excès des breuvages, Hubert restait malgré tout sur ses gardes, et bien que l’ébriété ambiante, et ceux qui le poussait à vider des verres en étaient pour leur compte. Il gardera son secret jusqu’au moment où celui-ci apparaîtra au grand jour… sauf pour une personne !

   L’avant veille du départ, les bagages étaient bouclés, disposés sur l’arrière du carrosse, Malvoisin veillait sur le bon déroulement de l’affrètement. Le carrosse bien gardé dans un hangar mis à sa disposition par le palais impérial ! Durant le séjour, les chevaux avaient été bien soignés, et ils travaillèrent dans les manèges de la ville sous sa conduite. Hubert et Benoît organisèrent une fête d’adieu. Quelques personnalités de la cour étaient présentes, Gustave Adolphe ne manquant pas à l’appel. Ce dernier leur parla d’un jeune prodige, Mozart à ce que l’on dit, mais nos amis ne le rencontrerons pas, il est parti avec son père faire lui aussi le ‘‘grand tour’’. Le jeune homme les informe que ce garçon a écrit ses  premières œuvres deux années avant, un musicien de talent les joua devant eux dans un salons mondain. Pourtant à Schönbrunn il n’est pas en odeur de sainteté, cela se vérifiera tout au long de sa courte carrière, au palais on préfère les opéras à l’italienne.
  

  Il ne manque rien à la fête, même dans l’arrière cour un feu d’artifice sera donné. Tout le monde s’en donnait à cœur joie s’amusait comme des enfant présents, écarquillaient les yeux et laissaient passer des Oh !..Ah !.. la belle bleue, rouge… Seul les méridiennes pourraient raconter se qui s’y passa entre posent et farandoles qui la conduisit jusqu’aux lueurs du matin. Les corps à moitiés dénudés allongés sur le sol, méridiennes, fauteuils, bergères les lits dans les chambres et même sur la table, tout ce décor en disaient long sur l’orgie qui s’était déroulée. L’état des lieux n’était pas très beau à voir, l’esprit et les corps embrouillés, nos amis, une fois les participants rentrés chez eux, remirent de l’ordre dans la location. L’huile de coude n’était pas de trop, heureusement quelques domestiques envoyé par Gustave Adolphe et d’autres participants leurs donnèrent un sérieux coup de main. La maison d’hôte sera rendue dans un très bel état, même plus reluisant qu’à leur arriver.

A suivre

mardi 14 janvier 2014

Benoît et le grand tour (94)

 Avant de repartir, l’impératrice lâchât quelques mots à Hubert.
– Je compte sur vous, ne l’oubliez pas.
 Hubert ne répondit pas, mais son jeu des paupières en fut l’approbation. Le cheminement de la famille Impériale reprit et parfois des doléances tombaient ici ou là. Arriva l’instant d’ouvrir le bal, l’empereur tenant l’impératrice en donna le coup d’envoi, après quelques mesures, la cour emboita les pas de danses, bien sur la valse n’est pas encore au rendez-vous. Benoît fera le bonheur d’une baronne esseulée, Hubert ne manquera pas celui d’une jeune duchesse. Le bal n’atteindra pas l’aube, ce n’est pas le genre, une heure maximum, peut être un peu de dépassement mais il faut s’en tenir à la rigueur de l’organisation. Le couple Impériale reste durant l’heure, mais la fratrie sera invitée à gagner leur chambre.

  Petit à petit chacun retrouve le chemin de leur foyer, surtout ceux venus de l’extérieur, les premiers à partir. Il y a de la noblesse qui loge au château, certains feront escalent dans une auberge avant de regagner leurs terres. Ayant saluer le couple Impérial, Benoît et Hubert quittent l’assemblée dont la silhouette s’affine de minutes en minutes. Gustave Adolphe se propose de les raccompagner vers leur logis, le cocher qui les a amené en est ravi, mais ne le manifeste pas. Durant le parcours, plutôt cours, l’échange amicale continua et des invitations de part et d’autre se firent, quelques belles soirées dont la jeunesse a le secret à venir, c’est que bientôt il sera temps de penser au retour vers l’hexagone, sa silhouette est moins charnue, la Savoie n’est pas encore incluse dans la carte du pays. La France prendra des hanches plus tard.


