mardi 12 mars 2013

Benoît et le grand tour (22)



 

 Tous ce parèrent de ces vêtements, la troisième leçon pouvait commencer, c'est Chaudeur qui fit le premier les frais de celle-ci, il ne démérita pas, c'st sure le garçon est très doué, il croise bien, attaque quand il faut, même il ruse en endormant son adversaire avec de longs échangent c'est souvent là qu'il envoi son estocade... et cela lui réussi bien... il reçoit les félicitations de son maître et du jeune marquis qu'il doit abandonner, reprenant son allure normal, il serre la main de Solviac en le remerciant de ses leçons, puis celle du jeune marquis plus longuement.
- Lundi à l'aube mon cher Benoît... l'aventure nous attend, dit Hubert l'air heureux.
- A lundi, je serais bien à l'heure ami Hubert. Il n'était pas moins gai.

Benoît s'aventurai vers chez lui, une fois à l'atelier, il démoula la deuxième pièce, celle de forme allongée, l'ébavura et parti vers la forge. Rencontrant le forgeron, il négocia une lame, s'assura avec lui de la pose de la garde et du sertissage avec des cheville de cuivre, le forgeron saisi la lame élue, mit une garde très élégante et sure, glissa dans la cavité la partie qui reçoit la poignée ainsi confectionnée, les trous sont justes où il faut, les cheville de cuivre prennent place et le forgeron les écrase à grand coup de marteaux, la poignée est ainsi scellée à l'épée. Benoît achète une ceinture pour recevoir l'arme à sa hanche, il paye le forgeron, la leçon de son père fut bonne, il réussi à faire baisser le prix de la marchandise. De retour et fier comme un Gascon, il peaufine et lustre la poignée de son épée, sieur Chaudeur est stupéfait de voir son fils ayant fait cette partie essentielle de l'arme. Puis le garçon s'attaque à son bijou, démoulage, l'ébavurer, pause des pierres, les sertir, souder les fils pour bien les bloquer... Son oeuvre sera à poser sur un chapeau ou une perruque, le sieur Chaudeur est une fois de plus émerveillé par ce belle ouvrage.
- Père, il est à vendre, il le faut.
- Qu'il en soit comme vous le désirez mon fils, moi celui là je l’aurai garder pour montrer notre savoir faire... mais si vous y tenez... vendons le...
- Oui père, vous avez raison, mais c'est mieux qu'il rapporte quelques bons Louis plutôt que de le voir dormir derrière une vitrine.
Le bijou fit parti du catalogue, Benoît mit dans un compartiment secret de sa malle quelques lingots d'argent et des pierres précieuses, au fond un coffret contenant deux creusets, des moules, des outils, couvrant le tout ses vêtements, dans une besace en cuir il mit un livre de J-J Rousseau "Julie ou la nouvelle Héloïse" paru en 1761, qui est un des plus gros succès littéraire du siècle mais aussi "Le contrat social" et la bible... de quoi écrire, papiers, plumes et quelques babioles. Il s'acheta aussi un chapeau, cela peut être utile. Benoît est prêt pour le voyage.







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