dimanche 26 janvier 2014

Benoît et le grand tour (106)

  L’année 1771 sera dure, déjà Terray le 11 de Janvier interdit l’exportation du blé, il faut calmer les esprits. En février c’est le bras de fer entre Terray, Maupeou et les parlements qui font de la résistance aux réformes financière, et de se soumettre à l’autorité royale, Maupeou décide de les convoquer pour poursuivre les travaux, mais c’est une convocation forcée, des mousquetaires sont envoyés vers les magistrats et ceux qui ne répondent pas voient leur bien confisqué et condamné à l’exil.
Après les déboires de Malesherbes dont la lettre de cachet du 6 avril l’envoyant en exil sur ses terres, un clivage se forme avec des hommes de bonnes volontés, ils forment la coalition « des patriotes ». Ils sont partisans d’une nouvelle constitution opposée au despotisme royal, inspiré par le « contrat social de Rousseau », partisan des états généraux à défaut d’un parlement, ils revendiquent la liberté de conscience, da la presse, la liberté personnelle contre les lettres de cachet, la liberté de propriété et la liberté nationale…

Outre ce club, il y a celui des royalistes autour de Maupeou, et un troisième inspiré par les philosophes, plus modérés avec Necker, Galiani, Turgot, qui se satisferaient d’une gouvernance royale moins absolutiste, moins arbitraire, les philosophes voient plus en avant dans la quête à la liberté, à le représentation nationale dans un parlement, la fin de la domination catholique, celle de l’absolutisme royale, les Lumières triomphantes contre le despotisme, un accès à la justice, au bonheur, à la vertu. L’égalité devant les lois, la représentation législative… Benoît Chaudeur s’inscrit dans cette troisième voie. Dans la ville il montera un club autour des idées novatrices.

L’année 1772, hormis la découverte des iles Kerguelen en février 1772 par Yves de Kerguelen Trémarec parti un plus tôt dans sa deuxième expédition et un fait marquant par D’Orbessan qui obtient du roi l’abolition totale de l’inquisition sur le territoire français. Il y a une situation qui limite les naissances, une recrudescence d’épidémies dans certains secteurs territoriaux et la crise agricole. Les affaires pour Benoît vont bien, les difficultés des uns armes les autres. Hubert de Pompiac voit arriver son deuxième enfant, il envisage de faire partir sa famille au delà du pays, laissant un régisseur s’occuper des affaires de ses terres, après discutions entre les uns et le autres, les conseils de Benoît, de ses parents, Hubert renonce à son projet.


Ils sont au cœur des lumières, les jeunes hommes, en écrivent une part, indirectement sur leurs vies, réflexions en sont les lignes, qui vont faire marcher le monde à l’échelle du temps.
A suivre

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