 C’est au cours d’une de ces soirées qu’ils apprennent le décès de Mme de Pompadour et que l’affaire Calas avait prise une autre tournure, certes le père jugé et pendu, l’erreur semble évidente, trop d'invraisemblances apparaissent dans ce dossier, Voltaire avait prit l’affaire en main, après, semble t il dans un premier temps, l’avoir rejeté. Durant l’année 1763, le chirurgien A Louis prouve que le suicide de Marc-Antoine Calas est bien réel , il faut réviser le procès du père. Le grand conseil du roi est saisi de l’appel. A la veille de leur retour en France le conseil cassa la condamnation de Colas père, c’était au début Juin 1764.

A suivre

lundi 13 janvier 2014

Benoît et le grand tour (93)


 Le brouhaha fait de part la multitude des conversations cessa quand est annoncé la famille Impériale au grand complet. L’impératrice avait elle déjà ses plans pour organiser les mariages des héritières et héritiers, elle deviendra la ‘‘mère’’ de l’Europe. Les deux garçons sont en deuxième rangées derrière les membres de la cour, ils sont là par le jeu des déplacements des uns et des autres, ils ne sont pas placés par un quelconque protocole. Quand la famille Impériale arrive à leur hauteur, l’impératrice se fige, parfois l’empereur adresse un mot à un courtisan. Sur le devant révérence et salut accompagné d’un mouvement du chapeau par les hommes,  Benoît et Hubert ne manque pas à la politesse exprimée, l’impératrice s’arrête, présente sa main à Hubert de Pompiac, geste qui alimentera les conversations de la cour, de l’étonnement aussi, surtout venant de son ex adversaire de duel qui passé de la surprise rentrera dans la félicité. De l’affrontement à la connivence il n’y a que la rivière à franchir et le gué semble bien tari, les deux jeunes hommes rentrent dans une longue conversation, oubliant qu’hier ils croisèrent le fer. Benoît, dont ce n’est pas l’univers, jaugeait, écoutait, analysait, conversait aussi avec  de bonnes âmes, la philosophie, les livres, Diderot était souvent à l’honneur, d’Alembert aussi et bien d’autres dont on connaissaient l’art. Heureusement pour lui qu’il eut une bonne éducation et surtout qu’il soit très ouvert, curieux, qu’il aime les arts dans tout son éventail, littérature, peinture, musique, science etc, pour un garçon de sa condition c’est un atout majeur et bien des portes s’ouvrent. Oh ! bien sur il sait qu’il ne fera jamais parti de ce milieu, et même que dans son dos certains ne manquent pas de moquerie ‘‘Un garçon du peuple dans nos murs, voyez-vous cela ’’ il l’a entendu, mais il est plutôt du genre à laisser couler l’eau de ce fleuve d’un pont à l’autre, ne s’en offusquant pas de ces propos, sachant que même dans son univers c’est pareil envers le petit peuple.
A suivre

dimanche 12 janvier 2014

benoît et le grand tour (92)

Pour ce bal, les deux garçons passèrent chez un tailleur et s’enquirent d’une tenue appropriée. L’excitation les gagnait au fur et à mesure que le jour, l’heure s’approchait. Devant la porte de la maison le bruit des sabots sur les pavés, le crissement du métal des roues, une calèche s’arrêta devant la porte, Hubert et Benoît apprêtés sortirent et montèrent dans le véhicule dont le cocher impassible fit claquer son fouet au dessus des chevaux, lentement s’ébranla l’attelage vers cette soirée qui restera dans leur mémoire.
  L’aboyeur les nomma à leur entrer dans la salle de réception. Quelques têtes curieuses se tournèrent vers eux, parfois un petit sourire, courtoisie, politesse, énigmatique, tout cela à la fois. Des murmures aussi ‘Il paraît que le jeune marquis français a croisé le fer avec Gustave Adolphe ’, Mais il n’y a aucune preuve, charge….’’ Des ragots tout cela ma Chère, si cela était vrai, le jeune français ne serait pas là ce soir, Gustave Adolphe est un redoutable bretteur, c’est connu… d’ailleurs le voilà ’’.

 Benoît donna à cet instant un léger coup de coude à Hubert, lui montrant d’un regard l’arrivée de son adversaire. Aucun geste ne se manifesta de la part du jeune marquis, si ce n’est une légère pâleur qui parcouru son visage. Gustave Adolphe salua quelques courtisanes et courtisans de sa connaissance, il arrivait près des deux français, s’arrêta.
– Je n’ai pas l’honneur de vous connaître ?...
– Hubert de Pompiac, marquis de son état ; et Benoît Chaudeur mon précepteur…
– Enchanté, Gustave Adolphe…
Il tendit sa main aux deux amis, Hubert la saisie et la serra, un échange chaleureux.
– Heureux de vous rencontrer, dit Hubert.
– Moi de même, lui répondit Gustave Adolphe. Quel bon vent vous conduit en ce lieu ?
– Une invitation de sa majesté l’Impératrice, de reprendre Hubert.
– Un honneur auquel vous répondez généreusement.
– Vous aussi vous faites honneur à votre souveraine.

 La poignée de main était des plus cordial, mettant ainsi fin aux rumeurs qui courraient sur leur différent, il y a surement un malentendu sur ce bruit qui circule de bouches en  oreilles, des paroles en l’air !

A suivre

samedi 11 janvier 2014

Benoît et le grand tour (91)

 Quelques jours plus tard, un après midi, Hubert, Malvoisin et Benoît sont dans une salle de théâtre, ils assistent à une représentation. Installés dans une loge avec une relation faite lors d’un passage dans la bibliothèque. Environ une vingtaine de minute après le début du spectacle, une pantomime à l’italienne, Hubert s’éclipse  délicatement laissant Benoît et les autres à leur attractivité théâtreuse. Benoît eu un regard à la fois inquiet et inquisiteur, Hubert mit son indexe à la transversale de ses lèvres, geste qui lui signifie de faire silence. Il vit le rideau se soulever, absorber Hubert qui disparaît derrière lui. Le jeune homme s’était élancé d’un pas feutré et décidé dans la coursive intérieur du théâtre. D’une loge, proche de l’Impériale, sorti un homme d’un âge mure aux cheveux grisonnant sous sa perruque poudrée ; le visage dont le temps avait imprimé sa marque, l’homme s’avançait vers lui. La rencontre est là, ils se serrent les mains, un petit signe de tête de l’homme et les voilà dans un boudoir perdu dans un angle discret, Hubert après quelques mots échangés remis un pli cacheté par un sceau de cire à son interlocuteur.
Benoît n’avait bronché, mais il restait sur le qui-vive, le temps lui paru long quand enfin Hubert regagna sa place, alors que Benoît allait lui demandé où il était passé, Hubert refit ce geste du doigt marquant un désir de silence, Benoît acquiesça, il n’était pas question de troubler la représentation, outre que la curiosité le hantait, un sentiment de colère, peut-être une certaine jalousie se manifestait en lui, il se dit que de toute façon il saura percer ce secret.

  Le deuxième acte débutait. Le rideau de la loge se froissa dans le mouvement qui le soulevait, l’homme d’âge mure passait sa tête et fit signe de celle-ci à Hubert pour qu’il le suive. Le petit boudoir fit un autre office de conciliabule entre eux, et le jeune homme reçut un pli cacheté du sceau Impérial. Il est loin d’être un agent secret, mais n’en avait pas moins été mandaté pour l’échange de courrier entre les deux têtes couronnées. A la fin de la représentation Hubert et Benoît furent présentés à Marie-Thérèse d’Autriche qui les invita à un bal donné à Schönbrunn, le Versailles autrichien. Un honneur qu’ils ne refusèrent pas. Ce n’est pas l’Impératrice directement qui leur parla, mais c’est sa parole qu’ils reçurent. L’homme mystérieux remis sa carte à Hubert qui s’empressa de la ranger dans son veston. L’entrevue a été brève, les jeunes gens saluèrent l’Impératrice qui déjà s’éloignait pour rejoindre le carrosse qui ramènera le couple Impérial à sa résidence.

  Benoît, qui pourtant savait rester discret, indifférent, ne manquait pas d’impatience pour connaître ce qui c’était tramé dans les absences de son ami, mais rien ne filtra de lui, un jour lointain, qui sait, il lui en parlera, ou bien il le découvrira par les gazettes…

                                   Photo de moâ

vendredi 10 janvier 2014

Benoît et le grand tour (90)

 
Chapitre IX

L’ombre étend son corps…

  Il règne une certaine tension autour des français, ils sont surveillés, un soupçon d’espionnage pèse sur eux, comme sur d’autres voyageurs venant du pays. L’ambiance semble sombre, ils ne s’en rendent pas trop compte, occupés à la visite des monuments,  faire les rats de bibliothèques, passage aux théâtre, à l’Opéra et bien d’autres activités de leur âge !
 C’est aussi dans les salons de l’aristocratie ou haute bourgeoisie que parfois leur pas viennent foulée le parquet de ces lieux. Ils y font des rencontres qui abreuvent l’appétit de connaissance dont ils font la quête. Lors d’une de ces mondanités, un jeune aristocrate vindicatif, à l’encontre de la France, défiât Hubert, d’abord verbalement, le jeune marquis restant linéaire et ne prêtant pas trop attention à ces propos, il monta le ton avec des mots blessants. Hubert recevant cette insulte de trop donna une gifle de son gant invitant à réparer l’affront dans un duel. Il aura lieu deux jours plus tard à l’aube dans une clairière à l’orée de la ville. C’est toute l’ambiance de suspicion régnante, alimentée par les gazettes de l’époque et les nouvelles colportées par des marchands ambulants qui enveniment la société, fait monter un désir de conflit.

 Une voilette déposée sur terre, la brume matinale pas encore dispersée, lourde accompagnée de sa rosée sur la végétation enveloppe la clairière, le soleil filtré entre les cimes des arbres allongeait les ombres de leurs squelettes sur la clairière. Les calèches amenaient les acteurs de cette scène qui va se déployer. Benoît et un jeune aristocrate autrichien  étaient les témoins du marquis. L’agité était accompagné  d’un vieux baron et son fils pour lui. Les vestes retirées, les manches des chemises relevées, enroulées sur les bras, les épées présentées, à la main, elles avaient été choisies pour le duel. Les deux hommes en place, face à face, le fer croisé après les salutations d’usage, le crissement du métal, ses heurts indiquent que l’échange est en court, il avait duré une dizaine de minute quand la lame de Hubert transperçât le bras de son adversaire qui chancela, il ne voulut pas abdiquer, le combat reprit, Hubert habile bretteur, évitant d’envoyer vers Hadès son adversaire, le blessa une deuxième fois sur le flanc droit. Le jeune homme tomba à terre sur ses genoux, il déposa son arme, l’affront était lavé. Il n’en fallait pas non plus que cela s’ébruite et chacun de retrouver le chemin, la destinée qui est la sienne. Le jeune aristocrate est ramené chez lui, son état caché sous une épaisse cape, soutenu comme un ivrogne rentrant d’une nuit bien arrosée, les femmes de la maison l’ayant nettoyées et pensées, un médecin viendra prodiguer les soins nécessaire son silence grassement payé. Nul ne sut jamais ce qui c’était passé ce matin là, pourtant l’affront avait fait grand bruit dans le lanterneau Viennois. Un officier de police tenta bien une enquête, mais ses investigations restèrent lettre morte. Ni le blessé ni Hubert n’évoquèrent un quelconque échange à l’escrime, juste une escarmouche pugilistique (Benoît lui avait amoché légèrement le visage) pour laver la chose. Bien que novice dans le métier, pas dupe des propos, c’est bredouille qu’il déposa son rapport clôturant une éventuelle poursuite envers les deux protagonistes.

A suivre

jeudi 9 janvier 2014

Benoît et le grand tour (89)

 


  Plus la discussion avançait, plus Benoît avait la conviction que ce couple frisait plus l’athéisme que l’esprit religieux, il faisait bonne figure pour se fondre dans un autre monde. La fin du repas arriva, les gourmandises avec, l’homme de loi fit comprendre qu’il fallait continuer la route vers leur destin, celui de s’établir sur des terres mises à  disposition, laissant Hubert et Benoît poursuivre leur quête.
  Jean-Marie, Louise et le jeune Martin menés par l’homme de loi et les deux soldats prirent congé. Jean-Marie était en froid avec son père, lui reprochant pour sa foi d’avoir abandonné ses biens, ses terres, son rang au profit d’un exil qui les amenait à recommencer une nouvelle vie. Louise sa conversion au catholicisme lui valu les foudres familiale et l’exclusion de celle-ci. Jean-Marie l’accueillit, la cachât. Difficile de tenir longtemps, ce secret, un jour son père découvrit Louise et demanda des explications virulentes à son fils et poussé par les cadets qui flairaient l’occasion d’éliminer l’aîné, il les chassa à son tour, du moins le menaçait si il ne mettait pas fin à cette relation avec la papiste. La mère plus compréhensible ne disait mots, elle se sentait en minorité et son rôle semblait restreint, le jeune homme ne céda pas et prenant Louise avec lui, ils partirent en quête d’un nouveau territoire, de ville, en ville, de village en village, faisant des journées par-ci, par-là ils avançaient vers une destination inconnue, en route Ils s’unirent et Louise enceinte mit au monde le petit Martin. En Bavière, établi dans un village, un prêtre célébra la cérémonie de leur mariage et plus tard baptisa le bébé. Le temps passa, les nouvelles venant d’Autriche où l’Impératrice cherchait des volontaires, ils décidèrent de répondre à l’appel. Jean-Marie, Louise (déjà prise) et le petit Martin partirent vers cette aventure. A Vienne ils reçurent des titres de propriétés de terres mises à leur disposition. Déchirement de familles pour des raisons religieuses, Jean-Marie moins sensible aux idées Bibliques que sa bien aimée, il opta pour vivre une autre aventure. Au moment de quitter la famille, sa mère lui avait donné une bonne bourse qui l’aida dans sa démarche. En Bavière, le prêtre joua la carte politique dans cette union et la conversion du jeune couple, il ne manqua pas de faire du prosélytisme et de les louer quand il montait en chair lors de messes dans le comté.
 Avant de se séparer, Benoît et Hubert leur firent un présent. Comme il se doit, Benoît offrit une bague à chacun, une médaille pour Martin et pour le futur arrivant, Hubert remit une bourse de pièces d’or, le jeune couple confus ne sait pas comment les remercier, il trouva les mots justes et sincères. Pour ne pas perdre les contacts, les deux jeunes hommes déclinèrent leurs noms et adresses.
- Le meilleur des remerciements est d’avoir de vos nouvelles une fois installé et la venue de l’enfant, cela nous fera le plus grand des plaisirs dit Hubert, propos approuvé chaleureusement par Benoît.
Malvoisin avait quitté l’auberge et parcouru le village, il revint avec un cheval qu’il offrit au jeune couple.

- Cela vous sera fort utile, dit-il en tendant les rênes à Jean-Marie.
 Sur le pas de porte, le trio suivit du regard cet équipage qui s’éloignait et disparaissant au bout du village, ce soir il dormira dans une hostellerie ou auberge et le lendemain la fin du voyage.

Après avoir visité les environs, s’être reposé au bord d’une rivière, le quatuor retourne à Vienne.

                                         image du net.

A suivre